17/10/2015

Un monde impitoyable

«Beaucoup sont appelés, mais si peu sont élus…» La parabole du festin des noces peut sembler déplacée en cette période électorale, mais franchement. Quand on prend le temps de regarder les affiches placardées dans les rues, elle s'impose.

Je me suis glissé l’autre jour entre les panneaux électoraux disposés devant la Poste du Mont-Blanc, histoire de les regarder une dernière fois droit dans les yeux.

Eh bien, c’est assez étrange: pour les besoins de la cause, les candidats aux Chambres fédérales semblent habités par leur mission. Ils sont en marche, poussés par on ne sait trop quoi.

Tous y croient. Tous espèrent. Tous s’en donnent les moyens, avec plus ou moins de bonheur. Leur silhouette se découpe sur un ciel souvent bleu et serein, plein de promesses. Pas de nuages à l’horizon. Ou si peu.

Quel que soit leur bord, ces aspirants parlementaires se montrent sous leur meilleur jour: ils ont la mine avenante, les yeux pétillants, le sourire aux lèvres et le teint frais. La politique leur va si bien. Mais pour combien de temps encore?

Au moins jusqu’à dimanche soir! Pendant les quelques heures à venir, les bobines des candidats vont continuer à s’épanouir sur les supports les plus divers, du papillon au format géant. Pas étonnant d’ailleurs que ça leur monte un peu à la tête, ces élections.

Puis viendra l’heure de la soupe à la grimace pour au moins 170 d’entre eux. Avec la perspective de croiser dès lundi dans la rue leur visage souriant, alors qu’ils ont la gueule de bois.

La politique, un monde impitoyable. Il y a si peu d’élus…

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