25/02/2015

Les deux étourdis

On l’avait surnommé l’étourdi du Svalbard, rapport au portefeuille qu’il avait oublié au musée de Longyearbyen. René l’avait retrouvé un mois plus tard à son domicile genevois, grâce à deux fées du Spitzberg. L’histoire avait fait l’objet d’une encre bleue en 2012 et elle est à l’origine de belles correspondances entre Genève et le Grand Nord.

Cette fois-ci l’étourdi, ce n’est pas lui! Car hier matin, en traversant le passage piétons à la sortie de Planète Charmilles, René aperçoit sur le trottoir un porte-monnaie particulièrement gonflé. Dans l’épaisseur, s’entend.

Il est surpris que personne n’ait vu avant lui ce morlingue bedonnant et entrouvert, avec une thune bien en évidence. René ramasse le tout, le soupèse et le palpe. Cet objet précieux doit contenir dix fois ce qu’il avait dans le sien à l’époque… Il le glisse dans sa poche et observe les gens alentours.

Il repère vite un retraité avec un sac à commissions. Et lui pose une série de questions surprenantes. Avez-vous fait des courses au magasin? Heu, oui. Avez-vous encore votre porte-monnaie sur vous? Heu, non, lâche l’aîné, après l’avoir cherché partout.

René lui fait alors décrire son bien, puis préciser ce qu’il contient. A savoir pas mal de billets, des cartes de banque, une pièce d’identité et tout le tralala. Ça correspond!

Notons au passage que ce n’est pas très raisonnable de se balader avec autant d’argent sur soi. Mais bon.

Et voilà l’étourdi du Svalbard qui donne le gros porte-monnaie à son sosie distrait, heureux d’avoir pu rendre, aux Charmilles, le geste qu’on lui avait fait là-haut, au Spitzberg.

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Écrit par : Myriam Belakovsky | 25/02/2015

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