29/11/2014

Allez, on partage!

Le samedi, c’est généralement la journée des courses. Et aujourd’hui, c’est le Samedi du Partage.

Ça tombe plutôt bien: les achats du jour ne serviront pas seulement à soi, mais un peu aux autres. Pour autant que l’on joue le jeu…

La collecte géante de denrées alimentaires et de produits d’hygiène se tient dans les supermarchés du canton. Dans plus de septante magasins des deux rives, c’est dire s’il faudra faire exprès pour la rater!

Cette deuxième récolte de l’année sert à renflouer les stocks de la centrale alimentaire Partage. Celle du mois de juin avait amassé quelque 105 tonnes de marchandises non périssables et des articles de première nécessité.

Ces réserves ont fondu. Elles ont été distribuées au cours des derniers mois à une cinquantaine d’associations qui soutiennent des personnes en situation de précarité. Et il n’y a bientôt plus grand-chose dans les entrepôts carougeois.

Pour aider à les remplir à nouveau, on peut compter sur les clients généreux qui achèteront de quoi remplir les palettes. Mais aussi sur les bénévoles. Ces gens sans qui rien, ou pas grand-chose, ne se ferait.

Plus de 800 personnes vont ainsi donner de leur temps et de leur énergie pour distribuer les cabas aux clients et les encourager à participer à cette grande action de solidarité.

S’ils reviennent avec les bras chargés de confitures, de poivre ou de Pampers, il faudra encore tout trier. Avant de ranger les tonnes de marchandises récoltées. Des amours, ces bénévoles.

Ce samedi, on partage donc tout. Même les épinards! Mais en boîte…

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28/11/2014

La Thune, le point.

Je vous avais promis de parler plus longuement des épiceries solidaires, bénéficiaires de la Thune du Cœur 2014 avec l’association Partage.

Eh bien c’est aujourd’hui chose faite. Pas ici, voyons! Je n’ai pas assez de place pour raconter les visites que j’ai faites, en début de semaine, dans les quatre épiceries solidaires de Lancy, Onex, Vernier et des Trois-Chêne.

Alors je me suis sérieusement étalée. Sur une pleine page. La 21, donc du journal de ce jour. Toutes ces lignes à disposition m’ont juste filé le tournis!

Lisez donc cette présentation et vous comprendrez, du moins je l’espère, pourquoi il faut soutenir ces actions qui permettent à certains d’entre nous de vivre plus décemment.

Et si j’en profitais pour faire le point de la Thune, lancée il y a tout juste une semaine? Elle roule bien! Je n’ai pour l’heure que de bonnes nouvelles.

Les rejetons de Jules sillonnent le canton pour trouver l’oseille à gauche à droite. On les croise dans les bureaux, buvettes, cafétérias ou commerces. Broutez et prospérez, les petits…!

On me signale que l’association d’artisans Les Erables organise son marché de Noël les 6 et 7 décembre à la salle de gym de Puplinge et qu’elle installera deux tirelires pour la Thune. J’aime les artisans. Les musiciens aussi: une scène libre ukulélé et vin chaud se déroulera en faveur de notre action le 8 décembre à 20 h, au 187 de la route de Saint-Julien, à Plan-les-Ouates. J’y cours!

Et puis une femme de plume a mis dans une exposition une crousille à côté d’opuscules qu’elle avait écrits, en son temps. Elle a ainsi récolté des sous pour Jules. Entre nous soit dit, merci, Claude!

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27/11/2014

Les tenues sombres

Il fait grisouille et maussade. Alors pourquoi sommes-nous tous vêtus de noir? De gris foncé, de bleu marine ou de brun?

C’est d’un triste de voir les foules si sombres quand le temps l’est aussi.

Il faudrait mettre de la couleur dans tout ça. Porter des habits pétant de jaune, d’orange et de vert pistache. De bleu turquoise ou de vieux rose. Des trucs chauds, quoi! Qui allument les yeux et réchauffent le cœur.

