30/06/2014

Douche froide à tempérée

Le ciel nous est donc tombé sur la tête, ce week-end. Normal, c’est le début des vacances…

Mais tu parles d’une douche froide!

Cette flotte a drôlement tempéré les ardeurs de ceux qui restent là, fidèles au poste, alors que la moitié de la République prend déjà ses aises sous des cieux plus cléments. La moitié, j’exagère…

Mais ils sont passés où, tous ces gens qui, il y a peu de temps encore, envahissaient les rues et les parcs lors de la Fête de la musique? Tous ces enfants qui défilaient en centre-ville et dans les communes genevoises, devant des milliers de spectateurs? Pfuit, envolés, disparus.

Des foules se pressaient un peu partout et, d’un coup d’un seul, il n’y a plus personne à l’horizon. Comme si un bouchon avait été tiré par je ne sais qui et que la baignoire se vide… Lorsque la vidange s’accompagne d’une chute de température, ça refroidit vraiment. Et pas que le bout du nez.

Bon, il y aura encore le Mundial, sa fan zone et ses spots favoris pour drainer du monde et réchauffer les cœurs. On peut aussi compter sur la Nuit de la Science, la Lake Parade, les Fêtes de Genève ou les Musiques en été pour se retrouver au bout du lac.

Tout autour de moi, je n’entends que des personnes se réjouissant de passer l’été à Genève. La meilleure saison pour en profiter qu’elles disent toutes, la bouche en cœur. Oui. Pour autant qu’il fasse beau!

Parce que les chaises longues dans les parcs, les plages de galets ronds, le ciné transat, les aubes musicales aux Bains des Pâquis et tout ce qui fait le charme de cette destination estivale sont vraiment top, mais sans flotte.

Quoique… Si je peux me permettre un conseil, filez vous procurer le guide «Genève été 2014» qui répertorie, jour après jour, tout ce qui est proposé en ville comme à la campagne. Une vraie mine d’or, gratuite, qui se trouve dans des lieux culturels ou téléchargeable sur le site www.ville-ge.ch. Bel été genevois!

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28/06/2014

Publicité maladroite

Besoin d’évasion? Ceux qui cherchent encore une offre de dernière minute pour leurs vacances d’été ont sans doute vu la publicité étonnante de la compagnie d’aviation Etihad Regional.

Je vous la livre telle quelle, sans la photo de la jolie famille souriante, papa, maman et fiston, qui accompagne l’annonce: «En Europe, votre fils vole gratuitement»

Une offre valable depuis Genève à destination de six villes européennes pour un enfant de 0 à 12 ans. Selon les disponibilités, bien sûr. Le parent intéressé par l’affaire devra débourser pour l’accompagner, faut pas rêver.

Chouette, fiston, on va faire un tour à Venise. Ou à Amsterdam, tant qu’à faire! Toi, la fille? Ben, tu restes à la maison. Et t’attends notre retour…

Quelle drôle d’idée de concevoir de nos jours une publicité qui véhicule pareils clichés.

Au lieu de s’énerver dans son coin contre cette annonce sexiste, une cliente a téléphoné cette semaine à la compagnie d’aviation. Moment de gêne au bout du fil. Je n'ai pas suivi la conversation. Mais elle a manifestement porté ses fruits. Car en retournant plus tard sur le site d’Etihad Regional, la pub avait changé.

Les clients potentiels tombent certes sur le même cliché de famille heureuse. Mais ce sont désormais tous les enfants, sans distinction de sexe, qui volent gratuitement grâce à cette action. Les filles sont du voyage. A la bonne heure!

Quant à mon besoin d’évasion, je le comble dans l’immédiat en migrant dans les pages intérieures du journal. Dès lundi, je vous retrouve en Une de locale. Pour de longs babils d’été.

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27/06/2014

Le travail des enfants

Elle a vu rouge, Nathalie. La rage lui est venue en découvrant cette annonce sur le site jobup.ch alors qu’elle consultait des offres d’emploi dans la catégorie restauration, hôtellerie et tourisme.

«Recherchons petites filles», est-il écrit en gras et en gros. «Pour effectuer l’ensemble des tâches domestiques de familles aisées», est-il précisé en beaucoup plus petit. Tiens donc…

Nathalie n’est pas la môme de 5 ans au moins ciblée par cet avis. Mais elle lit ce qui lui est demandé: 16 à 18 heures de boulot par jour, un caractère docile, travailleuse. Et pour quel salaire? Un espace pour dormir et de la nourriture.

