31/08/2015

Truc bête et méchant

C’est tout neuf, ça vient de sortir. Et il n’est pas vraiment nécessaire que cette pratique devienne tendance à Genève.

Imaginez plutôt la scène.

Vendredi matin, une automobiliste descend en ville pour se rendre chez son médecin. Il fait déjà chaud et la fenêtre, côté passager, est baissée à moitié pour que l’air circule un peu.

En bas de la rue de Lyon, le feu de signalisation passe au rouge. La voiture s’arrête. Jusque-là, rien de bien étrange.

C’est alors qu’un gros bruit étrange se fait entendre par la vitre entrouverte, suivi aussitôt d’une onde de choc. Qu’est-ce donc? Vous ne le croirez pas: une explosion de caca!

Et ce n’est pas le groupe de rock romand et déjanté qui s’invite sans crier gare dans l’habitacle.

Non. Ce qui arrive à toute bombe de l’extérieur est puant, dégoûtant, collant. On flaire la crotte de chien, (ou autre?) lancée à pleine main par un personnage peu délicat.

Le gros projectile mou s’éparpille en ordre dispersé dans la voiture, aux pieds de la conductrice, sur le tableau de bord et le siège rembourré. Partout, il y en a partout. Sans parler de l’odeur!

Faudra m’expliquer le plaisir qu’un être peut éprouver en pratiquant de la sorte contre une parfaite inconnue. Agée, qui plus est. Je ne comprends juste pas ce truc bête et méchant.

La principale intéressée non plus. Elle a néanmoins poursuivi vaillamment sa route et s’est rendue chez le toubib… en se bouchant le nez.

Mais elle en a profité, me dit-on, pour s’acheter un billet de loterie. Des fois que tant de «merde» lui porte chance!

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29/08/2015

Le boulot avant tout

A quoi pensait-il, le contractuel, quand il a collé une bûche sur cette voiture stationnée aux Pâquis?

Il devait être dans la lune. Ou très myope. A moins qu’il s’en soit totalement lavé les mains. Genre: c’est pas mon problème.

Toujours est-il qu’en ce triste matin pluvieux de la rentrée, entre 9 h 10 et 9 h 40, il a posé ce délicieux papier rose sur le pare-brise d’un véhicule dont le propriétaire n’avait pas réglé son dû au parcomètre voisin.

Et pour cause: le conducteur dormait derrière son volant…

Difficile de ne pas le voir, n’est-ce pas? Il n’était pas transparent!

Or donc, quand on réalise qu’une personne plus toute jeune semble inconsciente dans sa voiture, en plein jour, ça devrait faire tilt: attention, il y a peut-être un souci.

Alors on tape sur la vitre pour voir si l’homme somnole ou s’il a fait un gros malaise, un accident cérébral ou que sais-je. Ce sont des choses qui arrivent trop souvent. Dans ce cas, le temps presse. Et si l’on n’ose pas intervenir, on peut faire appel à la police, dont les bureaux sont à trois pas de la rue Pécolat.

Mais non, il n’y a pas eu de tilt. Seulement un paf. L’agent de stationnement a verbalisé et s’en est allé.

Fort heureusement, le conducteur était juste endormi. La faute à une grosse fatigue. Le temps de garer son véhicule, de se sentir soudain très las, et le voilà qui pique un roupillon au lieu d’aller prendre son café quotidien au Willis, comme il le fait depuis 30 ans.

C’est en sortant de cette sieste inhabituelle qu’il a pris la bûche sur la tête. Et un sacré coup au moral.

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28/08/2015

Joyeux anniversaire

A peine sortie du boulot, elle file en vitesse au supermarché. Pas question de traîner, ses invitées vont bientôt arriver. Elle remplit le chariot de vivres et de boissons qui font pschitt, fonce à la caisse et dépose le tout sur le tapis roulant. Pff, quelle journée!

Juste derrière elle, une cliente patiente en regardant ces achats étalés qui annoncent à plein nez des réjouissances. Elle risque un commentaire: ça va être une belle fête, dites donc…

Ben oui, lâche la blonde, les yeux toujours rivés sur sa montre. C’est mon anniversaire aujourd’hui!