Il serait bon d’afficher la couleur sur de grandes surfaces de tissu, et pas seulement sur les écharpes ou les bonnets. Ça égayerait le paysage et mettrait un sacré coup de soleil là où il n’y en a plus.

Mais voilà. Avec l’arrivée du froid et du gris, les tenues ténébreuses se répandent comme une traînée de poudre dans les villes.

Cette mode est sans doute la manière la plus simple que les gens ont trouvée pour accompagner les saisons. En automne et en hiver, on porte le deuil de l’été. On devient plus passe-partout, plus sobre, plus discret.

Inutile en effet de souligner outre mesure le teint blafard et le nez rouge que l’hiver nous donne. Il semblerait que nous soyons moins beaux à voir ces temps-ci qu’en été, sans le léger bronzage qui masque les rides et égalise les traits…

Patience, donc. Il faudra faire avec ces allures frigorifiques jusqu’au printemps. Et là, enfin, on pourra se réjouir du redémarrage de la nature et du retour des couleurs dans nos habits.

En attendant, j’en connais un qui ne porte que du rose au milieu de toutes ces tenues sombres. C’est Jules!

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26/11/2014

Noël avant l'heure

C’est Noël avant l’heure, du côté de Perly!

Les habitants de la commune n’y ont peut-être pas encore prêté attention. La nouvelle devrait donc les réjouir: un jeune conifère vient d’être planté pour remplacer leur célèbre Sapinou.

Depuis une vingtaine d’années, cet arbre était joyeusement enguirlandé à l’approche de Noël par des mains inconnues. Cette présence chaleureuse faisait du bien à la sortie de l’autoroute. Et puis un triste jour, paf, il n’était plus. Scié, le Sapinou!

La faute au principe de précaution. L’imprudent ayant grandi trop près de l’axe routier, il aurait pu gêner… Celui qui le remplace est encore petiot. C’est un Taxus Baccata, signale le chef de secteur de la direction de l’entretien des routes. Un if, pour faire simple!

Il a été planté sur un espace plus confortable, en retrait de la chaussée. Si tout se passe bien pour lui, il forcira sans crainte du lendemain et recevra à son tour boules, guirlandes et angelots.

Ce serait alors Sapinou 2, messager de Noël, choyé par un elfe mystérieux et admiré loin à la ronde. Grand merci à ceux qui lui permettent de vivre à son tour cette riche expérience!

Dans un autre registre, il semblerait que l’on manque de gens de bonne volonté pour vendre les peluches en faveur du Téléthon Genève 2014. Dix personnes sont encore recherchées pour assurer la vente de ces petits rennes prénommés Jimmy, vendredi 5 décembre (12 h à 18 h) et samedi 6 décembre (9 h à 17 h) dans les stands en ville et les centres commerciaux.

Les intéressés peuvent contacter rapidement Catherine au 078 953 80 21.

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25/11/2014

Passer à l'action

Comment aider celles et ceux qui sont dans la mouise? A l’approche des Fêtes, cette préoccupation taraude les gens de bonne volonté qui ne savent parfois plus trop où donner pour bien faire.

«L’Avant, c’est le temps de la retape» notait avec un grand sourire une Genevoise presque centenaire qui versait toujours une petite somme symbolique à chaque cause d’ici ou d’ailleurs parlant à son cœur.

C’était donc une fidèle de la Thune! Elle aurait sans doute aimé l’association qui vient de voir le jour fin octobre à Genève. Ses membres lui ont donné un nom qui annonce clairement leur programme: «Passons à l’action».

L’action? Elle se déroulera dehors, auprès des sans domicile fixe croisés dans les rues de la cité. Dès ce soir, mardi 25 novembre, et à un rythme à déterminer, des groupes de deux personnes se déplaceront en centre-ville pour distribuer de la soupe et du pain à ceux qui en ont besoin.