«Vous êtes intéressé(e) pour votre fille et souhaitez la voir déjà entrer dans la vie active?» Cette phrase fait juste grimper aux murs cette mère de famille! Mais quand elle signale l’abus au site hébergeant ce scandale, elle découvre bien vite le pot aux roses.

L’annonce est en fait une «bombe» lancée par "Terre des hommes" et quelques complices pour faire réagir le public et dénoncer l’esclavage des petits dans le monde. Message reçu! Même si Nathalie reste ébranlée par la forme dérangeante de la campagne de sensibilisation.

Au siège de la grande ONG suisse d’aide à l’enfance, on se réjouit plutôt des retombées de cette action lancée le 12 juin, date de la Journée mondiale contre le travail des enfants.

Près de 3000 signatures ont été récoltées en ligne pour s’insurger contre ces pratiques. Des débats ont eu lieu. Et l’on continue d’en parler. Ce «Recherchons petites filles» a donc fait mouche. Espérons que cela change quelque chose au sort de ces millions de gosses…

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26/06/2014

La prose interactive

J’aime bien ces échanges avec vous. Vous témoignez, j’écris; je questionne, vous répondez. Et ainsi de suite. Nous avons la prose interactive…

Petit retour sur les affaires en cours.

Le marché caritatif: j’avais annoncé fin mai la tenue des Puces de Bonvent en faveur de Carrefour-rue, une association œuvrant en faveur des personnes sans abri et démunies. Les organisateurs me font savoir que 19 000 francs ont été récoltés! Ceci grâce aux magnifiques objets proposés à la vente, au travail des bénévoles et aux acheteurs, bien sûr. Merci à tous, et à l’année prochaine, si tout va bien.

Les plantes: que faire avec des daturas reçues en héritage? Telle était ma question un brin embarrassée. Eh bien à vous lire, à vous entendre, je n’ai plus besoin de Monsieur Jardinier. Vous m’avez appris plein de bons trucs pour bichonner ces magnifiques trompettes de la mort sans risquer pour autant l’intoxication fatale. Sympa, je vais tester tout ça. Sauf peut-être la recette proposée par Michel pour me débarrasser d’une personne empoisonnante. Je tiens trop à la vie!

Le foot: «Les bonnes adresses pour suivre le Mundial» titrait en manchette la Julie du 13 juin. Monique, qui n’est pas fan de la chose, me demande quand est-ce qu’elle pourra enfin lire «Les bonnes adresses pour fuir le Mundial». Ceci sans quitter son domicile où elle déguste, les soirs de matches. En ce lendemain d’hier, je n’en sais trop rien, pour la manchette. Mais si vous avez des idées pour passer des soirées plus au calme, il faudrait les partager. Car tout n’est pas encore fini, si j’ai bien compris.

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25/06/2014

La jungle des petits

Je sens que je vais encore avoir la larme à l’œil aujourd’hui. C’est pathétique d’être à ce point sensible!

Cela dit, je ne suis pas seule à fondre devant ces nuées d’écoliers défilant en ville. Tous les adultes, même les plus endurcis, sont émus par la scène qui se répète, chaque année, à l’occasion de la Fête des écoles.

Faut dire qu'ils sont si craquants, ces mômes de 4 à 8 ans qui se tiennent par la main et avancent vaillamment dans les rues, à côté de leur maîtresse endimanchée!

Et si nombreux: 5500 filles et garçons vont ainsi marcher cet après-midi de la place Saint-Antoine aux Bastions. Ils seront timides, fanfarons, surexcités ou fatigués, mais tous fiers d’être au cœur de l’attention publique.

Les «promos» c’est vraiment le top des spectacles. Une représentation de 45 minutes spécialement haute en couleur cette année. Pour la première fois, ce sont les écoliers qui ont choisi le thème de la fête.

Ils n’ont donc pas voté pour le Bicentenaire de l’entrée de Genève dans la Confédération. Ils ont préféré la jungle, avec ses grands fauves et sa végétation luxuriante. C’est plus varié, côté costumes et décorations.

Le cortège terminé, ces milliers d’enfants vont entrer aux Bastions, dont les portes se refermeront sur eux. Ils vont pouvoir encore jouer tous ensemble, avaler des litres de sirop et faire des tours en manège.

