12/09/2015

Simple ou compliqué

Après avoir fait un saut à la poste du Stand, un homme reprend sa voiture et débouche sur le quai de la Poste, avec l’intention de se rendre place Cornavin. Mais pourquoi faire simple, quand on peut faire compliqué? Suivez le guide:

«Au feu du pont de la Coulouvrenière, interdiction de tourner à droite. Je n’ai d’autre choix que de continuer droit devant et prendre le même virage que le tram de Bernex. Sitôt que le feu de la rue du Stand passe au vert, je tourne à gauche, ainsi qu’il est permis.

Lorsque je recoupe Georges-Favon, je suis contraint d’aller tout droit, moi qui voulais filer à gauche… Bien. Me voici donc à 20 mètres de mon point de départ. Il me faudrait obliquer à droite, vers la rue du Grütli, mais un panneau m’enjoint de continuer ma route. Ce que je fais. Respectueusement.

Voici que la rue de Hollande s’offre à moi. A peine l’ai-je empruntée que la signalisation, à l’angle Petitot, me fait à nouveau obstacle, sous forme d’un sens interdit. Je serais alors tenté de contourner la difficulté en faisant le détour par Saint-Gingolph, mais quarante mètres plus loin, j’ai enfin la possibilité de prendre la rue de Hesse.

Pour quelques tours de roue seulement, car elle est barrée par le terre-plein de la perpendiculaire.

Seule issue: respecter l’obligation de tourner à droite pour se retrouver sur le boulevard du Théâtre. A partir de là, je redeviens maître des opérations, longeant la Synagogue puis ralliant le boulevard Georges-Favon, que je viens par deux fois déjà de couper. Ouf! Et maintenant, direction la gare…»

La droite est le plus court chemin entre deux points, disait Euclide. C’était au temps où l’on allait encore à pieds…

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