24/12/2013

Jules vous dit God Jul

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Bon, autant vous le confesser tout de suite. Je vous quitte, le temps des Fêtes. Mais attention: Jules reste de piquet. Fidèle au poste, lui!

C’est qu’il a encore bien à boulotter, ce cher cochon, entre ce qui parvient dans son bidon et les promesses de dons.

Jules va ainsi engloutir un montant conséquent provenant d’un club de bridge privé qui a cessé son activité et clôturé ses comptes à mi-décembre. Ses membres ont pensé à la Thune du Cœur. Bien joué!

Le Conseil administratif de Chêne-Bourg a aussi fait un geste pour les plus démunis. Merci à ces autorités communales et à tous ceux qui glissent anonymement des dons dans la panse de Jules, ou dans les collectes.

Je ferai les additions en début d’année et remettrai la Thune du Cœur aux trois associations bénéficiaires le jour de la fête des Rois. J’espère que la galette sera bien dodue!

D’ici là, je vous transmets le «God Jul» du Spitzberg. Les fées du Nord, vous vous souvenez? En danois, ça signifie Bon Noël. J’y ajouterai mes vœux les plus chaleureux à vous tous pour l’an neuf.

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22/12/2013

Rituels de fin d'année

Nous partageons tous, dans la mesure du possible, les mêmes rituels de fin d’année: les retrouvailles familiales, les repas à rallonge, les cadeaux sous le sapin. Voire les vacances.

A la Julie, ce sont les rétrospectives de l’année écoulée.

Je veux bien. Sauf que dès aujourd’hui, le dessinateur Herrmann occupe la dernière page du journal à lui tout seul. Du coup, j’ai obtenu l’asile provisoire ici pour deux petits jours. C’est mieux que rien, et plutôt confortable: le billet y est un poil plus long…

J’ai donc toute la place qu’il faut pour vous parler du merle moqueur qui s’égosillait samedi sur sa branche, croyant le printemps déjà revenu en ce premier jour d’hiver; de la douceur de ce week-end propice aux balades ou aux terrasses, pour ceux qui parvenaient à se soustraire aux magasins. Dire aussi cette lumière si belle qui flottait dimanche midi sur le lac et alentours, donnant bonne mine aux passants; ce vin chaud offert par un employé de la Perle du lac aux promeneurs. Des petits moments de bonheur, simples, à portée de tous.

Et puis je voudrais remercier l’équipe de la Brasserie des Artisans qui a organisé, vendredi et samedi, des soirées rock et tombola pour la Thune du Cœur. Une vraie réussite!

Car tous ont joué la carte solidaire: les groupes Cholest & Rolle et Babel’s Rock ont chauffé la salle, les entreprises ont offert des lots et les clients ont acheté tous les billets de tombola. Et puis ils ont dansé. Quelle belle ambiance: c’était du tonnerre!

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21/12/2013

La Thune aux Rois

«Aujourd’hui, on n’a plus le droit, ni d’avoir faim ni d’avoir froid.»

La chanson des Restos du Cœur de Coluche trotte encore dans toutes les têtes. «Aujourd’hui» était d’actualité en 1986. Ça fait un sacré bail! Or, rien n’a vraiment changé, hélas.

Les Enfoirés peuvent continuer à chanter leur refrain: l’aide alimentaire est plus nécessaire que jamais, en France comme chez nous. La faute à la crise et à tous ces coups du sort qui laissent trop de gens sur le carreau.

Aujourd’hui, on peut ne pas avoir faim ou froid à Genève grâce au boulot mené par les collectivités publiques et par de nombreuses associations.

Parmi celles-ci figurent les trois bénéficiaires de la Thune du cœur 2013: la centrale alimentaire Partage, les Colis du Cœur et Eglise ouverte. Ces trois associations font un boulot formidable et recevront leur part de galette le jour de la fête des Rois.

Pourquoi pas plutôt à Noël, date oh combien symbolique? Parce que vous êtes très nombreux à verser tardivement vos dons. Ce délai permettra aux retardataires de faire un geste pour les plus démunis d’ici à la fin de l’année. La Thune gagnera encore des rondeurs.

L’Amicale des sapeurs-pompiers de Plan-les-Ouates y a largement contribué en préparant le risotto du Noël communal et collectant des fonds. Merci à ces soldats du feu, comme aux clients du petit café de Balexert. Une bise aussi à Olivier, à tante An et aux gens de cœur.

