16/04/2015

Retour d'Afrique

Une hirondelle ne fait pas le printemps. Mais que dire d’un printemps sans hirondelles?

Alors que les feuilles s’épanouissent sur les arbres et que les températures nous font croire à l’été, ces oiseaux migrateurs se font désirer. C’est ce que me signale l’ami qui scrute le ciel des Grottes depuis des semaines, à l’affût du premier vol gracile zébrant les airs, accompagné de joyeux trissements.

Or ils devraient déjà être revenus en nombre de leurs quartiers d’hiver africains, après 9000 km de battements d’ailes incessants. Si quelques hirondelles rustiques ont certes été vues dans le canton, le gros des troupes traîne un peu en route cette année. Elles semblent peiner à partir et à arriver.

C’est que, selon le responsable du centre ornithologique genevois Patrick Jacot, l’espèce est en danger et diminue. Et pourquoi donc?

En Afrique, pour faire court, l’usage incontrôlé des pesticides dans l’agriculture intensive et la pose de filets pour la chasse font toujours plus de dégâts. A quoi s’ajoutent encore la sélection naturelle lors de la migration et la destruction des nids dans nos régions. Un comble, lorsque l’on sait que les hirondelles viennent justement ici pour fonder famille.

Que faire alors? Ne pas détruire ou boucher les abris de ces petits migrateurs, même s’ils salissent la façade. Poser des nichoirs pour favoriser leur venue, ceci pas forcément à la campagne. Patrick Jacot a ainsi créé la plus grande colonie artificielle d’hirondelles de fenêtre et de martinets noirs dans un grand hangar… à l’aéroport de Genève. Le rêve, pour ces grands voyageurs!

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