30/11/2015

Mauvaise rencontre

Un samedi de fin novembre, en plein après-midi. Une dame sort de chez elle et se rend au bureau de tabac du coin, dans la région de Thônex.

Elle n’est plus toute jeune, du haut de ses 86 printemps. Plus bien vigousse non plus. Mais cette adorable grand-maman a toujours plaisir à fumer une ou deux cigarettes par jour ou croquer un carré de son chocolat préféré. Et quand on vit seule, il faut bien se bouger pour aller les acheter.

Ses petites emplettes faites, retour à la maison. Elle n’a pas fini de saisir le code de son hall d’entrée que déjà un inconnu lui tient la porte, la laisse gentiment entrer et lui emboîte le pas. Poli et serviable, le monsieur.

Tu parles! A peine la porte fermée, il projette l’aînée contre le mur et lui arrache violemment son sac. Le malfrat lui pique alors le porte-monnaie dissimulé dans la poche. Et avant de s’enfuir, comme si cela ne suffisait pas, il roue encore sa victime de coups, la laissant totalement traumatisée.

Peu de temps après l’agression, le fils du concierge découvre la locataire blessée et appelle les secours.

Et c’est ainsi qu’une fluette octogénaire se retrouve à l’hosto depuis bientôt dix jours. La pauvre est choquée, avec deux côtes cassées, un fémur fracturé qu’il a fallu opérer, des écorchures et des bleus partout. Dont un gros au moral. Tout ça pour une centaine de balles. C’est lamentable.

Que faire, si ce n’est répéter aux aînés qu’il faut apprendre à se méfier un minimum des gens et à se protéger. Et aux plus jeunes de veiller sur eux pour éviter qu’il leur arrive ce genre de malheur. Ça fait tant de dégâts!

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28/11/2015

Une aide concrète

partage2015.jpgAujourd’hui, dans le canton de Genève, 900 bénévoles sont sur le pont. Rien que ça, c’est un événement en soi, à l’ère du chacun pour soi!

Si autant de personnes donnent de leur temps et de leur énergie pour une cause, il faut vraiment qu’elle soit bonne, ou juste, voire les deux à la fois.

C’est le cas du Samedi du Partage!

Des volontaires seront présents toute la journée dans 75 supermarchés genevois pour récolter des marchandises que les clients voudront bien leur donner. Marchandises qui seront ensuite redistribuées gratuitement, au fil des mois, à une cinquantaine d’associations venant en aide aux personnes vivant dans la précarité. Tel est le principe de cette opération qui a lieu deux fois l’an.

Pour ces emplettes solidaires, le sac en papier bleu ciel, signé Zep, fera l’affaire. On y glissera à l’intérieur des produits non périssables, de ceux que vous et moi utilisons au quotidien. Les gens en difficulté mangent la même chose que nous, quand ils le peuvent.

En juin 2015, le Samedi du Partage avait collecté 121 tonnes de vivres et de produits d’hygiène. Pour la collecte de fin novembre, il en faudrait bien davantage, tant les besoins ont augmenté. J’exagère? Hélas pas.

Il y a toujours plus de personnes qui ne parviennent plus à joindre les deux bouts et qui recourent à l’aide alimentaire. Celle-ci est fournie, en partie, par les réserves du Samedi du Partage.

Et même s’il faut engranger des tonnes supplémentaires aujourd’hui, on peut aussi offrir, selon nos moyens, un litre d’huile ou un kilo de sucre. L’essentiel, comme disait l’autre, c’est de participer.

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27/11/2015

La Thune a vingt ans!

animauxrésine.JPGVingt ans déjà? T’y crois pas!

Tout a pourtant commencé en 1995. Sandra Mamboury, la première Julie de la maison, a eu alors cette idée généreuse: si chacun d’entre nous mettait cinq francs dans une tirelire commune, ça ne ferait pas trop de mal au porte-monnaie, mais ça filerait un sacré coup de main à ceux qui sont dans la panade. Et elle a mis cette idée en application.

C’est ainsi que la Thune du Cœur a vu le jour avec, dans le rôle de la tirelire, le cochon Jules.

Hiver après hiver, il reprend du service. Et la somme qu’il réunit est entièrement distribuée à des associations genevoises venant en aide aux plus démunis.

