30/04/2015

En quête de billets

Les Transports publics genevois! Il me semble que ça fait des plombes que je n’en parle plus ici.

Anne vient donc fort à propos me faire une petite piqûre de rappel TPG. L’usagère se trouve l’autre jour à l’arrêt «Epeisses», à Avully. Elle attend le bus K qui va de Chancy au Petit-Lancy.

Que voit-elle dans l’armoire horaire? L’annonce suivante: «Merci de prendre votre titre de transport au distributeur automatique.» Soit. Mais à cet endroit, il n’y en a pas. Et la précision qui suit l’achève: «Pas de vente à l’intérieur du véhicule.» Ben voyons!

Le tout est dit en quatre langues. Qu’importe au fond, car le message est clair: tu grimpes dans le bus sans titre de transport, t’es mort. S’il y a un contrôleur, bien sûr. Zut alors, c’est vraiment pas juste!

Aux TPG, on ne parle pas d’injustice, mais de coquille… Le placard en question daterait de Mathusalem, ou presque, et l’info mobilité Unireso qui figure sous l’annonce n’est plus ouverte non-stop, comme indiqué, depuis 2008. L’autocollant et ses frères, s’il en a, seront donc enlevés au plus vite. On respire.

Mais que doit faire Anne à l’arrêt Epeisses, si elle n’a pas d’abonnement? Prendre un billet par SMS, par exemple. Ou acheter un titre de transport à l’intérieur du véhicule, si le bus de campagne en possède un. Depuis Mathusalem, des progrès ont été faits.

Elle peut aussi prendre son billet à arrêt suivant, après avoir averti le conducteur, ou au besoin signaler l’absence de distributeurs au contrôleur. Il devrait faire preuve de compréhension.

Disons que ce serait la moindre des choses.

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29/04/2015

L'auréole qui tache

Mais quel dommage, c’est d’un moche!

Et pourtant, le mur des Réformateurs fait partie des monuments phares du canton. C’est un pan de notre histoire, un incontournable des circuits touristiques, bref, un haut lieu pris en photo par des milliers de visiteurs depuis le parc des Bastions.

Eh bien, il faut qu’ils cadrent vraiment leur sujet au plus près s’ils veulent garder un bon souvenir des quatre Réformateurs posant dans leur robe de Genève.

Car on ne voit bientôt plus que lui. Le grillage, donc. Celui qui se dresse au-dessus des statues et sur toute leur largeur. Il brille au soleil, rehaussé de fil de fers barbelé, encadré de sacrés pics.

Comme auréole, on a vu mieux!

Ainsi parés, Guillaume Farel, Jean Calvin, Théodore de Bèze et John Knox sont d’une austérité qui frise le code. Certes, ce dispositif de protection n’est pas né de la dernière pluie. Il était en son temps noyé sous quelques buissons de houx et par la verdure des grands arbres. Or ceux-ci ont disparu.

Les plantations qui les ont remplacés, rue de la Croix-Rouge, sont encore trop jeunes pour faire oublier le grillage. Et celui-ci ne peut être enlevé aussi longtemps qu’il y aura des crétins pour balancer des pots de peinture sur les statues.

Alors quoi? Je ne sais pas, moi.

Il faudrait peut-être disposer dans de gros bacs des plantes qui partiraient à l’assaut de ce bastion métallique. Pour le transformer en mur végétal, fait de vigne, de chèvrefeuille ou même de fruits de la passion.

Tout, sauf cette vision sèche et pointue. Les réformateurs méritent mieux qu’une couronne d’épines au-dessus de leur tête.

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28/04/2015

Cliente à part entière

Comment faire pour bien faire?

Danielle vit seule, elle n’est plus toute jeune et a un appétit d’oiseau. Autant dire que les courses au magasin, c’est pas tout rose pour elle.

 Comme cette cliente achète peu de choses à la fois, pour éviter le gaspillage alimentaire, elle s’y reprend souvent à trois fois pour réfléchir à ce qu’elle veut devant les rayons. Et là encore, ce n’est pas gagné d’avance.

