16/04/2014

Poursuites indues

Les voies administratives sont impénétrables…

Un abbé ayant fait appel aux services d’une permanence médicale située près du pont du Mont-Blanc se retrouve aujourd’hui guéri, mais avec un acte de poursuites sur les bras.

Comment est-ce Dieu possible? Le saint homme n’est pas du genre à tromper son prochain!

En août 2013, un médecin lui fait les contrôles nécessaires, tout va bien. Sauf que la facture de la consultation ne lui parvient pas à temps. La faute à une employée de l’accueil qui se mélange les pinceaux en prenant son adresse. La facturation fait donc des allers-retours sans atteindre son but.

La permanence, qui flaire le mauvais payeur, mandate alors un cabinet de contentieux. Il trouve aussitôt l’adresse du patient et lui envoie la douloureuse, majorée de ses frais de sommation.

L’abbé tique. Il prend sa plume pour expliquer à la direction de l’enseigne médicale qu’il payera uniquement la consultation, les frais supplémentaires n’étant pas de sa responsabilité.

Deux mois filent. Silence radio de la part des toubibs. Ni accusé de réception, ni excuses, rien.

Puis un beau jour arrive enfin la facture initiale. Elle est aussitôt réglée. L’homme de foi croit l’affaire soldée. Erreur: l’acte de poursuites parvient le lendemain dans sa boîte aux lettres!

Il s’y oppose, bien sûr. Il a payé son dû et ne versera rien de plus. L’ex-patient téléphone à l’administration de la permanence pour obtenir l’arrêt des poursuites, mais il se heurte à un mur.

Légalement, les choses vont sans doute en rester là. Mais que de temps et d’énergie perdus pour rien…

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