Pour marquer cet anniversaire et donner plus de visibilité encore à notre action de solidarité locale, un mécène a fait un très beau geste, merci à lui.

Il nous a offert des répliques de Jules! Un plus gros que nature et tout plein de petits qui iront boulotter là où on les demandera. Vous en voyez d’ailleurs quelques-uns sur la photo d’à côté. Ils ne sont pas mignons?

Celui que l’on surnomme déjà le gros Jules fera sa première sortie sur des roulettes à la Course de l’Escalade. Il fera sensation aux Bastions puis dans diverses manifestations où il se remplira la panse. On peut l’inviter au besoin, il se déplace. C’est moi qui tiens son agenda.

Les autres petits Jules sont placés ces jours dans des collectivités publiques et des entreprises. Si vous désirez en accueillir un dans votre banque, régie, école, club ou que sais-je, vous me faites signe. Je vous les confie, pour autant qu’ils soient sous bonne garde… Et hop, au boulot les petits cochons!

 

PS. On peut aussi les nourrir d'une autre manière:

JULIE-LA THUNE DU COEUR /UBS SA; Numéro 0240-504482.01K; IBAN CHO80024024050448201K; BIC UBSWCHZH80A

Voilà!

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26/11/2015

Réaction malveillante

L’émotion des premiers jours n’est pas encore retombée que surgit déjà le contrecoup dans les rues de Genève. Très moche, pour tout dire!

Après la parution de la photo du petit Aylan, cet enfant kurde retrouvé mort sur une plage turque, l’opinion publique était toute retournée. On ne comptait plus les témoignages de soutien et de solidarité envers les migrants. Les propositions pour les accueillir. Ici comme ailleurs.

Après les attentats de Paris, des bougies ont été allumées à Genève pour rendre hommage aux victimes de cette violence épouvantable. Il y a eu des rassemblements, des prières, des fleurs aussi devant l’ambassade française.

Aux gerbes posées sur le monument aux morts du 11 novembre 1918 venaient s’ajouter les roses du 13 novembre 2015, communiquant une émotion singulière aux personnes rassemblées en ce lieu.

C’est après tous ces moments forts que se découvrent, maintenant, des autocollants nauséabonds. Ces condensés de haine fleurissent en ville depuis hier sur des poteaux, des caissettes, des vitrines. Bien visibles. En rouge et noir.

Avec ce discours: «Ils ne fuient pas la guerre. Ils viennent la faire chez nous.» Entre les deux phrases, une scène de violence entre des hommes, si j’ai bonne vue, avec incendie, baston et pourquoi pas une proche décapitation, pendant qu’on y est. Tout ça à Genève…

«Ils»! C’est tout dire, n’est-ce pas?

Evidemment, la chose n’est pas signée. Elle sent trop mauvais. Que faire alors devant ces messages malveillants et réducteurs, sinon les arracher, systématiquement. Ça ne résout rien, au fond. Mais ça soulage!

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25/11/2015

A bout de souffle

Ils ont envahi Genève. On les croise désormais partout, toujours plus nombreux, toujours plus performants.

Ils courent. Seuls ou en groupes. En tenues moulantes et fluo ou en vieux training. Certains parviennent encore à papoter durant l’effort et faire comme si c’était le truc le plus naturel qui soit de cavaler des kilomètres d’affilée sur le bitume, alors que l’on peut se déplacer autrement. Et sans fatigue...

D’autres se taisent pour mieux se concentrer sur leur respiration. Mais ils dégoulinent. Ils peinent. Ils traînent la patte. Ils sont à bout de souffle. Les pauvres!

Après quoi courent-ils, ces milliers d’êtres qui se dépassent ainsi au vu et au su de tous? Un meilleur chrono? Un rêve? Mystère, je ne suis pas des leurs. Mais leur détermination me laisse baba.

Tous ces sportifs se préparent, à leur manière, pour la course de l’Escalade. Bel exploit. De son côté, la manifestation organise à l’automne des entraînements collectifs sept dimanches de suite. Le dernier aura lieu le 29 novembre, ce sera alors la répétition générale aux Bastions. Une expérience à ne pas rater.