Ces bénévoles, pleins de détermination et d’enthousiasme, ont collecté dons, nourriture et vêtements chauds avant de se rendre sur le terrain. Ils estiment leur intervention utile aussi longtemps que des gens démunis ne trouveront pas tous place à table dans les lieux qui leur offrent des repas gratuits.

Au lieu de rester les bras croisés, ou de s’engager auprès de structures qui existent déjà et font bien leur boulot, ils agissent. Reste à savoir comment leur geste sera perçu par les principaux intéressés. On en reparlera, c’est sûr.

Mais attention, si j’en fais trop, Jules va me faire une scène: faudrait pas que j’oublie la Thune du Cœur, donc. Qu’il se rassure, j’assure!

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24/11/2014

La trappe parfumée

Ce billet fleure bon le romantisme finissant…

Il m’a été soufflé par une vieille connaissance à son retour d’un grand magasin de notre ville, dont le rayon parfumerie est particulièrement fourni.

Autrefois, cet homme ne pouvait traverser ce lieu aux mille senteurs sans être abordé par tous les vendeurs. Ils lui proposaient alors des languettes de papier parfumé qu’il humait, ou non, selon les humeurs du jour.

Les années ont passé. Ses cheveux ont blanchi. Il frôle désormais la septantaine. Toujours alerte. Mais aujourd’hui, il n’existe simplement plus aux yeux des diffuseurs de parfums.

Ces jeunes répartis dans le rayon parfumerie se tiennent toujours en faction devant les flacons, sourire aux lèvres, tirés à quatre épingles. On les dirait vernis. «Mais ils ne flairent de clients que pimpants» lâche celui qui ne l’est visiblement plus assez à leur goût.

Or, cet aîné n’est pas en haillons. Il est propre sur lui. Tous les matins, il se rase et se lave les cheveux. Son habillement, à défaut d’être élégant, est correct, selon ses dires. Mais cela ne suffit plus, à l’évidence, pour être encore considéré dans le coup.

«Il faut croire que j’ai une tête à ramollir mes biscottes dans le café au lait», constate cet érudit. Une tête à ne plus vouloir se parfumer. Et c’est là que les vendeurs en parfumerie se plantent.

«C’est vrai que les vieux, à mesure que leur métabolisme se déglingue, deviennent un peu malodorants… Il ne me restera donc plus qu’à acheter de l’Eau de Cologne en litres dans les pharmacies.»

Ainsi va la vie!

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22/11/2014

Projets fédérateurs

Jules, le retour! Je me permets de revenir sur le sujet car je sais que des lecteurs ne lisent la Julie que le samedi. Faudrait pas les rater: voici l’ambassadeur de la Thune du Cœur 2014, croqué par Herrmann. Il n’est pas mignon?

jules14b.jpg

 

Vous pouvez remplir sa panse à la réception de la Tribune ou lui envoyer un billet doux par la Poste, ça arrive. L’ancien CCP de la Thune étant mort et enterré, reste le versement bancaire. Le compte et ses coordonnées figurent en bas, sous ma signature. Vous avez la flemme de recopier ces chiffres? Je vous envoie un bulletin de versement de la banque. Suffit de me le demander!

A part ça, il est un autre projet fédérateur qui a lieu ce samedi dans le bâtiment des arts décos, rue Necker. La direction ad interim propose à ceux qui œuvrent là, étudiants, profs, personnel administratif ou technique, de retrousser les manches pour repeindre tous ensemble les locaux recouverts de tags.

Les volontaires viennent dès 8 h, en salopettes, l’institution fournit peinture et pinceaux, et ça blanchit à tour de bras jusqu’à 15 h. Simple comme bonjour. Et sympa: les peintres et leur famille se retrouveront autour d’un bon repas offert par l’école. Ça crée du lien!

