08/04/2014

Les pavés en place

Dis, Julie, va vite voir au Molard! Il y a des pavés qui se barrent, me signale un œil averti.

Ni une ni deux, je file vérifier la chose de mes yeux, n’ayant rien de trop pressant sur le feu. Faut dire qu’en ce lundi après-midi où le thermomètre affiche 24 degrés, tous les prétextes sont bons pour sortir prendre l’air…

Chemin faisant, l’esprit vagabonde le long du tram et de ses tas de rapiécages goudronnés. C’était combien, déjà, le coût du pavage des Rues Basses? Des millions à rallonges. Il est vrai que l’argent coulait alors à flot. Ces travaux pharaoniques devaient nous offrir la plus belle artère de Suisse, qu’ils disaient. Eh bien, c’est raté!

Place du Molard, j’inspecte le sol. Les passants doivent me prendre pour une folle, qu’importe. Rien à signaler: les pavés résistent. Il y a bien quelques réfections récentes, mais pas l’ombre de trous ou de pierres en goguette. Sauf à la rue Neuve du Molard où deux pavés sont libérés près d’une bouche d’égout. Pas de quoi refaire Mai 68.

Non vraiment tout va bien. Soudain, un truc me saute aux yeux: en cette après-midi de semaine, à l’heure où généralement l’on turbine, toutes les terrasses de la place sont bondées de personnes qui prennent le soleil, mangent, babillent, rigolent. Les Rues Basses grouillent de monde. Incroyable!

Mais que font-ils tous dehors? Il n’y a pas là que des retraités, des mamans avec poussette, des touristes. A moins qu’ils ne soient tous rentiers. Ou chômeurs. Ou quoi d’autre encore?

Moi aussi je voudrais rester au soleil. Mais non. Il est temps de venir mettre mon petit pavé dans la mare…

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Commentaires

merci pour cet article bien construit

Écrit par : comparateur assurance moto | 09/04/2014

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