Raymonde n’en sera pas, et ça lui tombe un poil sur le moral. Lors d’un précédent entraînement aux Nations, une cycliste incontrôlable lui a foncé bêtement dans la jambe. Laquelle est devenue comme celle d’un éléphant. Pour trotter sur les pavés, ça ne va pas le faire… La sportive contrariée viendra donc grossir les rangs des spectateurs. Il en faut pour que la fête soit belle.

Qu’elle vienne aussi sur notre stand admirer la bête. Le gros Jules sera de sortie ce jour-là, et sa nouvelle allure risque bien de lui couper le souffle!

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24/11/2015

Le disque obsolète

Paraît que nul n’est censé ignorer la loi. Mais il y a une telle quantité de règles d’action différentes qui changent quand ça leur chante… Difficile d’être toujours à la page. Et à la bonne!

Ce grand-papa pensait être en règle en mettant son disque de stationnement du TCS sur sa voiture avant d’aller donner un coup de main à son petit-fils qui déménageait.

Son véhicule était bien stationné, il ne dépassait pas les lignes ou le temps autorisé et ne gênait personne. L’automobiliste avait, semble-t-il, tout juste.

Et pourtant, on lui a collé une prune de quarante balles! Sa femme s’en est étranglée d’indignation et l’a fait savoir. POURQUOI une telle sanction?

Eh bien simplement parce que son disque de stationnement n’est plus valable depuis belle lurette. Depuis 2003, pour dire vrai! Or, ni elle ni son mari ne le savaient…

Ce disque à deux fenêtres indiquant auparavant l’heure d’arrivée et celle du départ n’a plus cours. Le fait qu’il ait été donné en son temps par le TCS n’y change rien. Il est obsolète, point barre.

Les normes ayant été modifiées, le «nouveau» carton bleu ne comporte qu’une seule fenêtre où l’automobiliste signale son heure d’arrivée. Avec une petite marge de tolérance d’une demi-heure.

Si les contractuels ont fait preuve de souplesse pendant plusieurs années en expliquant la chose ou en distribuant des cartons bleus, ils sont devenus raides comme la justice de Berne.

Aujourd’hui, ils sévissent devant les disques périmés. C’est carton rouge. Et ça ne se discute pas. Voilà! Et tant pis pour le gentil grand-papa.

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23/11/2015

En avance ou en retard

Jean-Pierre prend un soir le bus à Puplinge pour se rendre en ville. Il compte boire quelques verres avec ses amis après le théâtre. Sage précaution…

Juste avant de descendre à l’arrêt prévu pour changer de ligne, il voit le 33 démarrer alors qu’il pensait avoir largement le temps de l’attraper.

Un bus arrive et l’autre part sous son nez… Quel étrange manque de coordination, se dit le passager. Qu’importe, il change de trajet et arrive à temps pour le spectacle.

Après avoir passé une bonne soirée, il consulte sur son iPhone l’application recherche d’itinéraire des TPG. Elle lui propose d’utiliser le tram jusqu’à la place Favre et, de là, le bus 31. Facile.

A l’heure annoncée sur son portable, le Puplingeois descend à l’arrêt de Chêne-Bourg. Mais que voit-il alors? Le bus 31 s’en aller, le laissant en carafe.

Jean-Pierre tente de ruser, reprend le tram suivant jusqu’à l’arrêt Tronchet où passe le C pour Puplinge. Caramba, encore raté! Et plus rien en vue.

Le jeune retraité rentre finalement à pieds jusqu’à Puplinge, dans la nuit et le brouillard, en maudissant l’application qui lui a fait rater sa rentrée.

Mais il a peut-être raté un détail: les recherches d’itinéraire donnent actuellement des informations de correspondance en temps théorique, pas en temps réel.

Les TPG travaillent pour améliorer la prestation mais, pour l’heure, Jean-Pierre aurait dû se fier à l’application «horaires». Et prier pour que le chauffeur du bus espéré s’y tienne.

Car les TPG l’admettent volontiers: un bus qui part en avance, c’est pire qu’un bus qui part en retard…

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21/11/2015

Question de thune

Petite piqûre de rappel, à l’attention de ceux qui ne lisent la Julie que le samedi: la Thune du Cœur a démarré. Oh yeah!