 

JULIE-LA THUNE DU COEUR

Numéro 0240-504482.01K

IBAN CH080024024050448201K

BIC UBSWCHZH80A

 

 

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21/11/2014

La Thune redémarre!

jules14b.jpgFini le roupillon, Jules! T’as pas vu? Les décorations de Noël sont déjà en place. Sors vite de ton boîton, sacré cochon, que je te débarbouille. Après hop, tu files faire ton job de tirelire.

Jules n’a pas rouscaillé. Depuis ce matin, il trône à la réception de la Julie et attend vos dons avec impatience. C’est qu’il a faim, l’animal.

Sûr qu’il va bâfrer toute l’oseille qui lui passera sous le groin: des sous, gros, moyens ou petits, des billets itou. Tout ça pour la Thune du Cœur.

La Thune? Paraît qu’il existe encore des personnes qui ne connaissent pas cette excellente genevoiserie. Je la leur fais donc courte: si tous les lecteurs et gens de cœur donnaient au moins une thune (cinq francs) pour les plus démunis d’ici, cela ferait du bien à tous ceux qui sont dans la mouise.

La recette de la collecte 2014 sera entièrement attribuée à des associations genevoises reconnues et actives dans l’aide alimentaire: Partage, bien sûr, ainsi que les Epiceries Solidaires de Vernier, Lancy, Onex et des Trois Chêne. Je reviendrai plus en détail dans les prochains billets sur ces bénéficiaires.

En attendant, sachez que deux Salons ouvrent aujourd’hui leurs portes à la Ferme Sarasin du Grand-Saconnex et qu’ils donnent toujours un bon coup de pouce à Jules. Il s’agit du Salon de la Bougie et celui du Santon de Provence, qui tous deux se tiendront jusqu’au 30 novembre. On y court, pour joindre l’utile à l’utile.

Et si vous ne comptez pas courir, mais juste soutenir la Thune depuis chez vous, c’est toujours possible. Je vous dirai comment demain.

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20/11/2014

Une ville en marche

Encore heureux qu’il ait fait beau, hier, le temps de la grève!

Les employés des Transports publics genevois n’auraient pas pu trouver meilleure journée pour obliger leurs clients à se passer d’eux. Pour peu, ils y prendraient goût. Les passagers, donc…

Pour apprécier la situation imposée par les grévistes, il fallait certes avoir du temps devant soi ou une solution de repli pour se rendre au boulot autrement qu’à pieds.

Mais quel régal de voir alors cette ville en marche. Avec ces cohortes de gens pressant le pas le long les rues, sur les ponts et les voies du tram. L’œil fureteur, le nez au vent, le soleil sur la peau. Et même pas grognons, à première vue.

Ils arpentent leur cité comme le feraient des touristes, empruntent un autre itinéraire que celui de leur bus favori. Cherchent parfois leur chemin et se rendent compte que, finalement, marcher peut mener loin.

Pas seulement en termes de distance parcourue. En cheminant, l’esprit se libère, les pensées vagabondent. On devient plus sensible à son environnement. Aux odeurs. Celle du froid qui gagne du terrain, des premiers feux de cheminée. Et puis des gaz d’échappement, fatalement.

Ben oui. C’était une journée sans transports publics. Mais pas sans bagnoles, comme c’était le cas lors de ces fameux «dimanches sans voitures»! Celles-ci étaient très nombreuses hier à couler dans les artères de la ville. Sans bus ni trams pour leur barrer la route.

Alors si les automobilistes et les marcheurs prennent goût à cette grève, les TPG ont du souci à se faire…

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19/11/2014

Bus ou omnibus...

Pour un retour de vacances, je suis plutôt gâtée. C’est du lourd, du gratiné: grève aux TPG, chaos annoncé en ville pour aujourd’hui. Et puis quoi encore?