Car si les fruits et légumes se vendent maintenant au détail, ce qui est une bonne chose, il n’en va pas de même pour tous les produits, dont la viande.

Allez trouver, dans un grand magasin, une barquette qui contienne de quoi faire un ragoût de bœuf ou une blanquette de veau pour une personne!

Alors pour la viande, c’est décidé, Danielle ira chez le boucher de son quartier. Histoire de favoriser aussi les commerces de proximité dont les produits sont souvent plus chers, mais de bonne qualité.

Le problème, c’est que le commerçant en question est un peu bouché.

Il refuse ainsi de lui couper et de lui vendre une seule tranche de jambon. La pièce étant encore sous vide, ça l’embête de l’ouvrir pour si peu. Vous me mettrez alors deux petites saucisses, demande la cliente sans se démonter. C’est non, à nouveau. Il les vend par six!

Quand Danielle fait remarquer au marchand qu’il n’est pas très serviable, il rétorque qu’elle peut toujours aller se servir à la Coop. C’est noté!

Tout compte fait, la dame a jeté son dévolu sur les Halles de Rive. C’est assez loin de chez elle. Mais là au moins, les personnes seules sont encore considérées comme des clients à part entière.

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27/04/2015

Echanges bienvenus

gautierdessus.jpgElles nous sont revenues plus solides et plus belles qu’avant. Mieux: pendant leur absence, elles ont fait des petits!

Les boîtes d’échanges entre voisins viennent donc de faire leur retour en force dans les quartiers genevois, après quelques mois d’absence.

Elles étaient attendues de pied ferme par de nombreux usagers accros au système: après deux jours de présence au coin de la rue, on trouve déjà des tas de bouquins, de peluches et de babioles en transit dans ces toutes nouvelles caisses métalliques décorées avec goût.

Posées fin 2012 sur la voie publique à titre de test, les onze premières boîtes d’échange avaient séduit habitants et décideurs: 108 000 objets, à vue de nez, avaient été échangés par ce biais en une année. Soit environ 32 tonnes de matériel. Une vraie économie parallèle!

A l’origine de ces installations interactives, l’association "Happy city lab" a décidé de passer à la vitesse supérieure avec la bénédiction des autorités. En 2015, le canton va compter quarante lieux d’échange, dont deux déjà actifs aux Services industriels genevois. Là, on parle de boîtes d’échanges entre collègues, et ça fonctionne plutôt bien!

«Donnez quelque chose… prenez quelque chose!» L’invite est connue, et la plupart des gens en reste là. Mais à l’heure du tout connecté et des joies à partager avec le plus grand nombre, il est désormais proposé de dire merci à ses voisins ou de publier les photos de ses découvertes sur le réseau. Pour faire le buzz.

Je crois que je vais plutôt guetter, près de la boîte de mon quartier, celui ou celle qui dépose de si bons polars. Histoire d’échanger quelques mots…

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25/04/2015

La mi-temps électorale

coluche.JPG«Si voter changeait quelque chose, il y a longtemps que ça serait interdit.» Signé Coluche et sa bonne bouille ronde.

Ce petit placard ironique est collé à la va-vite sur une affiche incitant les citoyens à élire leurs représentants…

L’intervention n’est pas isolée sur cette rangée de panneaux électoraux. «Personne ne décidera pour moi», clament à l’envi des bandes de papier imprimé qui masquent les bobines de candidats aux Municipales. «Voter bouche les artères sociales…» «Ne pas voter aussi!» relève au stylo un passant.

Il y a là tout et son contraire. On a vu plus croustillant. Plus décalé aussi. Faut croire que le premier tour des élections genevoises n’inspire pas trop les promeneurs. Il y a bien des commentaires inscrits au feutre, mais ça vole plutôt bas…

Et les dessins sur les affiches? Ils sont du genre classique inoxydable. J’en ai sans doute raté quelques-uns, mais j’ai repéré pas mal de portraits de candidats affublés de nez rouge, bonjour les clowns ou de bandeau de borgne, tous des pirates.

A quoi s’ajoutent les dents cariées, les yeux brouillés, la moustache hitlérienne, la langue pendante et les dents de vampire.

