06/03/2014

Marcher sur la tête

tete.jpgOn marche sur la tête! Et plutôt deux fois qu’une.

En ce joli mardi printanier, des tas de citadins pressés ont foulé aux pieds les visages des footballeurs de la Nati qui jonchaient les rues.

Et j’aime mieux vous dire que ça fait un drôle d’effet de voir ces figures, un peu plus grandes que nature, se faire écrabouiller par les passants. Nos héros piétinés ont bien triste mine: ils feraient presque pitié, ces gars-là.

Or, ce n’est pas le but du jeu! Le but de la compagnie d’assurances, à l’origine de ce coup de pub, étant plutôt d’encourager l’équipe nationale…

Elle a donc fait insérer dans chaque journal gratuit un masque à l’effigie d’un joueur ou de l’entraîneur. Soit une photographie hypernette à détacher selon les pointillés qui suivent la forme du visage et des yeux. Suffit ensuite de passer une ficelle dans le masque pour l’ajuster à sa tête et de se faire tirer le portrait, en vue d’un concours.

Mais voilà. Contrairement à ce que pensent les initiateurs de ce concept, tout le monde n’est pas fan de foot.

Du coup, les masques tombent, une fois le journal ouvert. Ils s’en vont alors valdinguer sur le sol, comme des feuilles mortes. Certains visages se voilent pudiquement la face, d’autres la tournent vers les piétons, dans une attente pathétique.

«La Nati, c’est nous!» clame la pub, dans un enthousiasme débordant. Je veux bien. Mais à voir l’état des joueurs qui tapissent la voie publique, c’est à craindre le pire pour le Brésil…

On a vraiment marché sur la tête, en ce premier jour du printemps genevois.

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