29/08/2015

Le boulot avant tout

A quoi pensait-il, le contractuel, quand il a collé une bûche sur cette voiture stationnée aux Pâquis?

Il devait être dans la lune. Ou très myope. A moins qu’il s’en soit totalement lavé les mains. Genre: c’est pas mon problème.

Toujours est-il qu’en ce triste matin pluvieux de la rentrée, entre 9 h 10 et 9 h 40, il a posé ce délicieux papier rose sur le pare-brise d’un véhicule dont le propriétaire n’avait pas réglé son dû au parcomètre voisin.

Et pour cause: le conducteur dormait derrière son volant…

Difficile de ne pas le voir, n’est-ce pas? Il n’était pas transparent!

Or donc, quand on réalise qu’une personne plus toute jeune semble inconsciente dans sa voiture, en plein jour, ça devrait faire tilt: attention, il y a peut-être un souci.

Alors on tape sur la vitre pour voir si l’homme somnole ou s’il a fait un gros malaise, un accident cérébral ou que sais-je. Ce sont des choses qui arrivent trop souvent. Dans ce cas, le temps presse. Et si l’on n’ose pas intervenir, on peut faire appel à la police, dont les bureaux sont à trois pas de la rue Pécolat.

Mais non, il n’y a pas eu de tilt. Seulement un paf. L’agent de stationnement a verbalisé et s’en est allé.

Fort heureusement, le conducteur était juste endormi. La faute à une grosse fatigue. Le temps de garer son véhicule, de se sentir soudain très las, et le voilà qui pique un roupillon au lieu d’aller prendre son café quotidien au Willis, comme il le fait depuis 30 ans.

C’est en sortant de cette sieste inhabituelle qu’il a pris la bûche sur la tête. Et un sacré coup au moral.

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Commentaires

Bonjour

La quasi-même aventure m'est arrivée, besoin d'un pressant urgent besoin typiquement féminin et mensuellement répété. Le temps de changer ce qui devait l'être n'aurait pris que quelques minutes si une place de parc avait été disponible.

Mais non. Rien, malgré 20 minutes d'attente.

Alors je me suis garée dans un préau d'école, un mercredi matin. Il n'y avait pas de professeurs, ni d'élèves.

Mais juste un con-tractuel privé qui a cru bien faire pendant les quelques minutes durant lesquelles j'ai déposé ma voiture avec un numéro de téléphone et une injonction "quelques minutes"...

pauvres con-tractuels, forcés de quitter leurs belles cité françaises pour franchir des centaines de kilomètres afin de venir pourrir la vie des automobilistes à Piogre.

Je ne vous hais pas, je vous méprise.

Écrit par : Athénienne | 29/08/2015

C'est normal, les plaques d'immatriculation n'étaient pas bonnes ..,......

Écrit par : Gynette | 29/08/2015

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