Arrivera alors le point d’orgue de la fête: l’ouverture des grilles aux parents! Dans la mêlée générale, on ne saura plus très bien qui, des enfants ou des parents, seront les fauves en cage…

Bonnes promos, les petits!

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24/06/2014

La pomme et les poires

La marque à la pomme prend parfois ses clients pour de bonnes poires.

L’autre jour, François laisse tomber son iPhone et l’écran se brise en mille morceaux. La poisse! L’homme étant fort bricoleur, il se dit qu’il va pouvoir réparer ça avec ses gros doigts (c’est lui qui le dit…) et un brin de jugeote.

Il commande la pièce par internet, débourse une septantaine d’euros pour la chose, puis s’attelle à l’ouvrage.

Las, il n’y parvient pas. L’appareil n’en fait vraiment qu’à sa tête. François est vexé, il se croyait plus débrouille... Il finit par se rendre au temple de la pomme, dans les Rues Basses, pour y demander conseil.

Or, la maison n’est pas là pour aider les bricoleurs! L’employé qui le reçoit lui signale, après consultation de ses collègues, ne rien pouvoir faire dans l’immédiat. Car son appareil ne sera pas réparé en l’état. Ni même regardé.

François est invité àretourner à son domicile, enlever l’écran installé par ses soins et revenir avec la pièce d’origine, même pulvérisée. Après, les spécialistes verront. Et combien coûtera la réparation? Environ 300 francs. La nouvelle est assez mal perçue par le client.

Mais a-t-il le choix? La mort dans l’âme, François commence à démonter chez lui son iPhone quand soudain, il voit qu’il avait oublié de «rebrancher la cosse» lors de sa première intervention. Ne me demandez pas ce que c’est, je l’ignore. Toujours est-il qu’après l’avoir rebranchée, oh miracle, ça fonctionne!

Notre bricoleur a ainsi économisé 300 francs et n’a pas eu besoin de jeter à la poubelle un écran flambant neuf. La pomme prend ses clients pour de bonnes poires. Mais elle en perd parfois, à trop vouloir pousser à la consommation...

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23/06/2014

La puce des chats

Après les envolées musicales de ce week-end de rêve, revenons sur terre. Et sur le cas de ce chat écrasé dont j’ai parlé l’autre jour.

Catherine me fait savoir qu’en général, les mistigris trouvés morts au bord des routes sans collier ne sont pas forcément sans maître

Car les matous ne sont pas des toutous: ils ne supportent pas la laisse au cou et aiment divaguer où bon leur semble, en perdant parfois leur collier en chemin. Mais ils devraient tous être porteurs de puces électroniques.

Justement! On me demande si les policiers qui enlèvent les dépouilles de chats sur la voie publique sont dotés ou non d’appareils permettant de les identifier. Eh bien non, me dit le chargé de communication.

Seuls les vétérinaires en possèdent. Les pandores ou les passants qui trouvent ces animaux devraient donc, si possible, les apporter chez ces spécialistes. Ils seraient ainsi identifiés et leur maître prévenu.

C’est mieux, pour pleurer son chat!

Et pour rester dans le registre de nos amies les bêtes, Elisabeth me signale un drôle de truc. En avril dernier, elle fait des démarches auprès d’un refuge de la région genevoise pour y laisser son animal de compagnie pendant les vacances estivales.

Oh, pas pendant tout l’été. Juste deux jours. A sa grande surprise, il lui a été réclamé le prix d’une location d’une semaine entière! Et les cinq jours payés en trop, ils serviront à qui?

Elisabeth a raqué. Mais elle râle. Manifestement, les places dans les refuges sont aussi rares et chères que les appartements libres dans le canton…

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21/06/2014

Tenir la cadence

Sacré mois de juin! Chaque année, il me lessive un peu plus.

Tu vieillis, Julie… Oui, comme tout le monde. Mais il y a décidément trop de tout, dans cette dernière ligne droite d’avant la pause estivale.

La gestion de l’agenda? Un vrai casse-tête: tout s’emballe et se bouscule, en ces jours de fin d’année. De fin d’année scolaire, bien sûr. Car ce sont les écoles qui donnent le tempo. Il est soutenu, avec les examens, les promotions, les auditions, les spectacles, les fêtes et ce qui va autour.

Ce rythme déteint sur la vie professionnelle ou sociale, avec les derniers rendez-vous d’affaire, les dossiers à boucler, les décisions à prendre. Il faut profiter des personnes qui sont là, sous la main, avant qu’elles ne s’échappent vers d’autres contrées.

