16/06/2014

Jouez, je suis à vous

Depuis une semaine déjà, des mélodies jouées au piano résonnent dans les rues de la ville et des communes genevoises.

Elles s’échappent librement des instruments, virevoltent dans les airs et touchent différemment les passants, selon leur humeur du jour. Un moment de grâce, une distraction bienvenue, un bruit de plus dans le brouhaha général.

Ces concerts impromptus attirent souvent les piétons en fonction du répertoire donné ou de la personnalité qui tient le clavier. Les jeunes prodiges, s’ils ne sont pas trop timides, font ainsi toujours le plein autour d’eux.

Profitez de ces moments magiques, ça ne va pas durer! En fin de semaine, l’opération «Jouez, je suis à vous» sera terminée. Et les 45 pianos droits posés sur la voie publique réduits au silence.

Profitez aussi d’en jouer. Les pieds dans l’eau, au besoin. Mais pas sur le clavier, ainsi que le montrait une photo parue dans la Julie de mardi dernier.

Une musicienne s’en est émue. Car un piano, même s’il sonne comme une casserole, ça se respecte. On peut avoir les doigts collants ou mouillés sur le clavier, à la rigueur. Mais pas d’orteils sur les touches, s’il vous plaît!

Cette concertiste prend aussi part avec bonheur à ces récitals en plein air. Elle se souvient avoir joué "Rêve d’amour" de Liszt sur un piano du Bourg-de-Four. Une jeune femme, qui s’était accroupie contre l’instrument pour bien entendre la musique, en pleurait d’émotion.

La pianiste l’a alors prise dans ses bras, car pour elle également, ce moment était un cadeau. «On s’est quittée sans savoir qui nous étions, seule la musique a parlé, et ce souvenir restera gravé en nous à jamais…»

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