Il faut décidément avoir le cuir solide pour faire de la politique!

En cette mi-temps électorale, celles et ceux qui sont encore dans la course respirent un peu. Pour leur image, du moins.

De nombreuses affiches graffitées du premier tour ont déjà disparu, et les nouvelles, toutes belles, toutes neuves et prometteuses vont bientôt recouvrir les panneaux officiels.

Le deuxième tour peut commencer…

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24/04/2015

Concert à Saint-Georges

Faut-il encore présenter aux Genevois le centre funéraire de Saint-Georges? Non. L’adresse est connue: on s’y rend trop souvent avec des mouchoirs en poche et le cœur serré.

Ce dimanche pourtant, ça devrait changer! Le service des pompes funèbres ne va pas y organiser des funérailles, mais un concert. C’est une première.

Un concert au centre funéraire? Certains vont crier au sacrilège. Ils ont tort: le programme est totalement en phase avec l’esprit du lieu.

Le public pourra ainsi assister à un concert de chants orthodoxes de mort et de résurrection, donné par le chœur Yaroslavl’. Un ensemble a cappella, composé d’une quinzaine de chanteurs amateurs et professionnel, spécialisé dans ce répertoire. Emotions musicales garanties et plus, si entente.

Pourquoi donner cette prestation dans un lieu si fortement marqué? Pour le rendre plus accessible, peut-être. Ou pour le valoriser d’une autre manière, la musique permettant aussi un moment de partage et de recueillement.

Même si cela peut surprendre, le service des pompes funèbres n’en est pas à son coup d’essai, côté concerts. Il en a déjà proposé un à la chapelle de l’Ange de la Consolation et un autre à la chapelle des Rois, pleine à craquer. Le public en redemande!

La chapelle A du centre funéraire pouvant accueillir plus de 300 personnes, il devrait donc y avoir de la place pour tous. On dit que l’acoustique y est excellente. Vivement dimanche!

Dimanche 26 avril à 17 h, chapelle A du centre funéraire de St-Georges. Entrée libre mais réservation conseillée: pompesfunebres@ville-ge.ch

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23/04/2015

Parlons bulbes

Parlons bulbes, parlons fleurs, elles sont si admirables en cette saison.

Les parcs et les pelouses bordant le lac explosent ces jours de couleurs grâce aux milliers de fleurs qui s’épanouissent près du frais gazon. Ça donne sacrément bonne mine à la ville!

Devant ces belles qui nous font tourner la tête, j’ai eu soudain une pensée pour les jardiniers. Combien de bulbes faut-il donc mettre en terre pour obtenir un tel effet?

Eh bien je vais vous le dire, maintenant que je le sais: en 2012, sur toute la ville de Genève, 400 000 bulbes ont été plantés!

Ils ont donné différentes variétés de tulipes et de narcisses (version précoce et tardive, histoire de faire durer le plaisir), mais aussi des fritillaires impériales, des muscaris et des aulx.

Ces petites choses magiques se multipliant d’année en année, il est aujourd’hui impossible de chiffrer précisément le nombre de bulbes enfouis en terre municipale. Quand on aime, on ne compte pas…

Le Service des espaces verts estime toutefois qu’il y en a environ 55 000 de plantés le long du quai Wilson et à la Perle du lac, et quelque 65 000 sur le quai de la rive gauche!

C’est là que s’étale ce splendide tapis de tulipes hautes en couleurs, allant de la statue de la Bise jusqu’à Genève-Plage. Et après? Après, plus rien. Ne reste qu’un simple gazon parsemé, au naturel, de pâquerettes et de pissenlits.

Nous sommes arrivés à Cologny, où la bande herbeuse se fait plus économe, moins exubérante.

Alors vite, rebroussons chemin, jetons des fleurs aux jardiniers de la cité et ne boudons pas notre plaisir.

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22/04/2015

Le piano désaccordé

La musique, c’est bon pour le moral! C’est dire si les humains en ont besoin lorsqu’ils sont hospitalisés…

Dans un pavillon de Belle Idée trône un piano désaccordé qui sonne faux et heurte les oreilles sensibles. Un patient en fait la remarque à un proche.

