02/10/2015

Eternels étourneaux

Notre espace aérien est envahi et personne ne dit rien…

Je ne parle pas ici de ces ballets d’avions qui pompent toujours plus l’air des riverains de l’aéroport. Pour eux, rien de nouveau sous le soleil.

L’invasion actuelle est d’une toute autre nature. Elle prend possession du ciel sans rien demander à personne et occupe ce terrain de jeu avec grâce et légèreté. Elle n’a pas d’horaires à tenir. Pas de normes sonores ou de pollution à respecter. Elle est libre, comme l’air.

Il y a ces jours, au-dessus de nos têtes, profusion de battements d’ailes et de cris d’oiseaux. Ça bruisse ferme, ça s’agite partout. Salut les étourneaux.

Ces grappilleurs de raisins s’en sont mis plein la panse dans les campagnes. Les voilà désormais en ville. Certains d’entre eux ont élu domicile dans les arbres du cimetière des Rois. Impossible de les ignorer.

Ils causent haut et strident, babillent de tout et de rien jusqu’à ce brusque silence qui précède l’envol. Tous alors décollent à la même seconde, foncent dans la même direction. Puis ces nuées d’étourneaux font comme de très belles respirations incontrôlées dans le ciel.

Au milieu de cet encombrement aérien, deux hérons survolent lentement le Bâtiment des Forces Motrices, ce jeudi matin, croisent une bande de cormorans pressés de gagner plus loin le Rhône, tandis que mouettes et des moineaux prennent le large.

La vie palpite dans le ciel, et pourtant peu de passants prennent le temps de lever les yeux pour admirer ce spectacle. Dommage. Ça pourrait leur donner des ailes!

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