Hier soir, à l’heure de la pesée, Jules affichait son pesant de 40 893 francs, tandis que la Brasserie des Artisans lui consacrait sa soirée rock et tombola. Rebelote ce soir avec Babel’s Rock. On va alors jouer et danser pour la Thune. Youpi!

Pour rappel:Julie-la Thune du Coeur /UBS SA; Numéro compte: 0240-504482.01K; IBAN: CHO80024024050448201K; BIC: UBSWCHZH80A

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20/12/2013

Trois p'tits cochons

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Ils sont mignons, pas vrai? Devant eux, je retomberais presque en enfance, tant ils me font craquer avec leurs grands yeux perplexes, leurs culottes colorées et leurs queues en tire-bouchon.

Julie, Jules et Julien, puisque tels sont leur nom, m’attendaient sagement à la réception de la Tribune jeudi, avec de magnifiques roses de Noël. Ils viennent d’où, ces bouts de chou? Du Service de la petite enfance et des espaces verts de Vernier. Des amours ces gens-là. Car ces tirelires n’ont pas seulement été fabriquées, elles ont aussi été remplies: vive ces Verniolans!

Et grosse bise à Cédric, 12 ans, qui a mis de côté toute l’année des pièces de 5 centimes pour Jules et qui a pris la peine de les transformer en gros billets! Faut croire que la générosité, c’est une histoire de famille: son papa m’a également fait parvenir les collectes organisées pour la Thune du Cœur lors de l’apéritif de Noël de la Pétanque de Confignon et celui de l’association des intérêts de cette commune. Grand merci à tous.

Oups, je n’ai plus de place pour évoquer tous les gestes de solidarité qui se manifestent pour les plus démunis de la région. A demain donc pour la suite.

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19/12/2013

César, Jules et les autres

«Rome avait son César, Genève a son Jules.»

Ah, la belle maxime! Elle nous vient tout droit des vadrouilleurs de Conches. Ils l’ont écrite sur une enveloppe garnie et déposée aux pieds de l’empereur rose bonbon qui trône à la réception.

Je dois dire que ce genre de missive me met en joie: elle alimente généreusement la Thune du Cœur et témoigne aussi de l’extraordinaire variété d’associations qui s’épanouissent dans le canton. Encore une preuve?

Cette enveloppe pleine de sous «de la part du groupe des Perruches, 64-86 ans». C’est qui? J’imagine des dames. Que font-elles ensemble? Chanter, danser, pipeletter, peindre? Mystère. Mais elles sont chouettes!

Les chanteuses du groupe vocal Crescendo-Orchalia le sont aussi, elles qui roucoulent en chœur pour Jules. Quel veinard! D’ailleurs, je ne vous dis pas le nombre de bisous ou de câlins que je dois lui faire de votre part tandis que vous le gâtez de billets ou de pièces.

Le club des aînés du Vieux Carouge a ainsi truffé d’oseille un adorable cochon qui est venu vider ses tripes à la rédaction. Un rendu fort apprécié.

D’après les relevés que je commence à recevoir du nouveau compte de la Thune, je vois que des entreprises sensibles à Jules depuis belle lurette ne l’ont pas oublié cette année, comme GIT gestion et informatique pour tous SA et Gefinor finance SA. Sympa! La commission sociale du comité coopératif de Migros Genève vient aussi de faire son traditionnel don. MMMerci! Son courrier se termine sur de «Joyeuses Fêtes à l’équipe de l’encre bleue».

Je me sens soudain moins seule…

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18/12/2013

La fée Electricité

La coupure de courant survient le vendredi 13 décembre aux Eaux-Vives, vers 9 heures du matin. En voilà une journée qui commence bien!

Les spécialistes viennent aussitôt réparer la panne générale et la fée Electricité revient dans les foyers. Joie et bonheur. Au Bistrot du Boucher, situé à l’angle de l’avenue Pictet-de-Rochemont et de la route de Frontenex, tout va donc pour le mieux. Sauf qu’en plein coup de feu, au service de midi, paf! Le courant casse à nouveau.

Et comment voulez-vous faire à manger sans jus?

