30/11/2013

Le jour du partage

Soyez chouette, remplissez les palettes! C’est aujourd’hui le Samedi du Partage, la grande action genevoise de solidarité qui fête ses 20 ans.

Vingt ans, vous vous rendez compte? Qui aurait cru, en 1993, que cette opération allait durer si longtemps et prendre pareille ampleur? Faut croire que les lendemains n’ont pas chanté pour tous!

Car dans ce canton riche et prospère, trop de gens n’arrivent vraiment plus à joindre les deux bouts. Et ils ont besoin d’aide. Pas de bla-bla, mais du concret.

C’est pourquoi 900 bénévoles se mobilisent aujourd’hui! Un chiffre énorme, extraordinaire, qui dit bien la générosité qui anime bon nombre de personnes vivant à Genève. Il y a parmi eux les fidèles de la première heure, mais aussi des familles, des amis, des membres d’associations d’ici ou d’ailleurs. Tous ces bénévoles seront présents dans 75 magasins et supermarchés pour collecter les achats que les clients glisseront dans les cabas dessinés par Zep.

En novembre 2012, 130 tonnes de produits non périssables ou d’hygiène ont ainsi été récoltées. Il faudrait tenter d’en faire autant ce samedi, si ce n’est plus, pour assurer les stocks entreposés dans les locaux de la centrale alimentaire Partage.

Ces denrées seront ensuite distribuées gratuitement à une cinquantaine d’associations, de centres sociaux ou de lieux d’accueil pour les plus démunis de la région durant les semaines qui suivent cette collecte.

Alors soyez chouette!

Le cochon attendra jusqu’à lundi. Quoique. Le compte ci-dessous est désormais ouvert jour et nuit…

Julie-La Thune du Coeur. Compte 0240-504482.01K. IBAN:CH080024024050448201K. BIC:UBSWCHZH80A

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

29/11/2013

La Thune a un nouveau compte!

Victoire! Depuis hier, la Thune du Cœur possède à nouveau un compte qui vous permettra d’alimenter Jules à distance. Il était temps.

Car j’étais à deux doigts de la crise de nerfs. Tant de paperasserie à réunir pour obtenir un truc a priori si simple, c’était juste trop pour la tête. Mais bon, on l’a enfin, ce compte bancaire!

Vous allez sans doute râler: tous ces numéros à recopier, ça vous file déjà le tournis. C’était bien plus simple avant. Peut-être. C’est pourtant le moyen le plus efficace que nous ayons trouvé pour collecter ici vos versements.

Petit mode d’emploi, donc. Surtout, ne pas oublier de mettre le bénéficiaire de votre don: Julie-La Thune du cœur. Le compte: 0240-504482.01K. L’IBAN: CH080024024050448201K. Le BIC, au cas où vous désirez payer depuis l’étranger: UBSWCHZH80A.

La banque va me faire parvenir des bulletins de versement dans une petite semaine. Ils seront à votre disposition, suffira de me les demander. Il y en aura également quelques-uns à la réception. Notez que si vous venez les chercher, vous pouvez aussi déposer vos sous dans Jules. Il est là pour ça!

Annette préférera sans doute inaugurer le tout nouveau compte pour effectuer son versement. Je vous avais parlé de la vente qu’elle et ses élèves de peinture sur porcelaine ont organisée, la semaine dernière, au profit de la Thune du Cœur. Eh bien elles ont fait un tabac, tant les pièces étaient belles.

Ces dames de l’atelier Decorann ont ainsi recueilli 8000 francs! Un tout grand merci à ces artistes au grand cœur, ainsi qu’à la paroisse de Vésenaz qui leur a mis gracieusement la salle à disposition. Elles sont toutes formidables!

07:49 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

28/11/2013

Chanter, c'est si bon!

La bise vous met les nerfs en pelote?

Détendez-vous. Respirez un bon coup (au chaud, bien sûr) et chantez. Ça ira nettement mieux après!

