15/05/2015

Une virée à Dijon

Nous parlons beaucoup des Genevois qui font leurs courses en France, mais rarement de ceux qui continuent, mordicus, à faire leurs achats ici. «Je vis à Genève, j’achète à Genève»!

Quand il arrive à ces irréductibles de faire leurs emplettes sous d’autres cieux, pendant les vacances, par exemple, leurs principes vacillent…

Après Jean-Jacques et son Cassis de Dijon, voici Danièle et sa moutarde. De Dijon, toujours. Le produit, même marque, même contenant et contenance s’achète ici CHF 4,40 et 74 centimes d’euro en France. Il y a comme un hic!

Les grandes enseignes ont beau claironner «l’euro baisse, nos prix aussi», ça coince sérieusement. Comment se fait ce? demande Danièle, dans un courrier adressé au service des consommateurs de la Coop.

La réponse vaut ce qu’elle vaut, mais elle a le mérite d’exister.

Quand ce magasin propose à ses clients des spécialités, comme cette moutarde Amora qu’elle fait venir en toutes petites quantités, les coûts de base sont conséquents. Les raisons?

Ces spécialités sont livrées par des importateurs établis en Suisse qui se servent au passage. A quoi s’ajoutent encore les frais de douane, de logistique et de personnel. Tout ça se paye.

Comment faire diminuer les prix? Paraît que la Coop a signalé à l’importateur qu’une baisse du prix de ce produit est attendue, sans quoi elle pourrait être forcée de retirer l’article de son assortiment. Affaire à suivre, donc.

En attendant d’être fixée sur le sort de la moutarde, je vous conseille, chère Danièle, une virée à Dijon. A moins que cette pub ne vous monte au nez…

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

Les commentaires sont fermés.