La coupure s’éternisant, les clients finissent par s’en aller. Les patrons gambergent alors ferme. Comment assurer dans ces conditions le service du soir, sachant que presque toutes les tables sont réservées?

Leur salut viendra finalement de ces hommes: les ouvriers de l’entreprise Scrasa, qui vont creuser une sacrée tranchée dans le trottoir jusqu’à plus d’heure, et les employés des Services industriels genevois, qui vont sans relâche traquer la panne.

Tous œuvrent dans le brouillard, le froid et bientôt la nuit pour que les restaurateurs puissent à leur tour bosser et que les foyers alentours soient alimentés.

«Nos clients ont passé la porte du bistrot à la lueur des bougies», me glisse la tenancière des lieux. Et à 19 h 30 piles, la lumière fut!

Tournée générale pour les travailleurs! Certains d’entre eux ont d’ailleurs raté leur soirée de boîte pour rétablir l’électricité. Ça valait un bon coup de chapeau. Et pourquoi pas une petite bouffe?

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17/12/2013

Le courrier en rade

Avec ces dons qui affluent de partout pour la Thune du Cœur, je n’arrive plus à suivre, côté correspondance. Vous m’excuserez. Tentons une petite séance de rattrapage…

Marie-Madeleine m’écrit pour faire son «mea culpa». Avec sa voiture, si j’ai bien compris, elle a heurté une dame au bras sur le parking du Centre commercial de Meyrin. C’était le 30 novembre, en début d’après-midi, et il y avait un peu d’agitation dans l’air.

La piétonne lui reproche aussitôt l’incident. Marie-Madeleine, il faut bien l’avouer, ne lui a pas très bien répondu. Voire pas bien du tout. Et cet écart de langage la travaille. Elle aimerait tant lui présenter ses excuses en bonne et due forme. Une démarche plutôt rare et formidable. Je veux bien signaler à la lésée les coordonnées de la repentie. Mais elle est déjà pardonnée!

Une lectrice me fait part de son émotion à la consultation d’une coupure de presse, mise de côté il y a six ans déjà et retrouvée parmi ses cartes de Noël. Il y est question d’une personne de 83 ans, admise d’urgence dans un hôpital de la région lausannoise, à qui le personnel avait retiré la télécommande de la télévision, la privant ainsi de distraction.

Pour quelle raison? Elle n’avait pas d’assurance complémentaire pour la chambre individuelle dans laquelle elle avait été placée, vu son état contagieux. Elle était donc restée devant son écran noir et était morte la nuit de Noël.

Ma correspondante, qui arrive bientôt à l’âge de cette patiente, se demande si une telle chose pouvait se produire aujourd’hui encore. J’ai envie de lui dire bien sûr que non! C’est trop moche. Mais à dire vrai, je n’en sais rien…

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16/12/2013

Dernière ligne droite

Le cortège historique a défilé; les déguisements sont rangés; les marmites ont péri sous les assauts des amis de la République, mangeurs de chocolat et de massepain. Ainsi se termine la belle Escalade. Place désormais aux préparatifs de Noël!

La dernière ligne droite avant la «douce nuit» vient de commencer. Elle a tout d’une course d’obstacles: il faut songer à décorer le sapin, dresser la liste des invités, mettre les petits plats dans les grands, emballer les cadeaux, écrire les cartes de vœux, tout en assurant les tâches quotidiennes.

Ça fait beaucoup à faire en peu de jours. Courage, donc. Et si ces rituels vous fatiguent d’avance, songez à ceux qui ne sont pas en état de les mener à bien, par manque de moyens.

Car ils sont toujours plus nombreux, à Genève, ces gens mis hors circuit par la dureté des temps et qui n’arrivent plus à vivre sans aide.

Nous pouvons leur manifester notre solidarité et notre soutien en participant à la Thune du Cœur. Plus la somme récoltée sera importante, mieux ce sera pour eux!

Il faut ainsi aller en cette fin de semaine à la Brasserie des Artisans (5d, route des Jeunes) qui organise deux soirées rock et fraternelles en faveur de la Thune du Cœur. Delfim Ferreira, le patron des lieux et Pierre Moget, cheville ouvrière des festivités, accueillent vendredi 20 "Cholest & Rolle"et samedi 21 "Babel’s Rock".