Ni une ni deux, ce parent entreprenant réagit: il contacte un accordeur de piano, s’engage à payer les 200 francs de l’intervention et s’arrange pour qu’elle soit faite le plus vite possible.

Notre homme, qui connaît la musique, téléphone au pavillon pour avertir qu’un professionnel passera le lendemain accorder l’instrument.

Mais qu’avait-il fait, le malheureux: oser prendre une initiative, sans être de la maison! Au bout du fil, une dame en blouse blanche lui passe un savon. Genre, mais de quoi je me mêle? Les soignants ont d’autres problèmes plus importants à régler qu’un piano désaccordé!

Notez que ça ne lui coûte rien, cette remise en harmonie. Ça pourrait même faire plaisir aux patients, la musique étant aussi la langue des émotions…

Bien que sonné par cet accueil réfrigérant, l’entreprenant téléphone à l’administration pour expliquer l’affaire. On se renseigne, lui dit-on.

Renseignements pris, il apprend qu’une telle initiative citoyenne n’est pas envisageable. L’hôpital disposant d’un service d’entretien, il faut passer par lui quand il y a un problème.

Les équipes doivent le contacter pour obtenir un bon de réparation, au service de trouver ensuite une solution. Si d’aventure un accordeur de piano fait partie du personnel technique, en avant la musique!

Tout est décidément question de tempo…

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21/04/2015

Le temps du troc

C’est un bien joli nom, troc!

Il sonne clair et net. Il définit aussi l’échange direct de biens le plus simple, le plus primitif qui soit: je te file un livre, tu me passes un saladier, et basta.

Alors que ce système économique exclut normalement l’emploi de monnaie, le troc qui se pratique dans notre région relève d’une autre logique.

Les uns se débarrassent du superflu que d’autres recherchent, moyennant quelques francs et un intermédiaire de choix: les organisateurs de ces ventes de deuxième main. Ils réceptionnent les affaires, les listent et les trient avant que d’autres bénévoles assurent la vente. Le but étant de dégager un petit bénéfice pour une cause qui leur tient à cœur.

Le plus grand troc de la ville, l’un des plus anciens aussi, se tient en fin de semaine dans deux grandes salles de l’école des Grottes. Au menu de cet événement très attendu, la collection printemps-été!

Vendredi, bric à brac de saison dès 18 h et troc, samedi, de 8 h 30 à 12 h 30.

Ces dernières années la concurrence des fêtes de quartier, où tout le monde déballe sa penderie ou sa cave sur le trottoir, a fait du tort à ce système bien rodé.

Mais la nouvelle équipe qui a repris les rennes du troc aux Grottes retrousse les manches et y croit fort: il y aura une soixantaine de bénévoles aux stands, pour près de mille acheteurs attendus. Tous les prix seront affichés, comme au supermarché. Mais ils sont doux!

A l’heure où les milieux de mois sont déjà difficiles dans certaines familles, ces rendez-vous comptent. Pour connaître tous les autres trocs du canton: www. trocsventes.com

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20/04/2015

Tout vient à point...

L’encre bleue de jeudi dernier n’avait pas fini de sécher que carillonnait déjà la bonne nouvelle: les hirondelles tant attendues sont enfin revenues!

L’ami des Grottes en avait des larmes de joie devant ces silhouettes graciles virevoltant dans le ciel

Pour elles au moins, le retour d’Afrique s’est bien passé, après 9000 km de vol. Leur reste encore à vivre dans nos contrées, le temps de se reproduire. Autant dire qu’elles ne sont pas au bout de leurs peines.

Malgré tout, cette annonce matinale m’a un peu chiffonnée: ça ne fait pas très sérieux d’annoncer que ces oiseaux migrateurs sont en retard le jour même où ils arrivent. Hasard de calendrier, sans doute.

A moins qu’il suffise de faire un papier pour que l’objet de nos attentes se manifeste ou se réalise? J’ai tenté l’expérience le jour même de l’arrivée des hirondelles avec un autre sujet en rade. L’ascenseur du Seujet, en panne depuis bien avant Pâques.

