01/04/2015

Assis mais debout

Dimanche soir à l’Arena. Les stars des années 80 se déchaînent, le public rugit de plaisir. Quelle pêche, ces artistes!

Dans la salle, 5000 personnes se régalent de la prestation en se trémoussant sur leur siège. Faut dire que c’est un spectacle vendu assis, afin de tenir compte de l’âge présumé des spectateurs et de leur offrir plus de confort.

Entre les premiers rangs et la scène, une barrière et un espace laissé vide. C’est la distance nécessaire pour que le public assis puisse voir les chanteurs, et pas seulement leurs pieds…

Pascal a choisi une place tout devant pour profiter au mieux de la soirée. Il plane pendant la première partie du concert. Tout se gâte après pour lui. L’ambiance est telle dans la salle que les spectateurs se lèvent et se pressent en masse devant la scène pour y danser.

Autant dire que ceux qui se retrouvent assis derrière eux et qui ont payé plus cher pour être là ne sont pas ravis.

Pascal abandonne sa place d’où il ne voit plus ni la scène ni l’écran au-dessus et va poser une fesse sur un escalier.

Il a juste l’impression de s’être fait rouler et le signale à l’organisateur, Live Music Production. Lequel lui répond que si les gens se lèvent en nombre, ce qui n’est pas prévu à l’avance, il est impossible de les faire se rasseoir, pour éviter l’émeute. Et tous ces gens debout, ça signifie qu’ils sont enthousiastes et qu’ils ont du plaisir. Où est le problème?

Le problème, c’est que Pascal pense que derrière tout ça, c’est business et compagnie. L’organisateur affirme, lui, qu’il fait plus d’argent sur un concert debout que sur un concert assis. Comment s'en sortir...

Auraient-ils un point sur lequel ils seraient enfin d’accord? Oui. Dimanche soir, la musique était bonne!

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