Tout se règle dans l’urgence, alors que la chaleur invite à lever le pied…

C’est dans cet emploi du temps bien chargé que s’invite la Fête de la musique, en cette fin de semaine ensoleillée. Une respiration bienvenue, joyeuse, rassembleuse. Mais où aller, et surtout que choisir, au milieu des centaines de concerts, de découvertes et de performances qui nous tendent les bras?

Enfin, cerise sur le gâteau bien copieux, le Mundial! Déjà, les supporteurs bâillent au boulot, après de trop courtes nuits passées à vibrer au foot.

En juin, il faut tenir la cadence!

Tenez, si vous avez malgré tout encore du temps libre, ce serait bien d’aller dimanche à la grande brocante et à la vente aux enchères organisées en faveur d’Emmaüs, à la salle des fêtes de Carouge. Parce que même en été, des gens ont besoin d’un coup de main pour vivre décemment. (rens. 022 342 39 59)

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20/06/2014

La chasse au sac

Route d’Hermance, mardi matin, au lieu-dit la Marguerite. Un bien joli nom, pour un arrêt de bus.

Deux dames babillent à cet endroit en attendant leur correspondance. Monique, qui n’a rien vu venir, sent soudain qu’on la bouscule par-derrière. Elle a à peine le temps de se retourner que déjà un jeune homme lui arrache son sac et file sans demander son reste.

L’histoire aurait pu s’arrêter là. A ce simple vol à l’arraché, comme il en existe tant, et empoisonne tous ceux qui en sont les victimes. Mais non, l’histoire rebondit<.

Car le chauffeur d’une camionnette, stationnée non loin de la Marguerite, suit la scène. Et devant les grands gestes de Monique, qui doit sans doute crier au voleur, il réagit.

Sans descendre de son véhicule, il piste celui qui s’enfuit en remontant la rue où l’attend une voiture. Le conducteur dépasse le malfrat, grimpe sur le trottoir et lui coupe la route. Coincé, le gars! Et là, il lui intime l’ordre de rendre le sac illico.

Le jeune le lui tend presto, sans doute impressionné par la détermination du redresseur de torts.

Le voilà d’ailleurs qui rebrousse chemin et roule en direction des deux dames qui attendent toujours leur bus, mais qui n’ont plus vraiment la même insouciance qu’avant. Puis il rend le sac à sa propriétaire, content d’avoir pu lui rendre ce service.

Monique n’en revient toujours pas: un parfait inconnu a pris des risques pour elle. Extraordinaire! Elle a dû insister lourdement pour que cet homme accepte enfin une récompense.

Mais elle n’a eu besoin de se battre que je relate ce geste civique et sympa…

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19/06/2014

Au cycliste inconnu

Il lui a sans doute sauvé la vie. C’est pourquoi Antoinette, qui fêtera ses 91 ans l’automne prochain, remercie de tout cœur ce cycliste inconnu.

Mardi dernier, vers 15 h 30, il faisait chaud. Très chaud même: la température dépassait les 30 degrés. La touffeur ambiante n’a pas empêché cette dame âgée de se promener dans son jardin, dans la région de Chêne.

Or, c’est bien connu, il y a toujours quelque chose à faire dans un jardin. C’est en voulant couper une branche dans une plate-bande qu’elle perd l’équilibre et tombe… dans ses rosiers.

Impossible pour elle de se relever, ni même de bouger. Car il n’y a pas de roses sans épines. Et les épines font mal! Antoinette a beau appeler au secours, personne ne l’entend.

Les heures passent. Le soleil tape dur et la jardinière reste prisonnière de ses plantes. Ses forces s’amenuisent et bientôt, elle ne parvient plus à crier.

C’est alors qu’entre en scène le cycliste inconnu. En passant par là il aperçoit, par je ne sais quel heureux hasard, l’aînée coincée dans ses fleurs. Il est 18 h 30 et Antoinette, totalement déshydratée, a déjà perdu connaissance.

L’homme alerte aussitôt les secours. Ils interviennent rapidement pour prendre en charge l’accidentée dont la température dépassait les 40 degrés à son arrivée à l’hôpital…

Aujourd’hui, Antoinette va bien et se remet tranquillement de ses émotions, comme de ses contusions. Elle adresse des pensées émues à l’homme dont l’intervention a permis d’éviter le pire.