Une affichette désolante annonçait «hors service» et faisait rebrousser chemin en bougonnant piétons et cyclistes. On en dira jamais assez combien ce trait d’union vertical entre Saint-Jean et la Jonction est utile à la mobilité douce du canton.

Eh bien jeudi, alors que je demandais des explications à qui de droit, l’annonce initiale était déjà remplacée par un post-it indiquant «en réparation». Je laisse filer un jour, ne croyant pas trop à cette coïncidence. Mais vendredi, l’ascenseur fonctionnait à nouveau. Miracle!

Certains diront plutôt que tout vient à point à qui sait attendre…

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18/04/2015

Fontaines municipales

C’est la der qui sonne pour aller voter! J’ouvre vite l’enveloppe officielle qui poireaute depuis des semaines sous la pile de courrier.

Et là, surprise. C’est du jamais vu, à moins que j’aie raté une élection: la brochure de la Chancellerie d’Etat s’est refait une beauté!

Pour mettre l’eau à la bouche des citoyens qui voudraient tout savoir sur les Municipales 2015, elle glisse dans ses pages explicatives dix grandes photos de fontaines. Les avez-vous vues?

Cette déclinaison en noir et blanc est très esthétique. Un brin nostalgique aussi: ça fleure bon la place de village, sans voitures, dans un cadre préservé.

C’est quoi le message?

«Il ne faut pas dire: fontaine, je ne boirai pas de ton eau». Bof. Le proverbe colle pas trop aux enjeux de ce scrutin. Encore que… il ne faut jurer de rien! «L’eau va toujours à la fontaine». Certes. Mais encore? «Il vaut mieux boire à la fontaine qu’au tonneau». Très Genevois, tout ça…

Ces représentations rappellent peut-être le rôle joué autrefois par les communes genevoises. Celui de veiller à l’approvisionnement en eau potable de leurs administrés, ce qui était vital. La fontaine symbolisant alors le service public de base. Et par ricochets…

Bon. Plus simplement, on peut aussi dire que les fontaines évoquent ces lieux de rendez-vous privilégiés, où la population se retrouve volontiers pour jouer autour de l’eau, babiller et refaire le monde. En parlant des prochaines élections, sans doute.

En attendant, c’est la der qui sonne pour aller voter. Sans quoi dimanche soir, des candidats malheureux vont pleurer comme des fontaines…

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17/04/2015

Sacré Joseph!

Râleurs les Genevois? Pas toujours!

Quand ils aiment, ils aiment fort, et le font savoir. Ils étaient ainsi tous debout mercredi soir au BFM à crier, à taper des mains et des pieds pour saluer la prestation ébouriffante de Joseph, l’enfant de Meyrin.

Joseph qui? Joseph Gorgoni, pardi. L’homme sans qui Marie-Thérèse ne serait point.

Marie-Thérèse Porchet, donc.

L’ombre de la mégère de Gland a beau planer sur ce «one man/woman show» introspectif et bavard, c’est en costar noir que l’artiste se met à nu devant son public. Enfin nu, pas tout à fait. Seul le crâne est physiquement à découvert.

L’effeuillage est d’un autre ordre. Les spectateurs voient comment s’est créée la bête de scène qu’ils ont sous les yeux. Comment elle s’est construite: à 8 ans, Joseph voulait devenir chanteuse!

Ce retour sur les terres de l’enfance permet à l’artiste de donner pleine mesure de ses talents de chanteur et de danseur. D’imitateur aussi. Il incarne Zouc, son idôle, à la perfection!

Vingt ans de vie commune avec la poule aux œufs d’or ça laisse des traces, et ça fait des envieux. Gorgoni et ses complices à l’écriture se régalent de cette situation: comment pourrait-on en avoir marre de faire rire les gens, et d’en vivre?

Ce spectacle bourré d’humour a déjà tourné sur les scènes romandes. Mais c’était la première fois, mercredi, qu’il était joué à la maison. Accueil formidable, chaleureux. Joseph Gorgoni en était tout chaviré, à l’heure des saluts.