Si vous rechignez à vocaliser tout seul dans votre coin, rejoignez donc le Grand Chœur de l’Escalade! C’est simple comme bonjour: on y va, on prend une partition… et on chante!<

Répéter, c’est aussi permis, et même souhaitable! La prochaine répétition des quatre voix ensemble  a lieu samedi 30 novembre à 14 h, la générale étant prévue le vendredi 6 décembre à 20 h, à l’Aula de l’école primaire de Cayla. (12, ch. William-Lescaze)

Ce grand chœur se produira les 14 et 15 décembre pour animer les commémorations de l’Escalade. En plus des incontournables de circonstance, genre "Cé qu’è l’aino", il interprétera aussi des œuvres de Morisod, Dalcroze ou Sarclo! Ça vous tente? (Pour plus d’infos: www.cerclechoral.ch ou escalade@cerclechoral.ch)

Tatiana adore chanter. Lundi 11 novembre, en fin d’après-midi, elle quitte l’âme légère son chœur, toute empreinte de belle musique. Elle court alors pour choper le tram au rond-point de Carouge. Mais la voilà qui trébuche et tombe la tête la première sur le sol.

Elle est dans un triste état, Tatiana. Le visage tout amoché. Trois messieurs lui viennent aussitôt en aide. De vrais anges gardiens, dira la blessée. Tous restent à ses côtés pour la réconforter jusqu’à l’arrivée de l’ambulance.

Comment les remercier? Elle ignore leur nom. Mais grâce à eux, Tatiana a éprouvé ce sentiment merveilleux de ne pas se sentir seule sur Terre.

Ça pourrait faire une belle chanson!

07:00 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook |  Imprimer | | |

27/11/2013

Numéro désactivé

Impossible n’est pas français, dit-on. Eh bien chez Orange, ça l’est!

L’entreprise de télécommunication a bloqué, sans avertissement aucun, la carte sim du téléphone portable utilisée chaque fin d’année par l’association «Partageons Noël». Et c’est pas malin, car elle en a grand besoin.

Comme son nom l’indique, le groupe n’attend pas spécialement d’appels à Pâques ou en plein été. Son portable est donc mis en sommeil dix mois par an et se réveille à temps par un bip magique.

Oliva a tenté de l’activer la semaine dernière. Pas de bip, mais un flop! Et ce n’est pas le moment: le comité prépare la grande fête de Noël. Celle qui réunira, autour d’un repas chaleureux, environ 300 personnes dans le besoin au foyer du temple du Lignon.

Les 500 affiches annonçant l’événement ont déjà été imprimées et posées aux endroits qui comptent. Avec le numéro de téléphone pour les renseignements qui n’existe plus.

Non mais allô Orange, que se passe-t-il donc? Il se passe que depuis cette année, une carte sim non utilisée depuis six mois est mise hors service. Encore fallait-il le savoir!

Olivia est dans tous ses états. Elle se déplace chez l’opérateur, appelle la hotline, retourne encore pour voir si le numéro peut être réactivé. Impossible!

Il faut le changer, et sans doute aussi réimprimer toutes les affiches, puis les redistribuer. Comme si ces jeunes de bonne volonté n’avaient que ça à faire…

Malgré ces complications inutiles, tout sera fait pour que la fête de Noël soit une réussite, assure Olivia, au nom de tous les bénévoles. Car pour eux, rien n’est impossible!

07:00 | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook |  Imprimer | | |

26/11/2013

Pommes à tout faire

«An apple a day keeps the doctor away» disent volontiers les Anglais. «Mangez des pommes» répétait Chirac jusqu’à plus soif. C’est bon pour la santé!

Je ne sais pas s’il existe des dictons suisses alémaniques pour vanter les vertus de ce fruit. Tamedia y croit en tout cas dur comme fer: depuis lundi, notre employeur nous offre des tas de pommes. Dans un panier en osier posé à l’entrée de la Julie, à deux pas de Jules. Servez-vous, c’est pour votre bien.

Tout ça me fait retomber en enfance. Quand il y avait distribution de golden à la récré. Avant ou après la pastille de fluor que l’on venait sagement chercher au pupitre de la maîtresse. C’était pour notre bien, déjà. Pour grandir.

Sauf que là, on ne pousse plus. Les pommes au boulot, c’est plutôt pour garder la forme et combattre la maladie. Etre fidèle au poste. Merci Tamedia de veiller ainsi sur nous. Et si le fluor n’a plus la cote aujourd’hui, quelques susucres feraient encore l’affaire…

Pour garder la santé, paraît qu’il faut également pratiquer un sport. Bernard en est convaincu. Un soir, en sortant des vestiaires du tennis de Pinchat, il reçoit un appel sur son portable.