Plus un bouquet de roses? Pas dit qu’elle garde encore ces fleurs dans son jardin, après pareille mésaventure…

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18/06/2014

La main verte

Vous allez penser que j’exagère avec les plantes. Hier les roses, aujourd’hui les graines urbaines. Et demain? Surprise…

Mais voilà, l’information doit passer maintenant ou jamais: tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’entretien de votre jardin ou balcon, vous le saurez ce mercredi, à partir de midi!

Suffit d’aller au pont des Bergues. Là où des installations de végétalisation sont à l’œuvre pour métamorphoser le passage entre les deux rives et lui donner cette touche «urbanature» si chère à Genève.

C’est donc au-dessus de l’eau que les spécialistes du Service des espaces verts seront de piquet. Mais pas de grève… Ils distribueront jusqu’à l’heure du goûter des «graines urbaines» en sachet surprise et se mettront à disposition des passants pour des conseils pratiques. Comme dans l’émission "Monsieur Jardinier", mais les yeux dans les yeux.

Paraît que les piétons pourront leur demander comment faire pousser un gazon ou tailler une haie. Je veux bien. Mais quels sont les citadins qui ont le terrain allant avec ce genre de préoccupation? Tous n’ont déjà pas de balcon. Tout juste un bord de fenêtre où faire pousser persil et basilic.

A défaut de parler gazon, je pourrais leur causer de mes daturas. Ces grosses plantes vénéneuses reçues en héritage. Faut-il les rabattre? Quand? Et surtout, que faire des branches toxiques?

Car à côté de ces «trompettes de la mort», les lauriers-roses retirés des Pâquis sont juste une plaisanterie! On me dira peut-être que pour éviter tout risque d’empoisonnement, il faudrait les laisser crever...

Je ne parlerai donc pas de daturas avec le jardinier, mais de main verte! C’est moins risqué…

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17/06/2014

La vie en rose

Cette semaine est placée sous le signe de la rose, de l’été et de la musique. Difficile de faire mieux, pas vrai?

Faudrait pas oublier le foot, diront certains. Certes. Mais Genève se met aux roses, et la nouvelle vaut bien quelques coups de klaxon.

Ces fleurs reines sont à la fête ces jours-ci. Elles envoûtent les professionnels du monde entier réunis au parc La Grange à l’occasion du 67e Concours international de roses nouvelles de Genève.

Le premier jour de l’été, samedi donc, les spécialistes attribueront à l’heureuse élue le prix de la Rose d’or. Les amateurs feront leur choix le lendemain dans une ambiance festive.

Car la célèbre compétition horticole sort cette année de ses plates-bandes pour aller à la rencontre du grand public. Un exemple? Dès aujourd’hui et jusqu’à dimanche, cinq mille roses seront distribuées aux passants!

Où donc? Je n’ai hélas pas réussi à obtenir ce renseignement. Je sais juste que ces fleurs, sans couleur politique, seront offertes sur la voie publique avec le sourire, pour promouvoir ce symbole de respect et de courtoisie.

Et ce n’est pas tout. Le jet d’eau se mettra au diapason de la manifestation samedi, en nappant son eau de rose. Quant à l’horloge fleurie, elle sera également toute parée de roses du vendredi 20 au lundi 23 juin. Chic!

D’autres animations musicales, dont Zumba Rose et Sonia Grimm, viendront encore se glisser dans ce beau bouquet jusqu’au 25 juin. Elles se mêleront à tout ce qui se mitonne dans le canton pour la Fête de la musique de cette fin de semaine. Alors devinez ce que je chante en boucle depuis hier? La vie en rose…

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16/06/2014

Jouez, je suis à vous

Depuis une semaine déjà, des mélodies jouées au piano résonnent dans les rues de la ville et des communes genevoises.

Elles s’échappent librement des instruments, virevoltent dans les airs et touchent différemment les passants, selon leur humeur du jour. Un moment de grâce, une distraction bienvenue, un bruit de plus dans le brouhaha général.

Ces concerts impromptus attirent souvent les piétons en fonction du répertoire donné ou de la personnalité qui tient le clavier. Les jeunes prodiges, s’ils ne sont pas trop timides, font ainsi toujours le plein autour d’eux.

Profitez de ces moments magiques, ça ne va pas durer! En fin de semaine, l’opération «Jouez, je suis à vous» sera terminée. Et les 45 pianos droits posés sur la voie publique réduits au silence.