Avant le concert, on peut manger sur place (réservation au 022 301 12 64), et participer à une tombola dotée de superbes lots du terroir. C’est sympa, chaleureux, généreux et pour une bonne cause. Que demander de plus?

 

(Julie-La Thune du Coeur /UBS SA- IBAN CH080024024050448201K; BIC UBSWCHZH80A)

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14/12/2013

La prise de l'Escalade

Ah, la belle Escalade!

Tandis que la République se goinfre de chocolat et de petits légumes en massepain, Jules épaissit à vue d’œil. Faut dire que tout lui profite! Suffit que des personnes pensent à lui et à la Thune du Cœur pour qu’il prenne illico des kilos. Je ne vous dis pas la quantité de petits sacs de monnaie déjà avalés. Quelle ventrée!Mais il croque plus gros aussi…

L’ex-jeunesse de Plan-les-Ouates et l’association «Ukulélé c’est frais» lui ont ainsi offert la collecte de leur soirée du 9 décembre dernier. Au menu des réjouissances, petit concert avec vin chaud et soupe. Et à votre bon cœur! Si j’avais su, je serais venue…

Mais je n’aurais pas osé m’inviter au repas qui a rassemblé les retraités de la Société Générale de Surveillance. Un cousin de Jules a toutefois circulé entre les convives. Et il s’est bien régalé, comme on a pu le constater en vidant ses entrailles sur le comptoir de la Julie, avec un ancien de la SGS.

D’autres personnes âgées ont bravé le froid et l’humide hier pour m’apporter les dons réunis lors des repas ou des soupes d’Escalade. Ces collectes ont été faites par trois clubs d’aînés du canton: ceux de Châtelaine-Balexert, de Perly-Certoux et du Grand-Lancy. Je ne sais pas combien de personnes cela représente, mais à toutes, je fais la bise. Celle qui réchauffe, donc.

Et j’en colle une autre au nouveau patron du café RDV, anciennement Le Renversé, qui a repris la tradition de Miou-Miou et qui a rassemblé, avec ses clients mangeurs de soupe, un bon paquet d’oseille pour Jules!

Merci à tous et vive l’escalade de la Thune: 26 375 francs en caisse vendredi soir, et de belles rentrées en vue…

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13/12/2013

Les oeufs ont la cote

«Un œuf volant, c’est pas marrant.»

Tel est le slogan du clip vidéo plein de bon sens produit par Soupô, l’association des collégiens du post-obligatoire genevois. Une action préventive, menée avec les HUG, avant le traditionnel cortège du Picoulet qui va chambouler la cité durant toute la matinée. Bien vu!

On y apprend qu’un œuf cru lancé avec une belle énergie fait de sacrés dégâts quand il percute un œil. Parce que ça arrive? Eh oui. Chaque année. Et c’est vraiment trop bête de risquer la cécité à cause d’un œuf. Il peut servir à tant d’autres choses. A être mangé, par exemple.

Hier en fin d'après-midi, ce clip préventif avait été vu plus de 1800 fois sur YouTube et par un nombre incalculable de passagers dans les véhicules TPG. Le message a donc passé. Les œufs c’est mieux dans le frigo que sur la voie publique. Même si ça caille tout pareil. Et vive le Picoulet!

D’ailleurs les «oeux», la mousse à raser et la farine n’étaient pas tolérés à la ferme Saint-Maurice pour l’Escalade de l’école de Vésenaz, à lire le message officiel adressé aux parents d’élèves. Les œufs non plus...

Et puisque cette masse ovale est au cœur de ce billet, autant y aller jusqu’au bout. J’ai reçu hier le journal Le Cafetier qui fête ses 120 ans. En première page figureoh coïncidence, la reproduction d’une publicité datant de 1943 qui vante «la poudre d’œufs»!

Une ration de 100 grammes de cette poudre équivalait à huit œufs frais. Une aubaine en ces temps de rationnement. Les temps ont bien changé.

Aujourd’hui, un œuf volant, c’est pas marrant…

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12/12/2013

Sacré brouillard

Humide et froid; gris et opaque; chronique, enveloppant et plombant.Tel est le brouillard sur Genève.

Le couvercle s’est abattu sur nos têtes et le beau discours de Saint-Pierre n’y pourra rien changer. Nous allons déguster une bonne purée de pois les matins à venir. Voir plus, si entente. Elle sera «localement tenace» avertit d’ores et déjà Météo Suisse. Ciel, ça promet.