Le numéro affiché est celui de sa femme. Mais la voix qui lui parle est celle d’un jeune homme. Oups! Pour dissiper tout malentendu, son interlocuteur lui dit avoir trouvé l’appareil sur le parking et appelé le dernier numéro composé. Le sien, donc.

Le joueur de tennis et le cycliste conviennent alors d’un rendez-vous, et le portable perdu est récupéré deux minutes plus tard. Vite fait, bien fait, à la satisfaction des deux parties.

Et dire que j’attends encore le numéro de compte de la Thune.... Demain, qui sait?

07:00 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook |  Imprimer | | |

25/11/2013

Prune ou orange...

Une histoire de prune. Cet été, une maman et ses trois enfants se rendent à la bibliothèque de Carouge. La place handicapée étant libre, Sabine y gare sa voiture durant huit minutes. Le temps de rendre les bouquins et de pousser la chaise roulante sur laquelle se trouve sa fille, plâtrée jusqu’aux fesses.

Quand la famille revient, trois agents ont déjà pruné. Mais à la vue de la petiote accidentée, ils se confondent en excuses: pouvaient pas savoir. Et puis la voiture était sans le macaron ad hoc. «Ecrivez à la Fondation des parkings, elle comprendra et retirera l’amende.»

La compréhension n’est hélas pas la qualité principale de ce service. Sabine a beau expliquer la situation dans son courrier, en joignant les papiers médicaux disant sa fille momentanément handicapée, la réponse est sans appel. C’est niet! Les agents ont eu raison de verbaliser. Point barre.

Y’en a marre, se dit cette mère qui refuse de payer l’amende de 120 francs, malgré le rappel. La prochaine étape: le service pénal. Ce serait plus simple de payer et de baster, mais elle ira jusqu’au bout. Question de principe, voyez-vous. Affaire à suivre…

Heureusement, les tenants de l’ordre public ne sont pas tous aussi rigides de la tête et du cœur. D’où cette histoire d’orange.

Un mien collègue circulait l’autre jour en ville et a grillé un feu rouge. Sous le nez d’une voiture de police! Aïe, ça va faire mal…

Contrôle des papiers, puis interrogatoire: savez-vous, Monsieur, pourquoi on vous arrête? Oui, j’ai passé à l’orange un peu mûr…

Faute avouée à moitié pardonnée, lui dit alors la policière, tout sourire. Elle l’a laissé partir. Il n’en est toujours pas revenu!

07:01 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook |  Imprimer | | |

23/11/2013

La thune, pour qui?

Carteherma.jpg

 

Pour celles et ceux qui auraient raté un épisode, la Thune du Cœur 2013 vient de démarrer cette semaine!

Pour l’heure, Jules se sent bien seul pour collecter des fonds: notre bon vieux CCP n’existe plus et le nouveau numéro de compte est toujours en gestation. Vive la paperasserie! Dès que j’obtiens ces coordonnées, je vous les communique. Mardi, qui sait?

La Thune du Cœur sera attribuée cette année à trois associations principalement actives dans l’aide alimentaire:

Partage collecte et trie les invendus des commerces et entreprises alimentaires genevois. L’an dernier, 1470 tonnes de denrées ont ainsi été récoltées auprès de 260 entreprises et redistribuées gratuitement à une soixantaine d’associations locales. Une lutte intelligente et utile contre le gaspillage de nourriture au profit de ceux qui manquent de tout.

Les Colis du Cœur offrent depuis vingt ans un coup de pouce alimentaire aux familles et aux personnes démunies recommandées par les services sociaux genevois. Des bénévoles se démènent pour leur fournir un paquet hebdomadaire contenant de quoi confectionner deux à trois repas équilibrés. En 2012, une moyenne de 1258 personnes par semaine ont bénéficié de cette aide, dont 392 familles.

Eglise Ouverte sert chaque samedi soir des repas et accueille au temple des Pâquis ceux qui ont besoin de nourriture et de réconfort. Grâce à Tornare, la cuisine a été rénovée, ce qui permet aux bénévoles de préparer une soupe distribuée à plus de 200 personnes. Elles viennent manger là quand d’autres lieux d’accueil sont fermés.  