Profitez aussi d’en jouer. Les pieds dans l’eau, au besoin. Mais pas sur le clavier, ainsi que le montrait une photo parue dans la Julie de mardi dernier.

Une musicienne s’en est émue. Car un piano, même s’il sonne comme une casserole, ça se respecte. On peut avoir les doigts collants ou mouillés sur le clavier, à la rigueur. Mais pas d’orteils sur les touches, s’il vous plaît!

Cette concertiste prend aussi part avec bonheur à ces récitals en plein air. Elle se souvient avoir joué "Rêve d’amour" de Liszt sur un piano du Bourg-de-Four. Une jeune femme, qui s’était accroupie contre l’instrument pour bien entendre la musique, en pleurait d’émotion.

La pianiste l’a alors prise dans ses bras, car pour elle également, ce moment était un cadeau. «On s’est quittée sans savoir qui nous étions, seule la musique a parlé, et ce souvenir restera gravé en nous à jamais…»

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14/06/2014

Les sacs supporters

photo.JPGM’as-tu vu en poubelle?

Chaque supporter de la Nati serait en droit de se poser la question…

Depuis deux jours, la voirie de la ville de Genève déclare sa flamme à l’équipe nationale de foot en troquant ses sacs jaune vif contre des poches en plastique rouge pétard. Avec la croix suisse dessus.

La première grosse tache rouge croisée en route m’a fait croire, de loin, que c’était en lien avec le bicentenaire de l’entrée de Genève dans la Confédération. Un peu comme la piscine du pont de la Machine.

Mais en y regardant de plus près, le «hop suisse» inscrit près de la croix ne laisse planer plus aucun doute. C’est bien de foot qu’il s’agit. Les commémorations sont rarement sautillantes.

Comme elle l’a déjà fait lors de la dernière Coupe du monde, la Voirie se mobilise donc pour la Nati. En plus grand encore. Elle a fait imprimer 20 000 sacs pour équiper 2000 poubelles. Sacs qui seront changés deux à trois fois par jour et sept jours sur sept. Ils seront essentiellement utilisés, m’a-t-on dit, les jours de match de la Nati. A vue de nez, il devrait y en avoir assez en stock pour la durée du Mundial.

Bon, si d’aventure la Suisse arrivait en finale, il faudrait peut-être commander des sacs supplémentaires… A voir!

Puisque le foot n’est pas tout, je signale, à toutes fins utiles, que le Samedi du partage a lieu ce 14 juin. La collecte de denrées alimentaires non périssables et de produits de première nécessité se fait dans 75 supermarchés. En automne dernier, 143 tonnes avaient été recueillies en faveur des personnes en situation précaire.

Et hop, hop, hop, on partage!

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13/06/2014

Les Pâquis se rhabillent

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Chaud devant!

Alors que partout ailleurs en ville on se dénude, les Pâquis se rhabillent et sortent couverts. Avec une petite laine! Je ne savais pas ce quartier si frileux…

Et pourtant. Depuis le mois d’octobre, hommes et femmes de tout âge se retrouvent régulièrement au temple, aux bains, en maison de retraite, au parc ou au tea-room pour tricoter de concert. Et tandis que les mains s’activent, les langues se délient…

Tout en refaisant le monde et en apprenant à mieux se connaître au fil des jours, ces cent tricoteurs ont créé l’équivalent de 100 m2 de tissu bariolé!

Des bandes de point mousse, jersey ou autre qui servent aujourd’hui à emballer le mobilier urbain des Pâquis pour rendre le quartier encore plus haut en couleur. Plus chaleureux, aussi.

Cette œuvre collective, qui sera inaugurée samedi, est en cours d’installation. Deux splendides vitraux en laine ont été installés jeudi matin sur la façade du temple des Pâquis.

Tout alentour, soixante potelets sont emmitouflés de laine jusqu’au cou ainsi que deux bancs, des vélos, le plongeoir et la passerelle des Bains des Pâquis, sans oublier la frise douillette sur les toilettes de la place de la Navigation. Et un bel arbre.

Ce projet associatif a permis de réunir des personnes qui ne se seraient jamais rencontrées autrement et réalisé en même temps quelque chose de ludique et de joyeux. Tant mieux!

Car il faut voir tous ces gens, dans la rue, qui cousent les bandes de tricot sur le lampadaire ou le banc. Même les dealers du coin manient l’aiguille à laine avec les habitants du quartier. Du jamais vu. Vive le tricot urbain!