Cette nouvelle, par exemple! Paraît que c’est déjà la pagaille, tous les matins de la semaine, à bord du train régional de 7 h 22 reliant La Plaine à Cornavin…

Faut dire que cet omnibus est pris d’assaut par les habitants de la Champagne et du Mandement qui bossent en ville. Plus les élèves qui vont au Cycle de Montbrillant. Et ça fait du monde! Ces passagers voyagent debout, serrés comme des sardines dans une boîte.

Le train est donc archiplein. Sauf dans le wagon 1re classe. Pas étonnant que les jeunes s’y glissent pour échapper à cet entassement programmé.

Mais voilà. Vendredi dernier, à la gare de Russin, quatre contrôleurs des CFF montent dans ce wagon chic pour en bloquer l’accès aux indésirables.

A Satigny, me dit Patrick, les choses se corsent: les ados sont empêchés de grimper dans la voiture vide alors que le reste de la rame est saturé. C’est la bousculade, les invectives. Le train repart en retard avec des passagers en pétard et laisse des gamins sur le quai.

A un élève qui demande les raisons d’un tel problème, un contrôleur des CFF répond «t’as qu’à prendre le train plus tôt.» Soit une demi-heure avant.

Eh bien non, Monsieur!

Ce qu’il faudrait, c’est un ou deux wagons supplémentaires. En seconde classe, bien sûr, pour les écoliers et les travailleurs qui sont les principaux utilisateurs de cette ligne. A cette heure matinale, du moins. Après, j’en sais rien.

Sur ce, très bonne journée aux utilisateurs des transports en commun!

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07/11/2014

Oser la gentillesse

Je garde sous le coude depuis près d’une année la lettre d’une charmante dame qui cultive la discrétion. C’est une gentille. Une vraie!

Comme sa réflexion concerne un sujet qui revient chaque année à date fixe, je vous en fais part aujourd’hui, pour que l’idée fasse son chemin…

«Ils ont décidé de faire du 13 novembre la Journée internationale de la gentillesse! A-t-on besoin d’une journée dans toute une année pour être gentil? Je trouve cela tellement bizarre que j’ai décidé de faire l’inverse.»

Cette femme aimable va donc s’offrir une journée «sans» et tenter de faire sa punaise. Ce n’est pas gagné d’avance!

Elle devra ainsi cesser de sourire aux personnes croisées en chemin, de tenir la porte de l’ascenseur ou de l’entrée à ceux qui ont de la peine à se mouvoir, ne plus aider une personne à mettre son manteau en lui tendant sa manche.

Et puis terminé: elle ne proposera pas à tous ses voisins d’arroser leurs plantes, de nourrir les poissons rouges ou le chat en leur absence.

Il manque un peu de monnaie à cette maman, au parking? Non, elle ne lui donnera pas les 20 centimes qui l’arrangeraient tant. Et pas question de laisser passer devant elle, à la caisse du magasin, le jeune qui n’a qu’un Coca alors que son chariot est plein.

Voilà pour les intentions. En réalité, cette «mamy» se connaît trop bien. Elle a des doutes: «Vais-je pouvoir ne pas être sympa et attentionnée tout un jour?»

Le 13 novembre, je serai gentille… avec moi. Dès demain, je fais relâche jusqu’au 17 novembre, pour des patates tardives. D’ici là, soyez gentils! Et pas que le jour J...

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06/11/2014

Les oubliés du boulot

Viviane pousse un coup de gueule qui a tout du méchant coup de blues. Comment venir en aide à cette «oubliée de la société», comme elle se présente? En lui donnant la parole, à défaut de pouvoir lui offrir un emploi.

Pourtant c’est là tout son problème. Cela va bientôt faire trois ans que cette femme diplômée cherche un travail. Ce qui veut dire beaucoup de postulations, de dossiers, d’entretiens d’embauche et de lettres de motivation.

Mais comment se motiver encore quand certains employeurs ne daignent pas même répondre à ses courriers et que tous ses efforts ne servent à rien?

«Je pense que mon âge (45 ans) et ma nationalité suisse ne m’aident pas.»