La Thune a donc grand besoin de faire le plein!

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

22/11/2013

Or blanc et bombance

La neige est arrivée le jour où je lançais la Thune du Cœur. J’y vois bon signe! «Or blanc en novembre, Jules fait bombance!» Le dicton ne figure pas encore dans le "Messager boiteux", mais ça ne saurait tarder…

Car Noël approche à grands pas. Au Grand-Saconnex, les préparatifs vont bon train: les Salons de la Bougie et du Santon de Provence s’ouvrent demain à la Ferme Sarasin et feront le plein de visiteurs jusqu’au 1er décembre. Ces manifestations étant voisines, on fera d’une pierre… trois coups. Ben oui: les bénévoles qui organisent ces deux rendez-vous pensent toujours à Jules!

Du côté du salon de la Bougie, on déniche tout ce qu’il faut pour illuminer, décorer et rendre la maison chaleureuse en cette période de l’Avent. On peut aussi manger des crêpes, fabriquer des bougies ou décorer des boules de Noël, à tout âge. L’intégralité des bénéfices est versée à des œuvres d’ici et d’ailleurs, un geste à saluer!  (Ouvert de 10 h à 20 h en semaine, sa et di de 9 h à 20 h.)

Quant au salon du Santon de Provence, il en est déjà à sa 33e édition! Les amateurs viennent de partout y faire leurs emplettes car il est unique en son genre: 25 000 santons et des montagnes d’accessoires utiles à la réussite des crèches attendent preneurs. Nougat et miel de lavande aussi… Une grande partie des bénéfices est attribuée à des œuvres locales ou lointaines. Chapeau! (ouvert tous les jours de 9 h à 19 h.)

Il y a également ce samedi la Journée du Vin Nouveau dans les 20 caves de l’association genevoise des vignerons-encaveurs. «Pensez global, buvez local» qu’ils disent. J’ajouterais «aidez local». C’est pas mal aussi!

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

21/11/2013

Jules, le retour!

Et c’est reparti pour la Thune du Cœur. La 18e déjà! Notre action de solidarité démarre aujourd’hui avec l’installation de Jules à la réception de la Julie. Notre cochon préféré attend désormais vos dons, la mine gourmande et réjouie.

La Thune? Paraît qu’il existe encore des personnes qui ne connaissent pas cette genevoiserie ultrapositive! Bon. Je résume: si tous les gens de la région donnaient au moins une thune (5 francs) pour les plus démunis d’ici, ça ferait une jolie somme utile à tous ceux qui sont dans la mouise. Pas vrai?

Les sous qui arrivent dans le ventre de Jules ou sur le compte de la Thune viennent de partout. Il y a des collectes faites dans les clubs, les collectivités publiques ou les entreprises privées. Les pompiers, les sportifs, les retraités, les rockers se mobilisent. Les particuliers aussi. C’est un formidable mouvement de solidarité qui se lève dans le canton et qui met du baume au cœur.

La somme ainsi réunie est intégralement reversée à trois associations genevoises actives dans l’aide alimentaire. Je vous les présenterai samedi.

Dans l’immédiat, je vous invite à vous rendre à une superbe expo-vente, proposée ces trois prochains jours par l’atelier Decorann. Annette Bonnet et ses élèves de peinture sur porcelaine ont réalisé des centaines de pièces qui seront vendues au profit de la Thune du Cœur! Elles sont magnifiques, variées de style et de forme et à portée de toutes les bourses. Qui dit mieux?

La vente a lieu vendredi 22 novembre (14 h-18 h) samedi 23 (10 h- 18 h) et dimanche 24 (10 h-17 h) à la salle paroissiale de Vésenaz, 14, chemin des Rayes, parking à 100 mètres. On y court!

07:00 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook |  Imprimer | | |

20/11/2013

Le CCP ne répond plus

Vous êtes nombreux à me signaler que le bon vieux CCP de la Thune du Cœur ne répond plus. Je le sais et ça me désole: pourquoi changer un système qui a fait ses preuves?

C’est qu’on n’est pas toujours aidé, voyez-vous!