J’ai lu quelque part sur la Toile que le brouillard avait ses penseurs. Les philosophes antiques l’ont présenté comme un nuage stérile, voire comme un nuage qui a perdu de la hauteur.

Pauvre petit! Vu sous cet angle, ça me le rendrait presque sympathique: il serait ainsi un triste amas de gouttelettes errant, condamné à se traîner au sol et à chercher un peu d’affection auprès de nous autres humains…

Bon, faudrait pas non plus abuser de la situation. C’est qu’il finit par nos glacer les os, ce sacré brouillard. Alors les passants s’emmitouflent dans des couches protectrices et se coupent un peu des autres. Chacun pour soi contre le froid. Pas facile de s’y retrouver au milieu de cette brouillasse.

Mais quelques lueurs émergent. Des gestes chaleureux. Sachez par exemple que la jeune fille qui s’est fait voler son téléphone la semaine dernière par une dame qui aurait pu être sa mère a retrouvé le sourire. Grâce à vous.

Vous avez été nombreux à réagir à cette histoire en proposant d’offrir un nouvel appareil à la demoiselle. Merci à tous ceux qui ont répondu à cet appel, vous serez contacté par l’enseignante qui m’a raconté cette mésaventure ou par l’adolescente, pour qui c’est déjà Noël! Avec ou sans brouillard...

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11/12/2013

Scène de boucherie

J’ai fait boucherie hier matin. La scène du crime? Mon bureau. Il en a vu d’autres…

Deux petits cochons y ont vidé leurs entrailles pour la Thune du Cœur.

Le jaune, tout guilleret, apporté le matin même par des mains attentionnées, a rendu une centaine de francs, dans un soupir de soulagement.

Le rose transparent y a aussi passé, lui qui squatte à l’année le pupitre de l’ami Rémy, à la reproduction photo de ce journal, juste à côté d’une boîte à bonbons. Tous ceux qui tapent dedans (les bonbons, donc) sucrent Jules en passant. Soit 230 francs de sucreries. Merci Rémy pour tant de douceurs. Je te regrette déjà!

Avant ces adorables tirelires, j’ai reçu un petit bac rempli de pièces jaunes et un autre de sablés dont on s’est régalé avec les collègues. Plus une jolie boîte colorée truffée de cinq centimes dorés. Miam. Et puis des tas de billets, glissés dans le nourrain ou dans des enveloppes bien garnies!

J’ai idée que certains d’entre vous préfèrent venir déposer leurs dons à la réception plutôt que d’utiliser le nouveau compte bancaire de la Thune. Qu'importe: c’est magnifique, tant de générosité.

Nous avons dépassé hier après-midi la barre des 20 000 francs. Une bonne moyenne. Car des dons sont annoncés. L’entreprise Cargill relance ainsi son action des quatre vendredis de décembre où les employés qui désirent venir travailler en jeans paient une thune! Le comité de charité double ensuite la mise. Une belle initiative, qui devrait faire des petits dans les milieux où l’on bosse cravaté. Ou tailleurisé.

Et il y en a un paquet, à Genève!

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10/12/2013

La pince de secours

Les distributeurs de tickets des TPG sont toujours plus performants. Il existe ainsi des automates qui acceptent les cartes de crédit, les cart@bonus plus la monnaie en francs ou en euros. Ils rendent même le surplus. Dingue!

Mais à trop happer toutes sortes de modes de payement, il leur arrive de hoqueter grave. C’est ce qui est arrivé dimanche à une usagère occasionnelle des Transports Publics Genevois.

Alors que le tram 12 pointe son nez non loin de l’arrêt, elle se dépêche de prendre son billet en enfilant sa carte de crédit dans le distributeur… du faux côté. Pas de chance! D’habitude, tu la retires et la remets sur le droit chemin sans problème. Là, elle reste désespérément coincée dans la machine. Impossible de lui faire entendre raison.

Quand le tram arrive à sa hauteur, la passagère contrariée demande de l’aide au conducteur. «Ah ah, lui dit-il, ça arrive tout le temps, ce genre de truc! Auriez-vous un coupe-ongles sur vous? C’est le meilleur moyen pour saisir une carte coincée.»

