29/04/2015

L'auréole qui tache

Mais quel dommage, c’est d’un moche!

Et pourtant, le mur des Réformateurs fait partie des monuments phares du canton. C’est un pan de notre histoire, un incontournable des circuits touristiques, bref, un haut lieu pris en photo par des milliers de visiteurs depuis le parc des Bastions.

Eh bien, il faut qu’ils cadrent vraiment leur sujet au plus près s’ils veulent garder un bon souvenir des quatre Réformateurs posant dans leur robe de Genève.

Car on ne voit bientôt plus que lui. Le grillage, donc. Celui qui se dresse au-dessus des statues et sur toute leur largeur. Il brille au soleil, rehaussé de fil de fers barbelé, encadré de sacrés pics.

Comme auréole, on a vu mieux!

Ainsi parés, Guillaume Farel, Jean Calvin, Théodore de Bèze et John Knox sont d’une austérité qui frise le code. Certes, ce dispositif de protection n’est pas né de la dernière pluie. Il était en son temps noyé sous quelques buissons de houx et par la verdure des grands arbres. Or ceux-ci ont disparu.

Les plantations qui les ont remplacés, rue de la Croix-Rouge, sont encore trop jeunes pour faire oublier le grillage. Et celui-ci ne peut être enlevé aussi longtemps qu’il y aura des crétins pour balancer des pots de peinture sur les statues.

Alors quoi? Je ne sais pas, moi.

Il faudrait peut-être disposer dans de gros bacs des plantes qui partiraient à l’assaut de ce bastion métallique. Pour le transformer en mur végétal, fait de vigne, de chèvrefeuille ou même de fruits de la passion.

Tout, sauf cette vision sèche et pointue. Les réformateurs méritent mieux qu’une couronne d’épines au-dessus de leur tête.

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Commentaires

Eventuellement adresser un SOS à un deux petits gars rentrant de formation djihadiste: qui leur reprocherait de les voir s'occuper des quatre statues en question d'un cœur universel envoyant les quatre réformateurs droit au paradis d'Allah!

Ces quatre réformateurs... que penseraient-ils de nos mœurs contemporaines?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 29/04/2015

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