17/05/2014

Passer un savon...

Je ne sais pas ce qu’il y a dans l’air. La bise, certes. Mais pas seulement. Les gens sont un peu à cran, je le crains.

Une lectrice me demande ainsi de passer un savon à un automobiliste. C’est une première!

Et comme la missive vient d’une femme qui se dit «folle de rage» j’ai cru, un instant, devoir aller affronter physiquement l’imbécile qui était au volant de la grosse bagnole. Celle qui a failli, l’autre jour, écraser une fillette sur un passage piéton, route de Jussy. J’aurais été mal. Notez que lui aussi.

Mais si passer un savon revient à remonter sérieusement les bretelles à ce triste individu, je veux bien.

Parce que ralentir à proximité d’une école, quand il y a un passage clouté, c’est le minimum du minimum que l’on peut attendre des conducteurs. Surtout si un scooter se trouve déjà à l’arrêt au milieu de la chaussée pour laisser passer un enfant.

Heureusement, la petite était du genre prudent. Elle ne s’est pas lancée en courant sur un passage qu’elle croyait sûr. Le bolide l’aurait alors fauchée.

Car le chauffard n’a pas ralenti la moindre. Au contraire. Il a doublé le scooter à toute allure, franchi la ligne blanche sans états d’âme avant de filer de là en quatrième vitesse. Les limitations de vitesse, connaît pas non plus.

La fillette n’a sans doute pas compris à quoi elle avait échappé, ni pourquoi la dame sur son deux-roues vociférait de la sorte contre cet écraseur.

Comme il roulait décidément trop vite, la scootériste, folle de rage, a renoncé à le rattraper pour lui passer un savon. Je le fais donc à sa place. Avec un certain plaisir, finalement…

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