Le CCP 17-59779-1 est donc mort et enterré. La faute à des questions administratives qui me dépassent un chouïa. Rassurez-vous, l’opération ne s’arrête pas pour autant, et les sommes versées sur ce compte avant sa fermeture seront transférées au bon endroit en temps opportun. Bien!

Idéalement, j’aurais déjà dû vous donner les coordonnées du nouveau compte pour vos versements. En réalité, je les ignore encore… Or, le temps presse: nous lançons la Thune du Cœur 2013 demain. Oups!

Nous allons donc mettre la briquette pour vous communiquer ces infos utiles en fin de semaine, voire au début de la suivante. Pourvu que tout ce micmac administratif ne nous freine pas trop.

Cela étant, il faudra mettre les bouchées doubles pour que notre opération de solidarité fonctionne à plein régime pendant les semaines à venir. Et j’aime mieux vous dire que les préparatifs vont bon train dans la République. Je vous raconterai tout ce que je sais dans les jours à venir.

Bien sûr, Jules sera de piquet à la réception de la Tribune de Genève. Dès jeudi, il trônera à côté des téléphonistes. Rose de plaisir à l’idée de boulotter l’oseille que vous lui apporterez.

Sachez encore qu’il sera présent avec sa famille élargie à la Course de l’Escalade pour s’en mettre plein la panse. Par ici la bonne soupe!

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

19/11/2013

Les petits chagrins

Séquence nostalgie samedi à L’Arena où se donne la dernière représentation de la tournée "Age tendre et Têtes de bois". Un spectacle magnifique à ce qu’on m’a dit, plein d’émotions aussi. A tel point que pendant l’entracte, un monsieur s’effondre au bar, victime d’un malaise.

Sa tête, qui n’est pas de bois, heurte le bar et le blessé reste étendu au sol. Le préposé au service réagit alors au quart de tour en filant chercher des secours. Il revient au pas de course, avec les bons samaritains et une civière. Ce jeune homme a donc tout juste.

Sauf qu’il se fait engueuler par des clients irascibles. Vous imaginez, ils attendent depuis quatre minutes leur commande. Intolérable! L’employé ne réagit pas verbalement. Mais au lieu de servir à ces nombrilistes les boissons tant attendues, il les propose à d’autres clients. Bien joué! La musique n’adoucit pas toujours les mœurs, hélas.

Autre petit chagrin: vendredi soir, l’appartement d’Anne a été cambriolé. Des crapules ont piqué tous ses bijoux de famille. Dont un médaillon contenant un trésor sentimental qu’elle envisageait transmettre à ses enfants. L’image de l’arrière-arrière-grand-père ne pourra ainsi plus jamais contempler sa descendance. Moche!

Et pour rester dans ce ton tristounet (la faute au stratus?), les cascades de chrysanthèmes du pont du Mont-Blanc ont disparu. Encore un coup de la bise noire? Ou du froid? Un peu de tout: les fleurs d’or ont tout simplement vécu. Le Service des espaces verts a donc choisi d’enlever ce qui restait.

Rendez-vous au printemps prochain pour de nouvelles aventures végétales.

Chouette, une chute optimiste!

07:00 | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook |  Imprimer | | |

18/11/2013

Razzia sur les pompes

Cactus Sports, rue du Pont-Neuf. L’adresse est bien connue des amateurs de montagne et d’escalade. Des pros du pied-de-biche aussi…

Dans la nuit de mardi à mercredi dernier, ces indélicats ont forcé la porte métallique de la cave du magasin. Ils font alors main basse sur 61 paires de chaussures, de celles qui font baver d’envie tout randonneur et qui coûtent bonbon. Les emballages sont d’ailleurs abandonnés sur place. Trop encombrants, vous comprenez.

La police est appelée pour le constat, un serrurier vient réparer la porte et l’on dresse la liste des souliers disparus. Pff, quelle journée!

Mais voilà que lendemain matin, une voiture de police stationne à nouveau devant l’entrée de l’immeuble. Que se passe-t-il? Des locataires se sont fait faucher des vélos. La routine, ou presque. En passant, ils signalent au patron de Cactus que la porte de sa cave est entrouverte. C’est un gag?!