On rit de bon cœur avec lui jusqu’à samedi. Peut-être plus, si entente.

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16/04/2015

Retour d'Afrique

Une hirondelle ne fait pas le printemps. Mais que dire d’un printemps sans hirondelles?

Alors que les feuilles s’épanouissent sur les arbres et que les températures nous font croire à l’été, ces oiseaux migrateurs se font désirer. C’est ce que me signale l’ami qui scrute le ciel des Grottes depuis des semaines, à l’affût du premier vol gracile zébrant les airs, accompagné de joyeux trissements.

Or ils devraient déjà être revenus en nombre de leurs quartiers d’hiver africains, après 9000 km de battements d’ailes incessants. Si quelques hirondelles rustiques ont certes été vues dans le canton, le gros des troupes traîne un peu en route cette année. Elles semblent peiner à partir et à arriver.

C’est que, selon le responsable du centre ornithologique genevois Patrick Jacot, l’espèce est en danger et diminue. Et pourquoi donc?

En Afrique, pour faire court, l’usage incontrôlé des pesticides dans l’agriculture intensive et la pose de filets pour la chasse font toujours plus de dégâts. A quoi s’ajoutent encore la sélection naturelle lors de la migration et la destruction des nids dans nos régions. Un comble, lorsque l’on sait que les hirondelles viennent justement ici pour fonder famille.

Que faire alors? Ne pas détruire ou boucher les abris de ces petits migrateurs, même s’ils salissent la façade. Poser des nichoirs pour favoriser leur venue, ceci pas forcément à la campagne. Patrick Jacot a ainsi créé la plus grande colonie artificielle d’hirondelles de fenêtre et de martinets noirs dans un grand hangar… à l’aéroport de Genève. Le rêve, pour ces grands voyageurs!

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Retour d'Afrique

Une hirondelle ne fait pas le printemps. Mais que dire d’un printemps sans hirondelles?

Alors que les feuilles s’épanouissent sur les arbres et que les températures nous font croire à l’été, ces oiseaux migrateurs se font désirer. C’est ce que me signale l’ami qui scrute le ciel des Grottes depuis des semaines, à l’affût du premier vol gracile zébrant les airs, accompagné de joyeux trissements.

Or ils devraient déjà être revenus en nombre de leurs quartiers d’hiver africains, après 9000 km de battements d’ailes incessants. Si quelques hirondelles rustiques ont certes été vues dans le canton, le gros des troupes traîne un peu en route cette année. Elles semblent peiner à partir et à arriver.

C’est que, selon le responsable du centre ornithologique genevois Patrick Jacot, l’espèce est en danger et diminue. Et pourquoi donc?

En Afrique, pour faire court, l’usage incontrôlé des pesticides dans l’agriculture intensive et la pose de filets pour la chasse font toujours plus de dégâts. A quoi s’ajoutent encore la sélection naturelle lors de la migration et la destruction des nids dans nos régions. Un comble, lorsque l’on sait que les hirondelles viennent justement ici pour fonder famille.

Que faire alors? Ne pas détruire ou boucher les abris de ces petits migrateurs, même s’ils salissent la façade. Poser des nichoirs pour favoriser leur venue, ceci pas forcément à la campagne. Patrick Jacot a ainsi créé la plus grande colonie artificielle d’hirondelles de fenêtre et de martinets noirs dans un grand hangar… à l’aéroport de Genève. Le rêve, pour ces grands voyageurs!

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15/04/2015

Partir au printemps

Dans une rue pâquisarde qui conduit au lac, des fleurs ont surgi sur le trottoir, au pied d’un immeuble. Elles sont belles à fendre l’âme, si fraîches et colorées, si incongrues en ce lieu.

Il y a là des callas, un tournesol, des jonquilles, des branches de forsythia. Et puis un buisson de pétales roses et tant d’autres fleurs qui annoncent le printemps.

Ainsi rassemblées, elles forment un autel naturel à la mémoire d’un jeune homme du quartier parti trop tôt. Un Brésilien âgé de 18 ans qui n’avait plus le goût de vivre et qui s’en est allé, au début du mois, laissant sa famille et ses proches totalement désemparés.

