16/09/2014

Le match fantôme

L’angoisse du gardien de but au moment du penalty: c’est un grand classique de la littérature et du foot.

Moins connu, mais tout aussi stressant, doit être le désarroi des joueurs de tennis quand ils disputent un match de demi-finale de Coupe Davis, alors que la messe est dite et que les fidèles désertent Palexpo…

C’était dimanche, en début d’après-midi. Roger Federer vient d’apporter le point décisif qui propulse l’équipe suisse en finale. Ambiance du tonnerre dans les gradins!

Imaginez, comme moi, 18 500 fans (moins les supporters italiens, bien sûr) tous de rouge et blanc vêtus, visages maquillés ou perruqués, enroulés dans des drapeaux nationaux et qui laissent bruyamment éclater leur joie!

Ils applaudissent l’exploit sportif, se congratulent parmi et exultent lors du tour d’honneur de leur champion. Puis une bonne moitié d’entre eux quitte les lieux. Peut-être un peu déçus que tout se soit joué si rapidement.

S’ils avaient su, beaucoup d’entre eux seraient restés.

Encore fallait-il le savoir!

Car sans avoir été annoncé, le 5e match de cette demi-finale a eu lieu, comme le règlement actuel le prévoit. Les amateurs les plus éclairés l’ignoraient.

Lammer et Seppi sont donc entrés sur le court un quart d’heure après la folle liesse qui a fait chavirer Palexpo. Ils ont disputé un match dénué d’enjeu, dans un stade à moitié vide, tandis que les gens partaient petit à petit. Moche. L’Italie l’a emporté. Mais le cœur n’y était plus.

Faut dire qu'il faisait beau, dimanche. Et la messe était déjà dite…

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