Hélas non! Les malfrats ont remis la compresse. La prise est plus élevée que la veille: 70 paires envolées. A croire qu’il y a un véritable bataillon à chausser! Ou qu’il s’agit de fétichistes du godillot. Bizarre autant qu’étrange.

La police judiciaire est contactée pour tirer l’affaire au clair. Au bout du fil, le fonctionnaire prévient qu’il n’y aura pas d’enquête, faute de moyens, le vol se passant en sous-sol. On se pince!

Renseignement pris, ce policier devait être un brin à côté de ses pompes. A moins qu’il n’y ait eu incompréhension. Car il y aura bel et bien enquête.

De fins limiers vont courir après 130 paires de chaussures qui se promènent dans la nature. Ça risque d’être drôlement sportif!

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

16/11/2013

Des bibles à la louche

Leur mission, c’est de nous sauver. Car nous sommes de pauvres pêcheurs.

Ils portent donc la bonne nouvelle loin à la ronde. Avec conviction. Ils sont polis, gentils et propres sur eux, les membres de l’Association internationale des Gédéons.

Ces évangélistes arpentent depuis longtemps les rues pour distribuer la parole de Dieu. Quand ils s’adressent à des gens majeurs et vaccinés, pas de problème. Mais il leur arrive de pousser le bouchon un peu loin.

Mercredi dernier, quand sonne l’heure de la fin des cours, deux d’entre eux sont postés de chaque côté d’une chicane. Celle qu’empruntent forcément les jeunes du CO des Voirets pour quitter l’enceinte scolaire.

Derrière ce passage obligé, les missionnaires se tiennent avec des sacs remplis de Nouveaux Testaments qu’ils donnent aux élèves, en leur souhaitant bonne lecture. Avec un grand sourire.

Perplexité des adolescents. Grimace des parents.

J’ai demandé à l’association des Gédéons si c’était bien normal de faire pareille diffusion à une sortie d’école. A des mineurs. Pas de réponse.

Et puis j’ai sondé la direction de l’enseignement public à ce sujet. Qui se dit bien empruntée devant cette pratique. Car elle se déroule, comme la distribution de pub d’ailleurs, juste à l’extérieur de l’établissement scolaire. Donc totalement hors d’atteinte de ses foudres.

De grands malins, ces évangélistes!

Le DIP se réserve toutefois la possibilité de faire intervenir des îlotiers pour garantir, dans ce genre de cas, le libre passage des enfants.

Nous sommes sauvés!

07:00 | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook |  Imprimer | | |

15/11/2013

Un peu fort de café

Question service à la clientèle, les CFF sont au top. Dans une semaine en effet, les usagers des rails auront accès à une première mondiale.

Ciel, mais de quoi s’agit-il? La gratuité sur tout le réseau? Que nenni!

La grande nouveauté, c’est que deux trains régionaux en partance de Genève seront équipés d’un "Coffee House". Une voiture à deux étages, en français dans le texte, où la marque américaine Starbucks s’épanouira à loisir. Je dois dire que ça me cloue le bec.

L’expresso prendra l’ascenseur et la pub envahira le service public. On n’arrête décidément pas le progrès…

Pas dit cependant que ce nouveau service poussera Pierre à reprendre le train. L’homme est assez remonté contre les CFF. Il avait pourtant fait un effort l’autre jour et préféré le rail à la route pour se rendre à Berne. Une décision qui a son prix: 106 francs.

Au retour, le voilà bien embêté. Il ne trouve aucune indication d’horaire en gare de Berne pour rentrer sur Genève. Il utilise alors l’application mobile CFF sur son portable qui lui signale un départ imminent et une durée de trajet équivalente à celle de l’aller. Fort bien!

Hardi petit, le passager saute dans le train. Contrôle des billets. Pierre tend le sien. Les deux agents lui réclament alors une thune. Et pourquoi donc? «Vous avez pris la liberté de rallonger le trajet en passant par Neuchâtel au lieu de Lausanne, donc nous vous facturons la différence…» Tu parles d’une liberté!

Pierre n’en a que faire, de passer par une ville ou une autre pour rentrer chez lui. Mais il a passé pour un voleur de kilomètres, un bandit du rail. Et ça, c’est un peu fort de café!