Sous le choc, ses amis ont pris le parti de signaler sa disparition avec ce recueillement spontané et chaleureux à même la rue, exposé à la vue de tous les passants. Ils sont nombreux à s’attarder devant ces fleurs et ces bougies brûlant nuit et jour, à regarder les photos du jeune homme, tout sourire dehors. Et c’est ce qui fait mal, même à ceux qui ne le connaissaient pas.

L’appel qui accompagne les portraits du défunt chagrine encore: la maman n’a pas l’argent nécessaire pour rapatrier le corps de son fils au Brésil afin qu’il y repose, selon ses dernières volontés. Une collecte est donc organisée.

Alors voilà. Je ne vais pas donner ici les coordonnées de cette maman éplorée, ni le numéro du compte qui a été ouvert pour rassembler des fonds en vue de ce rapatriement.

Mais je les tiens volontiers à disposition des lecteurs qui voudraient donner un coup de main à cette famille.

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14/04/2015

Cap sur le Vanuatu

L’actualité est ainsi faite. La catastrophe du jour chasse généralement celle de la veille. Vous souvenez-vous du cyclone Pam qui a ravagé le Vanuatu à mi-mars? De ces vents frôlant les 300 km/h qui ont haché menu habitations et infrastructures de l’archipel mélanésien?

Suite à ce désastre, l’entreprise genevoise Grellor lançait un appel à la population pour collecter du matériel utile au déblaiement et à la reconstruction. En demandant tout ce que l’on pourrait avoir besoin si notre propre environnement bâti et cultivé était dévasté.

Le message a passé. Quelque 30 m3 d’objets ont été déposés dans la cour de l’entreprise jusqu’à vendredi! Ces lots et paquets triés sont transportés ce matin dans un container maritime qui partira pour le Pacifique du Sud.

«Je n’ai jamais vu de ma vie autant de laines polaires et d’échelles» se réjouit Pierre Grelly, à l’origine de cette action. Une organisation officielle a offert 5 m3 d’habits chauds (oui, c’est utile pour l’hiver qui approche) et une bonne quarantaine d’échelles en bois.

Les particuliers ont apporté quantité de visserie, marteaux, pelles et scies. Un motoculteur aussi. Et puis des gros bacs pour transporter les gravats. Une maison de la place a également offert un bon d’achat pour du matériel qu’une autre a fourni au prix coûtant.

Des chaises roulantes et des cannes remplissent encore ce container qui sera décoré par deux jeunes et arrivera à destination dans deux mois environ.

Sur place, une fondation hospitalière suisse assurera la réception de ce gros colis genevois ainsi que sa distribution à ceux qui en ont besoin. Une belle opération, donc!

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13/04/2015

Ah, les vaches!

La nouvelle m’est parvenue le 1er avril. Ça m’a mis la puce à l’oreille, mais sans plus. Comme l’info circule sur les réseaux depuis début mars, cette vache n’est pas forcément un poisson d’avril…

Mais quelle vache? La Montbéliarde, pardi. Celle qui trône près de certaines routes dans le Doubs, le Jura et en Côte-d’Or. Une vache radar, donc!

D’après l’image que j’ai à l’écran, le placide ruminant en résine ressemble à s’y méprendre à un vrai bovin qui regarde passer les voitures. Sauf que deux gros yeux placés entre les cornes zieutent en fait leur vitesse. Et les flashent au besoin.

Ce camouflage peau de vache serait actuellement testé par la gendarmerie française pour limiter la vitesse sur les routes. Un dispositif pensé pour les zones rurales, à l’évidence. Il ferait un effet bœuf dans les cités…

Si l’expérience s’avère concluante, lit-on sur le site qui révèle l’affaire, le camouflage à radar pourrait connaître sous peu de nombreuses variantes animales: moutons, chèvres et poules en tout genre.

A Genève, pourquoi ne pas imaginer pareilles caches dans de faux platanes, de faux poteaux, voire de faux gendarmes, tant qu’à faire?