Depuis lundi matin, Jules campe à la réception du journal. Sachez que le cochon adore quand ça fait bling bling dans son bidon. Mais il apprécie aussi les versements qui arrivent sur le compte ci-dessous. D’ailleurs, si ces chiffres vous donnent le tournis, je vous envoie un bulletin où tout est déjà écrit dessus. Sauf le montant, bien sûr…

En parlant de bulletin, une lectrice m’en raconte une bien bonne. Elle vient de recevoir une ordonnance pénale du Service des contraventions et la douloureuse qui va avec. Pour quelle faute? Un dépassement de 6 à 10 km/h dans une localité genevoise relevé… début mai 2015.

C’était il y a 6 mois. L’administration ne fait pas dans l’excès de vitesse!

Pas dans les règles non plus. Car en général, le carton jaune arrive avant le rouge. Comme au foot. Or, l’amende d’ordre ne lui est jamais parvenue.

Pour en avoir le cœur net, cette automobiliste se rend au Service en question. Où on lui apprend, après vérifications, que son amende a bien été enregistrée fin juin. Mais hélas, il y a eu une panne informatique ce jour-là. Ah, le bon vieux coup de la panne! La sanction n’a donc pas été envoyée à l’intéressée.

Comment régler, ou contester, une facture que l’on n’a pas reçue? Mission impossible, n’est-ce pas?

Pourtant, la procédure habituelle a suivi son cours: les mauvais payeurs ont droit à une ordonnance pénale et des émoluments de cent francs. Et ça fait vraiment des thunes pour des prunes!

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20/11/2015

Les rituels de saison

Voici venu le temps de fin d’année et des rituels de saison. Ils font chaud au cœur des uns ou agacent les autres. Si vous appartenez à cette dernière catégorie, passez un tour ou deux, ça vaudra mieux…

Car je veux signaler ici quelques manifestations qui ont lieu ces jours en faveur de la Thune du Cœur. Une bonne occasion de joindre l’agréable à l’utile. Ou l’inverse.

Deux Salons s’ouvrent aujourd’hui à la Ferme Sarasin au Grand-Saconnex.

Le 35e Salon de la bougie et son marché de Noël brillent jusqu’au 29 novembre. On y trouve de quoi éclairer ou décorer les maisons ainsi que des ateliers de bricolage pour le temps de l’Avent. Ses bénéfices sont versés à des œuvres caritatives. (De 10 h à 20 h en semaine, samedi et dimanche de 9 h à 20 h).

A deux pas de là, place au Salon du Santon de Provence, 35e du genre! Plus de 25 000 santons y sont présentés, avec un choix de crèches, de villages miniatures et de produits fleurant bon la Provence. Le tout est tenu par des bénévoles qui seront aussi sur le pont jusqu’au 29 novembre. (De 9 h à 19 h).

Sur l’autre rive, les Amis du P’tit Bel-Air poursuivent la collecte en faveur de la Thune. «Chacha» et ses amies mettent leur boîte aux lettres à disposition des habitants de l’avenue Mirany pour recevoir des enveloppes garnies qu’elles me font ensuite parvenir. Sympa comme tout, les filles!

Sachez encore que deux tirelires «Jules le cochon» participeront les 5 et 6 décembre au marché de Noël des artisans «Les Erables», dans le groupe scolaire à Puplinge. C’est noté?

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19/11/2015

En un clin d'oeil

On va le payer, disent déjà les anciens. Payer ce ciel bleu et ce temps radieux, tous ces beaux jours qui nous font lézarder au soleil ou admirer béatement les couleurs flamboyantes des feuillus.

Payer aussi ces tenues légères et ces peaux qui se dorent dans la lumière d’un été qui n’en finit plus, alors qu’une bonne partie de novembre est déjà derrière nous.

On va donc le payer, disent-ils. Plutôt cher. Et surtout cash!

Car c’est ainsi: en un clin d’œil, nous allons basculer en hiver… Des 16 degrés prévus au meilleur de ce jour, on va dégringoler à 4 degrés dimanche. Au plus chaud. Avec de sacrées turbulences venteuses entre les deux. Bon, c’est la météo qui l’annonce. Mais sortez tout de même les bottines et les écharpes.

Il ne nous reste plus qu’à profiter pleinement d’aujourd’hui: cette journée devrait être la dernière du genre avant très longtemps. On sent d’ailleurs dans l’air comme une bouffée de nostalgie, une sorte de résignation devant les frimas à venir.