07:00 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook |  Imprimer | | |

14/11/2013

Sauter du coq à l'âne

C’était inscrit en rouge dans mon agenda. Je ne pouvais donc pas louper la vente aux enchères publiques des objets trouvés, prévue cette semaine aux Glacis-de-Rive.

Car c’est toujours assez fou de voir ce qui se perd, se retrouve et s’oublie dans ce canton…

A ces objets orphelins mis aux enchères venaient s’ajouter les pièces à conviction non réclamées. Soit un véritable inventaire à la Prévert. L’événement était annoncé ce vendredi encore dans la très officielle FAO, et je me réjouissais de le partager avec vous.

Si j’utilise l’imparfait, c’est faute de présent. La vente a été reportée au dernier moment. «Problème informatique», m’a résumé l’employée du Service cantonal mercredi, à l’heure où les enchères devaient débuter. Mince alors!

Les amateurs devront patienter jusqu’au 27 janvier 2014 pour découvrir ces trésors oubliés. D’ici là, il y en aura sans doute de nouveaux. Les gens sont tellement dans la lune!

D’autres sont plus terre à terre. Ce qui ne gâche rien. Liliane m’a ainsi fait parvenir des petites annonces découpées dans le journal "Nature" du mois d’octobre.

Trop bien! Pas de photos coquines ou dégradantes pour les accompagner, comme on en voit pas mal ailleurs. Juste des tournures qui font sourire:

«Jeunes coqs à donner pour rendre poules heureuses.» Joli, non?

«Cherche pour mon âne veuf un compagnon castré ou une jument, contre bons soins ou pension réduite, à discuter.»

C’est ce que l’on appelle sauter du coq à l’âne. Je garde les vaches pour une autre fois…

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

13/11/2013

Blanquette et omelette

«Comment est votre blanquette? - La blanquette est bonne!»

La réplique culte du film "OSS 117: Rio ne répond plus", donnée par un Jean Dujardin à la mine gourmande, trottinait peut-être dans la tête d’Ernest et Michèle, lundi midi, alors qu’ils venaient de terminer leurs courses au centre commercial de Meyrin.

Faut dire aussi qu’ils avaient la dalle. A moins qu’ils n’aient été par l’odeur alléchés. Toujours est-il que, prenant place au restaurant le Panetier, le couple découvre avec ravissement ce qui est proposé au menu du jour: «Blanquette de veau à l’ancienne».

Wouahh!!! C’est le plat dont raffole Ernest. Il le préfère, et de loin, aux harengs pomme à l’huile, rapport à la suite du message codé de l’agent secret…

Le client réjoui commande donc sa blanquette à une serveuse qui s’en va en cuisine. Arrive peu après une deuxième demoiselle. Elle vient s’enquérir à son tour de ce que veulent manger Madame et Monsieur.

Ernest persiste et signe. Hélas, lui dit la fille, le dernier plat du jour vient d’être commandé. Pas de chance! Il se rabat donc sur une simple omelette.

Et tandis qu’il enfonce tristement sa fourchette dans la masse d’œufs, la première serveuse revient et s’étonne. Je vous avais pourtant mis de côté votre commande!

Devant la mine déconfite d’Ernest, et pour réparer la bourde de sa collègue, elle revient peu après avec une assiette à emporter contenant le fameux mets, offert gracieusement par la maison.

Comment était sa blanquette? La blanquette était bien bonne!

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

12/11/2013

Le temps du cochon

Les patates sont cuites!

Et je ne parle pas des élections cantonales, mais de la fin de mes vacances d’automne. Encore que… M’est d’avis que nous n’allons pas nous ennuyer avec cette nouvelle valse gouvernementale.

Cela dit, j’ai trouvé dans mes piles de courrier en attente des annonces de gains faramineux que je ne toucherai jamais, des histoires que je vous rapporterai sous peu et une enveloppe.

C'est la première de la saison à porter l’adresse de «Julie et Jules». Eh oui, nous allons repartir dans quelques jours pour la Thune du Cœur, version 2013.

Rosemary m’a ainsi fait parvenir son traditionnel petit billet de banque glissé dans une carte (avec la photo de deux cochons mignons dessus, elle soigne les détails...) avec un mot d’encouragement sympa comme tout pour le démarrage de notre action de solidarité envers les plus démunis d’ici. C’est bon de la commencer ainsi!

