04/09/2014

Paiement immédiat

Une amie qui frise les 70 ans reçoit une convocation pour se rendre à une visite médicale. Elle est automobiliste depuis des lustres et doit passer par la case toubib si elle veut conserver son bleu.

Paraît qu’à partir de cet âge, on entre dans une catégorie à risques…

Le courrier contient une liste des médecins-conseil habilités à faire l’examen qui décidera du sort d’Anna. Figurent 64 noms de parfaits inconnus, puisque son docteur ne s’y trouve pas. Comment choisir? Au pif!

Le jour venu, elle passe les tests de réflexe et de vue. Sitôt l’examen terminé, la praticienne lui demande de régler immédiatement la visite. A savoir 120 francs. A déposer là, sur la table.

Anna en a les bras qui tombent. Jamais elle a dû payer cash une consultation médicale. Sauf dans un pays dit en voie de développement… Elle préférerait régler avec un bulletin de versement. C’est non. Et si elle n’a pas d’argent sur elle? Il faut aller en chercher au bancomat et revenir payer, répond la toubib. Ben voyons…

En me racontant son histoire, l’amie crie au scandale: on ne l’a pas prévenue d’une telle pratique lors de la prise du rendez-vous, ou dans la salle d’attente.

Or, d’après de la Faculté, Anna n’a pas de quoi s’énerver. Elle était avertie: suffisait de lire le «Nota Bene» figurant au-dessus de la liste des médecins!

Le prix de la consultation y est indiqué (jusqu’à 170 francs), comme le fait d’être amené à devoir la payer sur place. Et pourquoi donc? Parce qu’elle n’est en principe pas remboursée par les caisses maladie. C’est donc l’usage.

Voilà, chère Anna. C’est déroutant. Mais dans les règles de l’art…

07:00 | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook |  Imprimer | | |

Commentaires

Ce qui serait intéressant de savoir, c'est qu'est-ce qui justifie qu'un examen médical ne soit pas remboursé. Sur quoi se base ce refus ? Qui décide du choix de ces médecins-conseil ? Le libre choix du médecin existe pour tous ceux qui ont une assurance de base normale. Pour ceux qui pratiquent le barème médecin de famille imposé, celui-ci aurait pu faire un bon vers spécialiste.

Cela me semble curieux aussi d'imposer un examen qui n'est pas pris en charge par celui qui l'impose.

Tout ceci me paraît très flou dans la manière dont c'est traité.

Quant aux médecins qui pratiquent les yeux fermés ce genre de curiosité, qu'on nous en donne la liste, de façon à pouvoir les éviter soigneusement pour toute autre raison :-)

Écrit par : Jmemêledetout | 04/09/2014

Combien de temps a duré le test? Car il ne s'agit donc pas d'une consultation.

Le médecin traitant n'est-il pas apte à délivrer le certificat d'aptitude à la conduite automobile? Quelle belle rente de situation! Comment ont-ils été choisis?

http://ge.ch/vehicules/permis-de-conduire-et-permis-eleve/medecins-conseil

Écrit par : Johann | 04/09/2014

Cette charmante dame aurait pu également tenter de faire le même examen, en Francelande voisine, et de produire le document attestant du résultat.

Et si jamais le préposé au SAN se mettait à couiner, il y aurait matière à entrer en matière.

Par exemple :
une prestation (examen) doit être fournie, elle l'est
le résultat est identique à celui qu'un "listé" aurait fourni.

Dès lors, c'est QUOI, ce monopole?
Il y a certainement un retour, une enveloppe, un BAKCHICHE.

C'est là précisément qu'il faut aller regarder et fouiller!

Et le SAN n'est pas un cas isolé: il y a également le SAM!
Qui affilie d'office des gens à un groupe mutuel en valais...

Là aussi, il y a une combine cachée!

Quel est le montant de l'enveloppe à la fin de l'année!

On demande des enquêtes et des éclaircissements!

CONCUSSION ET COLLUSION!

Merci pour votre attention


K. Dispa

Écrit par : Keren Dispa | 04/09/2014

Les commentaires sont fermés.