La voyageuse a probablement tout ce qu’il faut dans son sac à main pour parer au plus pressé. Tout, sauf cette satanée petite pince.

Qu’importe, le charmant conducteur a une autre solution pour extraire la carte du distributeur: il appelle un véhicule de dépannage des TPG. Ces messieurs arrivent une demi-heure plus tard, avec cette délicieuse pince courbe et concave dans la trousse de secours! L’affaire est réglée en une seconde.

Moralité: voyagez toujours avec un coupe-ongles à portée de main. Ça peut servir. On se pince!

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09/12/2013

Du gros, du lourd!

Il y en a qui courent pour s’alléger, d’autres pour s’alourdir.

C’était le cas de Jules et de sa tribu de cochons roses qui ont fait compétition aux Bastions. Tandis que 29 519 adeptes de l’effort bouclaient leur course de l’Escalade sous les vivats du public, nos tirelires finissaient leur parcours ventre à terre.

Imaginez leur état de fatigue: plus de douze kilos de monnaie dans le bidon! Ça pèse lourd. C’est long à digérer. Et à compter, je ne vous dis pas…

Pour être en mesure de vous donner ce lundi les résultats de la course à la Thune du Cœur, j’ai renversé sur mon bureau ces douze kilos et quelque de pièces. Et j’ai trié, trié-é…

Bon, il y a aussi des billets dans le tas et là, les calculs se font assez vite: 1690 francs au compteur. Magnifique!

Le reste se fait un peu à la manière d’un puzzle où il s’agit de classer les pièces selon les formes ou les couleurs. Les puzzles, c’est mon péché mignon… Le bureau disparaît alors sous des pics de deux francs, les montagnes d’un franc, des collines de thunes et une vaste plaine de centimes épars. Une géographie monétaire qui finit par s’ordonner en piles distinctes et comptables.

Au final, et au total, c’est le score absolu: 4200 francs (4 198,65 pour être précise) et 103 euros récoltés!

Merci à tous ceux qui ont profité de leur passage au stand de la Julie pour remplir les nourrains. Merci aussi à Pasqualine, Fabrice, Isabelle, Christian, Sabrina et Pedro qui ont fait un superbe boulot samedi, avec quelques collègues de la rédaction, en offrant aux passants cafés croissants et 2000 litres de soupe.

Elle était d’ailleurs rudement bonne!

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07/12/2013

L'Escalade pour tous

Tu cours aussi l’Escalade, Julie?

Bien sûr! T’imagines quand même pas que je raterais pareil événement.

C’est un des rares moments dans l’année où les rues sont remplies de dizaines de milliers de gens à l’aise dans leurs baskets et bien dans leur tête. Bon, ils sont fatigués, suants, essoufflés. Mais en même temps satisfaits, fiers, voire heu-reux. C’est rudement bon pour le moral de cette ville!

Alors oui, bien sûr, je cours aussi l’Escalade. Mais je fais du sur place, aux Bastions. Au stand de la Julie. On ne se refait pas… Nous serons nombreux à y servir cafés et croissants dès 9 h et de la bonne soupe aux légumes dès 11 h 30. Sans lardons, la soupe.

Car les lardons, ils courent pour la Thune du Cœur. Un vrai marathon en vue! Toute la famille de Jules est convoquée pour bâfrer le plus d’oseille possible tout au long de la compétition. Ils se baladeront entre les mangeurs de soupe pour leur demander quelques pièces. Voir plus, si entente. Réservez-leur bon accueil!

Et si vous êtes allergique au bain de foule, allez plutôt ce samedi dès midi participer aux Portes ouvertes de la Coulou. (4, rue de la Coulouvrenière)

La Coulou, c’est cet abri pour les sans-abri qui offre un cadre de vie communautaire à une quarantaine de personnes en situation précaire. La fête de ce jour permet de réaliser le boulot effectué depuis des années par Noël Constant et son équipe et de marquer les vingt ans de la Feuille de Trèfle.

Au menu des réjouissances, Julien à l’accordéon, dégustation du sirop de la rue. Et puis soupe, fromage et marmite de l’Escalade. Quelle course!

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06/12/2013

Père ou Mère Noël?

Tiens, voilà autre chose!

