17/04/2015

Sacré Joseph!

Râleurs les Genevois? Pas toujours!

Quand ils aiment, ils aiment fort, et le font savoir. Ils étaient ainsi tous debout mercredi soir au BFM à crier, à taper des mains et des pieds pour saluer la prestation ébouriffante de Joseph, l’enfant de Meyrin.

Joseph qui? Joseph Gorgoni, pardi. L’homme sans qui Marie-Thérèse ne serait point.

Marie-Thérèse Porchet, donc.

L’ombre de la mégère de Gland a beau planer sur ce «one man/woman show» introspectif et bavard, c’est en costar noir que l’artiste se met à nu devant son public. Enfin nu, pas tout à fait. Seul le crâne est physiquement à découvert.

L’effeuillage est d’un autre ordre. Les spectateurs voient comment s’est créée la bête de scène qu’ils ont sous les yeux. Comment elle s’est construite: à 8 ans, Joseph voulait devenir chanteuse!

Ce retour sur les terres de l’enfance permet à l’artiste de donner pleine mesure de ses talents de chanteur et de danseur. D’imitateur aussi. Il incarne Zouc, son idôle, à la perfection!

Vingt ans de vie commune avec la poule aux œufs d’or ça laisse des traces, et ça fait des envieux. Gorgoni et ses complices à l’écriture se régalent de cette situation: comment pourrait-on en avoir marre de faire rire les gens, et d’en vivre?

Ce spectacle bourré d’humour a déjà tourné sur les scènes romandes. Mais c’était la première fois, mercredi, qu’il était joué à la maison. Accueil formidable, chaleureux. Joseph Gorgoni en était tout chaviré, à l’heure des saluts.

On rit de bon cœur avec lui jusqu’à samedi. Peut-être plus, si entente.

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