23/03/2015

Johnny le désossé

Johnny, c’est une célébrité locale, une présence attachante, une silhouette fluette. Elle était tordue en diable quand le contorsionniste, les jambes nouées derrière la tête, traversait sur les mains le pont de la Machine.

Un fol exploit qui a valu à notre «désossé» du cru une mention dans le Guinness Book des records.

C’était dans les années septante. Puis les temps ont changé. Trahi par ses articulations, le frêle septuagénaire ne se plie plus en huit pour la galerie. Son truc, désormais, c’est la presse.

Johnny le désossé se met en scène dans un journal, son journal, qu’il vend dans les bistrots et autres lieux publics avec une candeur déroutante.

Son quotidien tient dans quelques feuilles agrafées contenant des bribes de texte, des annotations pas toujours lisibles, des photos et de jolis dessins. Ceux de sa nièce, Précieuse, 13 ans, qui prépare un livre pour les enfants.

«Mon journal, c’est comme si je fais une carte postale et que je l’écris à 300 personnes» sourit Johnny. Et quelle est nouvelle principale de ce numéro 342?

La sortie de son premier film! Car le Genevois s’est mis au cinéma. Il a écrit le scénario de «Drame de la jeunesse» qui voit la belle Dadynette (sa belle-sœur) visiter divers lieux de la ville et finir sa course terrassée à la Terrassière.

Il a aussi filmé le tout et joue de l’harmonica sur la bande-son. «Je ne pensais pas que je pourrais faire tout ça…» Et pourtant!

Ce film sera projeté vendredi 27 mars à 20 h au Moulin à Poivre de l’Hôtel Calvy, entrée 5, ruelle du Midi.

Sacré Johnny!

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