Après le faux neveu, la bague «en or», les e-mails frauduleux, les démarcheurs bidon, le prétendu gain au loto ou les tromperies dans nos assiettes, place au meuble magique…

Il ne manquait plus que ça! J’avoue que tant d’imagination pour truander les gens me laisse baba.

Si tous ces arnaqueurs mettaient leur créativité sans borne au service des bonnes causes, les cadeaux tomberaient du ciel! Paraît qu’il ne faut pas croire au Père Noël. Revenons donc sur terre. Et là, c’est parfois un peu moche.

Catherine, qui est enseignante, veut me parler de la mésaventure arrivée à une de ses élèves. Une adolescente sérieuse qui effectue actuellement un stage dans un cabinet dentaire. Elle a un tout petit salaire avec lequel elle paie toutes ses factures, assurance-maladie et compagnie, ses parents n’ayant pas les moyens de l’aider.

Après des mois d’économies, la demoiselle s’offre enfin un téléphone portable. C’était il y a quinze jours.

Jeudi dernier, dans un magasin, une femme d'une quarantaine d'années s’approche d’elle pour lui demander un renseignement. L’ado retire la main de sa poche où elle protège son précieux appareil pour lui indiquer la direction. Ravie, la dame repart. Sa combine a marché. Elle a pu lui voler facilement son trésor.

La jeune fille est dégoûtée. Jamais elle n’aurait imaginé qu’un adulte puisse lui piquer son bien, qui ne sera pas remboursé par son assurance. D’où l’idée de Catherine. Si vous avez un portable en bon état à offrir à son élève, faites-moi signe. Je veux bien jouer à la Mère Noël!

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05/12/2013

Participer au présent

L’essentiel, c’est de participer, clament les sportifs. Il est permis d’extrapoler…

Ça vous dirait, par exemple, de devenir figurant? De faire partie du spectacle théâtral qui marquera les 200 ans de l’entrée de Genève dans la Confédération suisse? Parce que oui, ça se fête, un tel événement. Et plutôt deux fois qu’une: les réjouissances vont s’étaler tout au long de l’année 2014.

Les représentations du spectacle officiel du bicentenaire auront donc lieu en plein air, au Port Noir, du 30 mai au 15 juin prochain. Si vous avez du temps devant vous et un intérêt pour ce type de participation citoyenne, une séance d’information et d’inscription a lieu ce jeudi 5 décembre à 19 h, à l’aula des Centres professionnels (anciennement CEPTA) au chemin Gérard-de-Ternier 18, à Lancy. Ça vous tente?

Participer, ce n’est pas seulement donner de son temps ou de son énergie. C’est aussi, et souvent, sortir son porte-monnaie pour diverses causes…

Elles ne manquent pas, en cette fin d’année! C’est ainsi que les journées du Téléthon auront lieu ces vendredi 6 et samedi 7 décembre à Genève. Je sens que je vais fondre devant la petite peluche Joy! C’est la tigresse des neiges, jolie comme tout, qui sera mise en vente par des bénévoles pour venir en aide aux personnes atteintes de maladies génétiques. (pour plus d’infos: www.telethongeneve.ch)

Je ne vais pas oublier pour autant la Thune du Cœur! Merci à tous les anonymes qui sont déjà venus alimenter Jules à la rédaction, et à ceux qui utilisent la Poste pour me faire parvenir leurs dons. Pas par CCP, mais par simple lettre. Et ça arrive!

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04/12/2013

Le journal de Johnny

La raison finit parfois par l’emporter…

Je vous racontais mercredi passé les soucis de l’association Partageons Noël. Le numéro de portable qu’elle utilisait chaque fin d’année pour préparer son réveillon solidaire au Lignon avait été désactivé par Orange, sans préavis. Ce qui chiffonnait toute son organisation.

Bonne nouvelle: l’opérateur vient de réactiver ce numéro d’appel de manière exceptionnelle. Et c’est ainsi qu’une chose absolument impossible à obtenir il y a quelques jours encore se réalise. Un vrai miracle!

Joyeuses Fêtes à tous ces bénévoles et aux 300 personnes qui viendront partager avec eux le repas de Noël et un moment chaleureux.

En parlant de Noël, j’ai acheté l’autre soir à Carouge un exemplaire du Journal de Johnny *Le Désossé* écrit, produit et vendu par ce personnage attachant qui a ravi les foules, en son temps, avec ses exploits acrobatiques sur le pont de la Machine. Vous le situez?