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12/06/2014

Une bonne publicité

Le début de cette histoire est on ne peut plus ordinaire. La fin un peu moins.

Philippe perd un jour son porte-monnaie. Pas besoin d’en faire toute une tartine pour dire à quel point cette perte peut vite tourner au cauchemar administratif.

Ce grand distrait bloque toutes ses cartes de crédit. Puis se dit qu’il devra refaire sa pièce d’identité ainsi que tous les documents qui se trouvaient là, en plus d’une cinquantaine de francs.

La sonnerie du téléphone le tire de ses réflexions moroses. Au bout du fil, on lui annonce une bonne nouvelle: son porte-monnaie a été retrouvé. Plein, qui plus est!

Il ne s’est pas passé plus d’une heure entre la perte de l’objet et cet appel. Philippe, qui n’est plus tout jeune, demande à son «sauveur» de passer à son domicile pour régler l’affaire.

A l’heure convenue, c’est un jeune homme qui vient restituer l’objet trouvé à son propriétaire. Celui-ci veut lui donner une récompense méritée. Pas question, dit le trentenaire!

Il explique à son aîné qu’en tant que musulman, il est de son devoir de faire ce qu’il a fait. Que c’est naturel. Et qu’il ne doit pas être rétribué pour ce geste

Devant l’insistance de Philippe à vouloir le remercier d’une façon ou d’une autre, il fait alors une proposition peu ordinaire.

Si vous voulez vraiment faire quelque chose pour moi, c’est de me recommander pour trouver du travail. Comme magasinier, par exemple.

Philippe a gardé les coordonnées de ce jeune homme «qui a bonne façon» et dont la démonstration de probité vaut la meilleure des publicités. Ça vous tente?

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11/06/2014

Le cas du chat écrasé

La rubrique des chiens écrasés compte parfois des chats.

Comme ce matou noir avec une tache blanche sur le devant, trouvé mort ce lundi de Pentecôte au bord de la route, sur le pont de la Drize. Un chat sans collier.

Que faire? Sabine, qui passait par là, téléphone à tout hasard à la police municipale de Carouge pour demander conseil. La réponse la laisse baba. Puisqu’elle a trouvé ce chat, à elle d’apporter la dépouille le lendemain à la déchetterie de la Praille!

Donc tu t’arrêtes devant un cadavre d’animal, tu t’inquiètes pour lui et c’est encore à toi d’assurer les funérailles. Il n’y a pas à dire, ils savent déléguer!

Sentant la dame un brin agacée, la personne au téléphone lui suggère d’appeler le 117. Mais à quoi bon déranger les urgences, se dit Sabine, quand plus rien ne presse.

Elle laisse finalement le chat à sa place, avec l’idée de s’en occuper tout de même le lendemain. Mais mardi matin, l’animal n’est plus là. Une bonne âme s’en est déjà chargé. Ou un policier. Voire les deux à la fois…

Car j’ai appris qu’en règle générale, il faut appeler le poste de police du secteur quand une bête est retrouvée morte sur la voie publique. Une patrouille vient alors la chercher pour l’emporter au centre d’incinération des déchets carnés.

Si la personne qui fait la macabre découverte ignore dans quel secteur elle se trouve, ne pas hésiter à appeler la centrale de la police genevoise au 022 427 81 11. Elle est aussi là pour ça.

Sabine avait raison de penser que ce n’était pas à elle de faire ce boulot.

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10/06/2014

Surtout, pas touche!

Il est une chose qu’il faut savoir dans nos rapports avec les contractuels.

Quand ils prunent, parfois, c’est par défaut. Je vous explique?

Mardi de bon matin, un homme s’en va récupérer sa voiture. Une contravention l’attend sur le pare-brise.

Bizarre autant qu’étrange! Il a payé son dû pour stationner dans la zone Q et n’a aucune raison d’être amendé. Et pourtant. Un agent a noté sur le PV à 60 balles: «macaron habitant caché».

Caché par quoi, je vous le demande? Par une fiente! De pigeon ou autre gros oiseau, vu la taille de la chose…L’excrément recouvre certes une partie du macaron, mais pas tout. La lettre Q reste lisible (j’ai vu la photo), tout comme le début de la plaque d’immatriculation. L’agent aurait pu s’abstenir, dans le doute. Ou dégager tout ça pour vérifier. Non, il a sévi.