Mais non, tout ça c’est du bidon! La vache radar est une invention de l’Echo de la boucle, un site d’information de Besançon qui aime glisser du poil à gratter dans l’actualité.

Ce n’est pas lui pourtant qui a annoncé l’histoire du nouveau radar à 300 millions de l’armée suisse. L’engin qui prend les vaches en mouvement dans les montagnes pour des objets ennemis. Car ce n’est pas un gag, hélas!

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02/04/2015

Joyeuses Pâques

Pâques, ce n’est pas non plus que le lapin, pas que les œufs, pas que le chocolat. Sur le papillon bleu et vif qui circule en ville, comme sur la Toile, un pasteur écrit encore que Pâques, ce n’est pas que le tombeau vide…

C’est pourquoi il organise le service funèbre de Jésus au cimetière des Rois le Vendredi-Saint! Le faire-part annonçant cette cérémonie qui bouscule un peu la tradition protestante signale que poètes, musiciens et amis sont conviés à donner un sens à ce qui n’en a pas.

Plus de cent personnes ont déjà annoncé leur présence à la célébration du 3 avril à 17 h, ainsi qu’à la collation qui suivra. Et il devrait y avoir autant de monde le dimanche 5 avril lors d’une aube de Pâques aux Bains des Pâquis. La résurrection, ici et maintenant, est prévue à 7 h du matin! Un petit-déjeuner prolongera la rencontre des lève-tôt plein d’espérance.

Et pour ceux qui souhaiteraient se rendre à d’autres services religieux, je croise les doigts pour que les heures, les dates et les lieux figurant en page 28 de cette édition soient exacts. Le tableau des services religieux paru dans la Julie du dernier week-end de mars était en fait celui de l’an dernier… L’erreur de fichier informatique est humaine, certes. Mais moche!

Pour soigner encore et toujours l’esprit, rien de tel que la musique: l’Ensemble Instrumental romand, placé sous la direction d'Eric Bauer, donnera le concert du Vendredi-Saint à l’Hôpital, salle Opéra à 15 h. Alors on y court, malade ou pas!

Pâques, ce n’est pas que les vacances, même si j’en prends… A lundi prochain. Celui d’après les lapins, donc.

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01/04/2015

Assis mais debout

Dimanche soir à l’Arena. Les stars des années 80 se déchaînent, le public rugit de plaisir. Quelle pêche, ces artistes!

Dans la salle, 5000 personnes se régalent de la prestation en se trémoussant sur leur siège. Faut dire que c’est un spectacle vendu assis, afin de tenir compte de l’âge présumé des spectateurs et de leur offrir plus de confort.

Entre les premiers rangs et la scène, une barrière et un espace laissé vide. C’est la distance nécessaire pour que le public assis puisse voir les chanteurs, et pas seulement leurs pieds…

Pascal a choisi une place tout devant pour profiter au mieux de la soirée. Il plane pendant la première partie du concert. Tout se gâte après pour lui. L’ambiance est telle dans la salle que les spectateurs se lèvent et se pressent en masse devant la scène pour y danser.

Autant dire que ceux qui se retrouvent assis derrière eux et qui ont payé plus cher pour être là ne sont pas ravis.

Pascal abandonne sa place d’où il ne voit plus ni la scène ni l’écran au-dessus et va poser une fesse sur un escalier.

Il a juste l’impression de s’être fait rouler et le signale à l’organisateur, Live Music Production. Lequel lui répond que si les gens se lèvent en nombre, ce qui n’est pas prévu à l’avance, il est impossible de les faire se rasseoir, pour éviter l’émeute. Et tous ces gens debout, ça signifie qu’ils sont enthousiastes et qu’ils ont du plaisir. Où est le problème?

Le problème, c’est que Pascal pense que derrière tout ça, c’est business et compagnie. L’organisateur affirme, lui, qu’il fait plus d’argent sur un concert debout que sur un concert assis. Comment s'en sortir...

Auraient-ils un point sur lequel ils seraient enfin d’accord? Oui. Dimanche soir, la musique était bonne!

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