A 70 ans, Johnny ne marche plus sur les mains, avec les chevilles croisées derrière le cou. Fini, tout ça! Il tricote désormais des textes qui tiennent en équilibre sur douze pages où se glissent photos, dessins d’enfants ou commentaires écrits à la main. Le tout forme un journal hors norme fait de gros coups de cœur et dans un style bien à lui...

Dans ce numéro 333 (!) il pose tout de rouge vêtu à côté du Père Noël de Balexert, si j’ai bien compris. Il a d'ailleurs un projet pour cette fin d’année: se déguiser en Chalande, avec son disque d’harmonica sous le bras. Et puis jouer de son instrument pour «faire chanter les enfants et les rendre heureux.»

Il est bon, notre Johnny!

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03/12/2013

La marque jaune futée

Lundi, 7 h 40. Une trentaine d’enfants piétine à l’angle des rues Grenus et Coutance. Oh, ces minots sont sous bonne garde. Il y a même un policier en uniforme parmi les adultes présents, c’est dire! Mais que font-ils donc tous là, à se geler de si bon matin?

Ils attendent qu’Esther Alder les prenne par la main pour inaugurer un parcours futé. Celui qui permettra à ces gosses de Saint-Gervais de cheminer en sécurité jusqu’à leur école du Seujet. Malgré le tram, les bus et les voitures.

La magistrate donne le signal de départ et le petit cortège s’ébranle. Il s’agit de suivre la marque jaune collée sur le trottoir. Les yeux rivés au sol, les enfants repèrent ces soleils fléchés.

Le parcours balisé les fait descendre Coutance, traverser quatre passages cloutés, passer devant le cinq étoiles du quai Turrettini, se faufiler sous le pont de la Coulouvrenière pour enfin déboucher dans la promenade de Saint-Jean et accéder à leur préau. Ouf!

Discours, jus de pomme et pain au choc attendaient hier les jeunes élèves. Espérons que ça leur donnera envie de refaire ce trajet. Et de s’en souvenir.

Car bien que ce parcours ait eu la bénédiction de tous les intervenants préoccupés par la sécurité des enfants, les défenseurs du patrimoine ont refusé que soient posés des panneaux fixes pour en assurer le balisage. Allons bon.

Ça ferait tache dans le paysage? Quand on voit la prolifération des mâts pour le tram, quelques petits piquets indicateurs pour protéger le patrimoine vivant n’auraient pas gêné!

Les enfants de Saint-Gervais se contenteront d’un balisage provisoire en autocollants. C’est drôlement futé.

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02/12/2013

Le jambon du cochon

«C’est le cochon qui donne le jambon, mais c’est les gens bons qui donnent au cochon.»

Jules ne dira pas le contraire! C’est d’ailleurs lui qui l’affirme, sous la plume et les crayons de mon collègue Herrmann, en guise de remerciement à tous ceux qui l’ont nourri l’an dernier. Un grand sage, ce jambon.

Ceci explique peut-être cela. Jacqueline me propose de mettre en vente, au profit de la Thune du Cœur, une série d’émissions de Jeanne Hersch sur «Les étonnements de la philosophie». Soit une quinzaine de cassettes audio enregistrées par la Radio suisse romande dans les années 80, en très bon état.

Y a-t-il preneur? Si quelqu’un est intéressé à acheter la collection, qu’il me contacte au plus vite pour conclure l’affaire. Compter une thune par cassette, pour faire bonne mesure. C’est Jules qui sera content.

Au fait, comment se porte-t-il? Tranquille Mimile. Ce n’est pas qu’il jeûne, à la réception de la Julie. Disons qu’il ne frise pas l’indigestion.

Sauf peut être jeudi dernier, quand une dame est venue lui remettre une enveloppe bien remplie. Une collecte, de la part des membres de la Chorale du Plateau Lancy-Onex, selon une tradition bien établie depuis de nombreuses années.

Vive ce genre de tradition, et merci à tous les choristes. Quand je vous disais que chanter, ça fait du bien…

Et si vous entreprenez des actions dans les jours qui viennent en faveur de la Thune du Cœur, n’hésitez pas à me le signaler pour que je le dise loin à la ronde. Ça pourrait faire boule de neige!

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