Quelques jours avant le courrier de Rosemary, la Chancellerie d’Etat m’a signalé que Christian a souhaité remplacer le traditionnel cadeau offert aux fonctionnaires partant à la retraite par un don à la Thune du cœur. C’est extra! Merci à lui pour ce beau geste.

J’y pense soudain: si des personnes sur le départ de la Tour Baudet ou d’ailleurs pensent à faire de même, c’est volontiers!

Mais je m’en voudrais de ne parler aujourd’hui que de la Thune, à l’heure où la Chaîne du Bonheur et d’autres associations se mobilisent pour venir en aide aux rescapés de l’effroyable typhon Haiyan qui a dévasté le centre des Philippines. Il y a tant à faire...

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

02/11/2013

Proverbe du jour

«Le fromage n’est gratuit que dans les souricières.»

Igor n’a pas résisté à me confier ce proverbe russe, rapport à toutes ces arnaques dont nous sommes les victimes plus ou moins consentantes.

Et cette maxime, pleine de sagesse venue d’ailleurs, trouve ici un formidable écho: tout amateur de bon vieux Gruyère sera toujours, par son odeur, alléché. Ah, le beau frometon que voilà. Et paf, tout à sa gourmandise, il tombe dans le piège.

Nathalie salivait déjà en découvrant l’annonce d’un appartement extraordinairement pas cher mis en ligne sur le site Comparis. Imaginez plutôt le morceau: un beau quatre pièces mis en location à 1000 francs par mois, charges comprises!

Tout y est grand, calme et volupté, équipé dernier cri, tout à proximité, bus, commerces, écoles. Enfants et animaux bienvenus. Miam!

Mais la chose devient vite rance après la prise de contact avec l’annonceur qui accumule les exigences financières avant la signature de ce qui est finalement une sous-location. D’un appartement fantôme, qui sait. Nathalie a renoncé. D’autres auront peut-être mordu à la gomme.

Le fromage n’est gratuit que dans les souricières, donc.

Ce proverbe a l’avantage d’être tout terrain. Il pourrait tout aussi bien s’adapter à ces promesses de lendemains qui chantent que les candidats de tous bords nous font miroiter, en cette période électorale…

Sur ce, je file quelques jours prendre des patates tardives et vous retrouve le mardi 12 novembre. Si tout va bien!

07:00 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook |  Imprimer | | |

01/11/2013

Le temps des chrysanthèmes

Les chrysanthèmes sont à la fête ces jours-ci.

Associées à la mort, ces fleurs vibrent pourtant de couleurs chaudes et toniques. J’adore ainsi voir ces grappes de jaunes orangés, de roses pimpants ou de blancs éclatants sous le soleil d’automne. Car ces piqûres de couleur vive me filent la pêche, quand le gris menace un peu partout.

Vous aurez sans doute aussi constaté que le pont du Mont-Blanc n’est pas en berne actuellement. Il flamboie, grâce à ces cascades de fleurs au top de leur forme. Alors…

Bon, d’accord. Le chrysanthème porte hélas morne et triste, quand il se décline dans les camaïeux de brun ou de mauve. Limite déprimant. Donc tant qu’à fleurir les tombes avec ces fleurs d’or, autant qu’elles aient bonne mine!

Le public pourra ainsi faire le tour de la question aujourd’hui, à l’occasion de la visite guidée du cimetière de Saint-Georges, organisée par le Service des pompes funèbres, cimetières et crématoire. Cette virée de la Toussaint se fera en petit train et conduira les passagers sur les sépultures de certains philanthropes genevois.

Notez que ces visites se font sans inscription préalable. Il suffit de se rendre à l’entrée principale de Saint-Georges, où des départs auront lieu de 9 h à midi et de 13 h 30 à 16 h 30.

Et pour rester dans la thématique du jour, je vous signale la conférence "Mal de toi, mal de deuil" ou comment continuer après la perte de l’être cher, qui sera donnée ce soir à 18 h au Conseil œcuménique des Eglises, Mail Hall. Cet événement est organisé par l’Association Eve la Vie (www.evelavie.ch)

Un temps à chrysanthèmes, donc…

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |