25/08/2015

Plouf dans le bain

Pour se remettre dans le bain genevois, une seule journée aura suffi.

Faut dire que tous les ingrédients étaient réunis, ce lundi, pour faire fort. Prenez une rentrée scolaire, avec des dizaines de milliers de personnes en déplacement. Ajoutez-y une pluie dégoulinante, persistante, chagrine. Saupoudrez le mélange d’un doigt de mauvaise humeur et d’un zeste de stress. Secouez le tout et servez bien frais. Comme le temps.

Vous siroterez alors un cocktail corsé, limite amer, avec un goût de déjà-vu.

Déjà vus, ces axes blindés de voitures sur des centaines de mètres, ces klaxons rageurs, ces bus bondés. Du monde pressé, partout, et déjà des râleurs: Genève, c’était mieux avant. Quand les rues étaient presque vides. Quand c’était plus calme. Plus chaud. Il y a en même qui regrettent la canicule. Ceux qui s’en plaignaient, sans doute.

Bref, nous sommes désormais dans le vif du sujet, prêts à entamer la longue tirée nous conduisant droit à Noël.

Les gosses ont repris leurs marques. Paraît que des collégiens, fidèles à une étrange tradition, ont campé dans la cour de leur établissement entre dimanche et lundi. Comme baptême de rentrée, difficile de faire plus humide…

Et puis les profs se sentent maintenant presque soulagés. On oublie trop souvent qu’eux aussi ont la boule au ventre, la veille de la reprise des cours. Seront-ils à la hauteur de ce qui les attend? Vont-ils se faire respecter ou chahuter? La réponse ne va pas tarder.

Quant à moi, je vais bientôt vous parler des vingt ans de la Thune du Cœur. Eh oui. Un seul jour aura aussi suffi pour me remettre dans le bain!

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