03/02/2015

Blancheur à éclipse

Elle peut nous casser les pieds. Et autre chose aussi. Cela dépend de l’humeur ou du type de glissade générée par sa simple présence au sol. C’est qu’elle laisse rarement indifférent, la neige!

Alors, tiendra, tiendra pas cette fois? La question se posait hier matin devant ces mille milliards de tatouillards qui constellaient le ciel à l’infini.

En très peu de temps, ces gros flocons de neige humide ont réussi tout à la fois à faire vibrer l’air frais, étouffer les sons et adoucir le paysage.

Ils ont aussi fait ouvrir grand la bouche des enfants vers le ciel, eux qui osent encore laper ces cristaux magiques venus d’ailleurs sans risquer de se faire mal voir. Parce que je ne vous dis pas la tête de la dame qui m’a surprise en pareille posture…

La neige! «Elle a dû se faire mal en tombant de si haut» écrivait Prévert en son temps. Mal peut-être pas, dans le cas présent. Car sitôt mollement parvenus sur le macadam, les flocons matinaux ont fondu. Espérant, qui sait, préparer le terrain pour que de plus résistants qu’eux forment enfin un vrai tapis d’or blanc.

Certains citadins y ont aussi cru, enivrés par tant de blancheur et par cette sensation ouatée, douce et légère qui s’empare de nos sens et bouleverse les habitudes.

D’autres n’ont pas voulu s’en réjouir, pressentant déjà l’issue du jour, ou redoutant simplement l’après neige, si moche, si sale. Si déprimante.

Les sceptiques ont eu raison, hélas. La neige n’a pas tenu ses promesses.

La bise annoncée risque bien, elle, de tenir, étant d’un naturel plus fiable…

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