Pour l’âge, cela ne fait hélas aucun doute. Pour la nationalité, j’en suis nettement moins sûre. C’est dur pour tout le monde.

Après être passée par la case chômage, puis arrivée en fin de droits, cette dame ose un jour demander une aide sociale pour ses primes d’assurance maladie accident. Elle déchante vite, devant la mise à nu administrative qu’une telle démarche implique. Ajouter à cela qu’elle doit payer un minimum à l’AVS, alors qu’elle n’a pas de revenus, et verser quelques thunes pour les frais de sa déclaration d’impôt.

«Aucune administration étatique ne m’a jamais contactée pour savoir comment j’allais, si ma situation s’était améliorée, si j’avais besoin d’un coup de pouce pour quoi que ce soit. Par contre, pour réclamer de l’argent, ils savent où sonner!»

"La situation devient insupportable", constate Viviane. Que faire?

Telle est la question!

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05/11/2014

Arnaque ésotérique

Ce courrier est arrivé chez une dame âgée. Une cible que se disputent les monteurs d’arnaques en tous genres.

La missive personnalisée annonce une bonne nouvelle à Madame Rose, comme je l’appellerai

Nous devons vous envoyer un solde créditeur de 36 000 francs. (Ah oui vraiment?) Le crédit provient d’une assurance-vie arrivée à échéance le 15 juillet 2014, qui a été souscrite le 15.07. 1994. (Aucun souvenir!) Votre nom a été reporté comme bénéficiaire. (Par quel miracle?) Nous vous prions d’excuser la prise de contact tardive, mais ce ne fut pas simple de vous trouver. (Si vous le dites…)

A ce stade, Madame Rose ne sait trop s’il faut se réjouir ou se méfier. Mais elle aimerait y croire. Aussi lit-elle attentivement cette lettre venue des Pays-Bas.

L’heureuse élue y apprend comment remplir le formulaire qui lui fera toucher le pactole. Moyennant signature et payement de 60 francs «pour l’exécution des formalités et pour les documents nécessaires à l’obtention de la somme qui me revient.» Bizarre bizarre. 

Madame Rose décide alors de consulter son gendre. Et lui, avec ses bons yeux, parvient à lire les minuscules lettres imprimées avec une encre pâle figurant dans un coin du courrier.

Il découvre qu’il s’agit en fait d’un événement promotionnel pour l’achat d’un produit ésotérique! Les soixante francs correspondent au prix de vente (et frais de port) d’un talisman pour devenir riche. Une aide précieuse pour avoir la chance de gagner au tirage au sort les 36 000 francs mis en jeu…

Et vous savez quoi? Madame Rose ne s’est pas fait avoir!

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04/11/2014

Bonjour le service

Les voyages, c’est souvent bien à l’aller et pénible au retour.

Ou plutôt interminable: la rentrée n’en finit pas, alors que l’on a soudain hâte de se retrouver chez soi…

Jeudi dernier, Christiane revient avec des amies d’une longue virée sur les routes du Tyrol. Leur car les dépose à l’aéroport de Cointrin.

Ça tombe bien, elle habite au Grand-Saconnex voisin. Une bise aux copines et hop, elle sautera dans un taxi et sera vite à la maison.

Dans ses rêves…

La voyageuse commence par faire la queue avec sa valise, un gros sac et une solide migraine en bandoulière. Arrive son tour. Elle donne son adresse au chauffeur de taxi. Qui dit non!

Il refuse la course. Il la snobe.

Ce conducteur préfère sans doute un trajet en direction de Cologny. Ou de plus loin encore. Un chemin situé au Grand-Saconnex? Non, pas pour moi.

Bonjour le service à la clientèle!

Christiane ravale sa colère et quitte Cointrin à pieds. Il n’y a pas de bus pour aller près de son domicile. Elle va mettre des plombes à tirer ses bagages jusqu’à ses pénates. Autant dire que le joyeux Tyrol est oublié et que le retour à la réalité mine. Les alentours de l’aéroport ne sont pas spécialement folichons pour les piétons. Ça donne juste envie de repartir.