Ah, ça alors! Joyeux anniversaire! s’exclame l’inconnue, en lui souriant.

Et le courant passe illico entre les deux. Elles babillent un peu mais sont bientôt interrompues par la caissière qui se met à scanner les commissions. La star du jour les range au fur et à mesure et quand elle se retourne pour prendre congé de sa nouvelle connaissance, surprise.

Celle-ci lui tend un beau bouquet de roses blanches! La blonde n’en croit pas ses yeux. Se pince pour y croire. Mais les fleurs sont bien réelles, tout comme le «bon anniversaire» qui résonne à ses oreilles.

L’émotion la fait plaisanter. «Pour chambrer les copines, dommage que vous ne soyez pas George Clooney.» «Mais je suis de la même année que lui» rétorque la dame, en se marrant.

La jeune femme en profite pour lui demander sa date de naissance. Histoire de lui rendre la pareille, le jour venu. Bouquet à la main, elle cherchera alors la native du scorpion entre les rayons de la Coop des Palettes…

Quant aux roses blanches, elles durent toujours. Et c’est si bon!

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27/08/2015

Studios modèles

Carrefour-Rue, ça vous dit quelque chose?

Quelle que soit la réponse, ne ratez pas l’occasion d’en savoir plus sur cette association genevoise qui se démène, depuis des lustres, pour apporter des solutions concrètes aux problèmes des sans-abri.

Acceptez donc l’invitation lancée ce jeudi soir par Temps Présent: viens chez moi, j’habite dans un container.

L’émission de la RTS est entièrement consacrée au premier hameau de treize studios mobiles que Carrefour-Rue est parvenu à réaliser dans le canton. Non sans mal: loger des personnes sans domicile dans des containers, à côté de chez moi? Mais vous n’y pensez pas!

Et pourtant. Ce projet de logements-relais a fait son chemin dans la tête des gens et "Eureka" a été inauguré en novembre dernier à Malagnou.

C’est là qu’une équipe de tournage s’est installée pour suivre au quotidien la vie communautaire du hameau. Elle a recueilli les témoignages de ses habitants et montre comment certains d’entre eux parviennent, petit à petit, à reprendre confiance. A rebondir.

Un deuxième hameau de ce type est d’ailleurs en cours de réalisation à Plan-les-Ouates. Pendant la première quinzaine de septembre, "Noé" devrait accueillir des femmes et des hommes qui vivent actuellement dans la rue. C’est une sacrée bonne nouvelle.

La solution de Carrefour-Rue pour pallier le manque chronique de logements à Genève pourrait, qui sait, donner des idées à nos décideurs?

Un container aménagé, c’est du provisoire, mais confortable. De là, on voit au moins le ciel. Et ça donne de l’espoir.

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26/08/2015

Prospectus décalé

Phénoménal. Tel est l’adjectif qui qualifie, en toute modestie, la 97e saison du cirque national suisse.

Ce mot de langue française semble convenir à toutes les régions du pays où passe la caravane Knie, puisqu’il sert d’étendard à sa tournée. Fort bien.

«Phénoménal» figure ainsi en bonne place sur le prospectus du cirque qu’un ami facétieux m’a filé hier. Il se l’est procuré à Migros de la Fusterie, mais on le trouve aussi chez Globus et sans doute ailleurs. Je n’ai pas fait tous les magasins de la place pour vérifier.

Et qu’est-ce qu’il y a de drôle, là-dedans?

Malgré des photos très parlantes, la publicité s’adresse à une clientèle suisse alémanique. Il est question de «Eintrittspreise zuzüglich ortsüblicher Billettsteueur, Tarifabweichung Gastspiel Zürich». Gloups!

Mais qu’est-ce qui leur prend? Ils ont décidé d’écouler leur stock de dépliants en allemand à Genève, là où on le comprend le moins?

Ce serait pas très malin, ni très rentable. Car après avoir écumé la Romandie, les Knie se produiront encore à Thoune, Zug et Brunnen à la fin de l’automne. Qu’ils gardent donc ces exemplaires pour ceux qui les comprennent et qu’ils distribuent ici les prospectus en français, puisqu’ils existent. Dankre.

Cela dit, il ne faudrait pas oublier l’essentiel: le cirque national arrive le jeudi 27 août à Genève. Et s’il est un spectacle à ne pas manquer, pour se mettre en appétit, c’est bien le montage du chapiteau. Ce sera dès 7 h du matin sur le ghorr bordelais de Plainpalais. Phénoménal, à coup sûr!

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25/08/2015

Plouf dans le bain

Pour se remettre dans le bain genevois, une seule journée aura suffi.

Faut dire que tous les ingrédients étaient réunis, ce lundi, pour faire fort. Prenez une rentrée scolaire, avec des dizaines de milliers de personnes en déplacement. Ajoutez-y une pluie dégoulinante, persistante, chagrine. Saupoudrez le mélange d’un doigt de mauvaise humeur et d’un zeste de stress. Secouez le tout et servez bien frais. Comme le temps.

Vous siroterez alors un cocktail corsé, limite amer, avec un goût de déjà-vu.

Déjà vus, ces axes blindés de voitures sur des centaines de mètres, ces klaxons rageurs, ces bus bondés. Du monde pressé, partout, et déjà des râleurs: Genève, c’était mieux avant. Quand les rues étaient presque vides. Quand c’était plus calme. Plus chaud. Il y a en même qui regrettent la canicule. Ceux qui s’en plaignaient, sans doute.

Bref, nous sommes désormais dans le vif du sujet, prêts à entamer la longue tirée nous conduisant droit à Noël.

Les gosses ont repris leurs marques. Paraît que des collégiens, fidèles à une étrange tradition, ont campé dans la cour de leur établissement entre dimanche et lundi. Comme baptême de rentrée, difficile de faire plus humide…

Et puis les profs se sentent maintenant presque soulagés. On oublie trop souvent qu’eux aussi ont la boule au ventre, la veille de la reprise des cours. Seront-ils à la hauteur de ce qui les attend? Vont-ils se faire respecter ou chahuter? La réponse ne va pas tarder.

Quant à moi, je vais bientôt vous parler des vingt ans de la Thune du Cœur. Eh oui. Un seul jour aura aussi suffi pour me remettre dans le bain!

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24/08/2015

La tournée de rentrée

Ça y est, c’est fait!

Avec cette encre datée du 24 août, j’ai fait ma rentrée avec un poil d’avance sur les 73 000 élèves des écoles publiques genevoises. Mais je ne suis pas première de classe pour autant, rassurez-vous.

Des milliers de filles et de garçons vont vivre aujourd’hui un grand jour, certains avec plus d’appréhension que d’autres: il y en a pour qui c’est la toute première fois, et des plus rodés, toujours aussi timides…

On peut parier que les élèves ne sont pas les seuls à regretter leur longue récréation estivale. Ce lundi marque le retour aux affaires d’un nombre incalculable d’instits, de profs, de maîtres spécialisés, de patrouilleuses ou d’employés de cuisines scolaires.

J’ai même appris que les policiers allaient être de piquet ce matin près des écoles pour rappeler aux enfants et aux automobilistes passant par là quelques consignes de sécurité. Tout le monde est donc sur le pont, lors de la rentrée.

Et que dire des parents des 73 000 élèves qui retournent en classe? Ils sont à cran, c’est sûr! Vont-ils réussir cette année à jongler avec les horaires des uns et des autres sans se prendre la tête? Tout se joue si vite, lors de ces premiers jours de reprise.

Mais où sont les vacances passées?

Oubliées. Mises entre parenthèses. Rangées dans les albums photos. Il faut désormais se remettre dans le bain, renouer avec les horaires et les obligations, reprendre ses marques, et c’est reparti pour un tour de piste.

Ça tombe bien, le Cirque Knie est bientôt de retour à Plainpalais. Bonne rentrée à tous!

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