L’automobiliste a donc pris son téléphone pour protester auprès du service du stationnement. On l’a vite rassuré. Son amende sera annulée s’il entreprend des démarches. Ça lui prendra un peu de temps, désolé. Oui, la situation est un peu absurde. Mais voyez-vous, il faut comprendre ce qui s’est passé.

Les agents n’ont pas le droit de toucher au véhicule qu’ils amendent, sauf pour lever délicatement l’essuie-glace et y glisser le PV. C’est tout.

Dans le cas présent, le contractuel ne pouvait pas sortir un petit mouchoir de sa poche pour ôter la fiente et vérifier le macaron. Risquait-il une amende? Il a préféré la donner.

Encore du temps perdu et des paperasses inutiles. On nous prend vraiment pour des pigeons!

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07/06/2014

Ah, la vache!

Si d’aventure une balade dans les verts pâturages vous tente à Pentecôte, gare à la bonne grosse vache qui paît au loin. Elle n’est pas aussi placide qu’on croit. Parfois, elle voit rouge!

Dimanche passé, au Salève, Laetitia court sur un chemin entre l’Observatoire et la Croisette. Elle n’est pas seule au monde. Il y a là des promeneurs, des parapentistes, des familles qui traversent ce pâturage où estive un troupeau.

La joggeuse avise une vache qui lui semble bien agitée. Elle ralentit pour ne pas la déranger et marche en arrivant à sa hauteur. Mais voilà, la bête se tourne soudain vers Laetitia et la charge. Comme un taureau dans une corrida!

D’un coup de tête elle fait valdinguer la jeune femme, la roule et la foule tel un fétu de paille. Sonnée, la sportive se relève tant bien que mal. Mais elle est à nouveau renversée et piétinée.

Laetitia n’en mène pas large mais se remet debout. Elle tente une réaction plus déterminée face à son assaillante en la regardant droit dans les yeux. Erreur.

La bête se met encore plus en colère et s’acharne sur elle. Coups de tête, coups de sabots. La jeune femme fait alors la morte. Une tactique risquée, mais payante: l’animal se calme.

Et que font les gens alentours? Rien! Ils assistent, médusés, à la scène. Seuls deux paysans volent à son secours pour chasser l’animal. «Elle est jeunette», lâchera l’un d’eux, très gêné, à celle qui vient de vivre l’impensable.

Laetitia s’en tire avec quelques hématomes et très une grosse frousse rétrospective. Si la vache avait eu des cornes, elle y serait restée!

Alors si la balade vous tente dans les verts pâturages, gardez vos distances. La vache qui rit, c’est un fromage.

Pas la réalité!

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06/06/2014

Romands pénalisés

La Coupe du monde n’a pas commencé que j’ouvre déjà cette colonne au foot. Dieu sait où cela va me mener…

Pas au Brésil, pour l’instant, mais à Lucerne. Là où se déroulait, mardi, l’ultime match de préparation avant le Mundial entre la Suisse et le Pérou.

En supporter inconditionnel de la Nati, Jean-Pierre prend le train de bon matin à Cornavin. Il va vivre ce match avec sa fille et son ami péruvien.

Temps radieux, ambiance fantastique, me dit le Genevois épaté de voir, dans le stade lucernois, ce mélange parfait de rouge et de blanc, les couleurs des deux pays. Plus tous ces couples mixtes suisso-péruviens et ces orchestres colorés. Le foot est vraiment à la fête!

Un seul hic, et de taille: le retour.

Des trains spéciaux sont prévus à la fin du match pour les supporters de Zurich, Bâle et Berne. Plusieurs trains, même. Mais pour les Welches, horaire normal. Plus rien ne bouge après 22 h.

Les supporters romands sont donc condamnés à attendre le premier train du lendemain, à 4 h, quitte à dormir dans la gare. Ou à partir à la mi-temps.

C’est ce que font Jean-Pierre et ses proches. Ils abandonnent à regrets les gradins pour sauter dans le dernier convoi en direction de Genève, avec deux changements à Berne et à Lausanne effectués au pas de course.

Les buts de la deuxième mi-temps, ils les regardent sur leur portable. C’est moins bien, côté ambiance: entre un wagon et un stade, y a pas photo! D’où leur réflexion un brin désabusée sur la distance séparant le foot romand des hautes sphères alémaniques…

Et si je disais que ces dirigeants affichent ainsi un mépris total des supporters romands, j’aurais tout faux?

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