Une fois dans son appartement, la cliente éconduite se renseigne auprès de la centrale de taxis. Elle apprend qu’elle aurait dû relever le numéro de plaque du véhicule pour dénoncer le comportement de son chauffeur.

Trop tard. La prochaine fois, c’est elle qui le snobera.

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03/11/2014

A vos marques...

Nous sommes donc en novembre. Il n’y a pas à dire, ça se précise. Je pense aux Fêtes de fin d’année et tout le tralala.

En ce qui nous concerne, c’est aux alentours du 20 de ce mois que sera lancée la Thune du Cœur, version 2014. Le principe ne varie pas: il s’agit de collecter des fonds pour venir en aide aux plus démunis de Genève. En partant de l’idée que si tous ceux qui peuvent se le permettre donnaient au moins une pièce de cinq francs, on irait loin! De telles perspectives font rêver…

La somme réunie en fin d’année sera attribuée à des associations apportant de l’aide alimentaire à celles et ceux qui en ont besoin.

Vous allez dire que je m’y prends un peu tôt en parlant aujourd’hui de la Thune. Mais il faut que les associations sportives ou culturelles, les écoles, les magasins, les voisins ou les copains aient un peu de temps pour mettre en place ces collectes. Ou en avoir l’idée…

Arlette m’a ainsi contactée pour m’annoncer la bonne nouvelle. Avec Micheline, elles vont s’occuper de la collecte jusqu’ici assurée par Thérèse et ses amis du Tea-room du Petit Bel-Air.

Elles ont déjà préparé l’annonce qui sera affichée sous peu sur les portes d’entrée des immeubles de l’avenue Mirany pour expliquer le pourquoi et le comment de cette action. Merci d’avance à ces dames et aux désormais Amis du petit Bel-Air qui reprennent le flambeau de la Thune.

Merci aussi à Rosemary qui, la première à nouveau cette année, vient d’envoyer bonne pitance à Jules. Le cochon commençait à avoir la dalle…

A vos marques, prêts? Le feu, c’est pour bientôt!

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01/11/2014

Drôles de nouvelles

Parfois, il faut se pincer pour y croire. Pas trop fort, tout de même…

Il existe ainsi un site Web qui tient ses membres au courant du boulot que font leurs relations. Les intéressés ont ainsi eu l’occasion d’apprendre l’autre jour que M. Tartempion «est maintenant chômeur chez Office cantonal de l’emploi».

Sacrée promotion! L’information digérée, ils ont alors pu cliquer sur la touche «Félicitez Tartempion». Et bien enfoncer le clou au passage. M’est d’avis que le nouveau chômeur a adoré ces encouragements!

Ce client de la Poste reste lui aussi scotché par ce que lui a divulgué la préposée à la réponse des utilisateurs. Il l’avait appelée pour connaître les raisons du changement d’horaire de distribution du courrier dans sa région. Depuis un lustre, il le recevait en début de matinée. Mais depuis peu, le facteur passait entre l’heure de l’apéro et celle du pousse-café. Pourquoi?

«Cher Monsieur, ces changements se pratiquent dans toute la Suisse pour que tout le monde puisse avoir les mêmes chances d’horaire agréable!» Tous les clients égaux devant la Poste, fallait y penser! Et dire que la préposée a reçu une formation spéciale pour faire passer cette information à la clientèle…

La Migros quant à elle a fait l’économie d’un traducteur en chair et en os, et c’est bien dommage. Ses magasins commencent à mettre en vente des articles annonçant «Merry Christmas», ce qui peut encore jouer. C’est plutôt le «Weihnachts-Geschenkanhänger» qui pose problème: la petite étiquette servant à indiquer le destinataire d’un présent devient ainsi une «remorque de cadeau de Noël». C’est d’un lourd!

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