18/08/2014

Parlons gros sous

Je me suis gentiment fait remonter les bretelles pour une question de gros sous.

Pendant mes vacances, un descendant de Paul Burkhard s’est manifesté, suite à un papier paru mi-juillet où je m’inquiétais de l’épidémie de fausses thunes sévissant à Genève.

Paul Burkhard? C’est l’artiste qui a gravé la pièce de 5 francs émise en 1922. Et qui reste à peu de chose près celle que nous utilisons aujourd’hui. Autant dire une autorité en la matière.

Son arrière-petit-fils me signale deux erreurs dans la prose où je conseillais d’ouvrir l’œil pour traquer les imperfections des faussaires. Moche!

Ce n’est pas Guillaume Tell qui figure sur le côté face de la thune, mais un berger d’alpage. Un mythe s’effondre pour moi…

Ensuite, je pensais que sur le côté pile se trouvait une double guirlande d’edelweiss de là-haut, sur nos montagnes. Or, si elles ornent bien la droite du drapeau, ce sont des rhododendrons qui s’épanouissent à gauche. Voilà!

C’est d’ailleurs l’exécution bâclée de ces fleurs qui signale une fausse pièce, tout comme le relief de la croix moins accentué et l’aspect de la pièce plus mat que normal.

Pas rancunier pour un sou, le descendant du graveur me glisse une thune dans l’enveloppe qui servira de modèle lors de notre opération de fin d’année.

Laquelle? La Thune du Cœur, voyons!

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