Des passants regardent les jardiniers faire la tonte d’automne aux platanes. Les branches tendent désormais leurs tristes moignons vers le ciel. Les souffleuses de feuilles turbinent à plein régime et les premières décorations de Noël ne semblent soudain plus aussi incongrues qu’avant dans le paysage.

On le paye, c’est un fait.

Il va faire un temps de cochon. Un temps à Jules! Le mien vous attend au chaud, à la réception de la Tribune et boulotte ferme pour la Thune du Cœur. Certains d’entre vous l’ont déjà bien nourri, grand merci! Mais il a jusqu’à la fin de l’année pour être rassasié…

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18/11/2015

Douceur au réveil

Vous prendrez bien un zest de douceur pour changer des horreurs que nous découvrons ces jours.

L’histoire m’est contée par une dame qui a subi dernièrement une petite intervention chirurgicale.

Avant de passer sur le billard, elle fait connaissance avec celui qui va bientôt l’envoyer dans les vapes, le temps de l’opération. Un anesthésiste charmant, paisible et qui lui inspire confiance. Bref, un bon professionnel.

L’opération se déroule comme sur des roulettes et la patiente peut quitter rapidement le milieu hospitalier. Quelques jours après son retour à domicile, elle découvre avec surprise un paquet dans sa boîte aux lettres.

Et que contient ce petit colis expédié par l’aimable anesthésiste? Des somnifères, des cachets, des analgésiques? Rien de tout ça! Il y a là-dedans, bien emballé, un pot de miel de la région vaudoise. Avec un gentil mot du toubib lui adressant ses vœux pour un heureux rétablissement.

Un pot de miel! Si la dame ne guérit pas illico après pareil traitement, c’est à n’y rien comprendre. Car il n’y a rien de mieux pour nous adoucir la vie.

Une production genevoise y travaille d’ailleurs, selon l’information parue dans le tout ménage d’automne des SIG. La start-up Bees4You a ainsi récolté, en juillet, son premier miel urbain issu des ruches installées chez ses clients, dont l’Hospice général ou la Fédération des entreprises romandes. Bravo!

A quand des ruches sur le toit de l’Hôpital cantonal? Ce serait top! Tous les toubibs pourraient alors offrir ce produit sain et local à leurs malades. Et ça aiderait drôlement à faire passer la pilule…

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17/11/2015

Jules se met à table

Alors que toute l’Ajoie vient de fêter la Saint-Martin en se bâfrant de cochon (… chez lui le poil, la peau, les os, la graisse, les intestins, en un mot, tout est bon, clamait en son temps un poète ajoulot), mon Jules à moi se met à table.

Mais attention, pas touche à ses jambons. Ni à son bidon. Si le bon Jules campe à la réception de la Tribune, c’est pour que vous veniez farcir sa panse d’oseille, pas pour le dévorer tout cru. Je vous fais confiance.

Le cochon rose bonbon a donc repris du service ce lundi à côté des téléphonistes: la Thune du Cœur 2015 vient ainsi de démarrer.

Si je m’y prends un poil plus tôt que d’habitude, c’est pour vous donner le temps de réagir, d’organiser des petits événements à gauche à droite afin de collecter le plus de fonds possibles pour alimenter cette action de solidarité.

Car la Thune fête cet hiver ses vingt ans! Alors quoi de mieux, pour ce grand anniversaire, que de faire exploser les compteurs en rassemblant une somme jamais égalée? Ce serait trop bien!

Sachez d’ores et déjà que les bénéficiaires de cette collecte 2015 sont des associations genevoises solides, efficaces et fiables: Partage, les Colis du Cœur et Carrefour rue.

Toutes trois ont leur propre fonctionnement mais viennent en aide à celles et ceux qui vivent dans la précarité, en leur offrant de quoi se nourrir et un lieu où se poser. Je reviendrai plus longuement sur ces associations dans les billets à venir.

En attendant, n’hésitez pas à venir glisser une thune ou un billet doux dans la panse de Jules. Il en frétille déjà d’aise, le cochon!

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07/11/2015

Curiosité de la nuit

Grâce à vous, j’en apprends tous les jours de nouvelles. Un exemple?

Cette curiosité autour la nuit. Celle dans laquelle on se plonge toujours plus tôt, avec l’horaire d’hiver, et qui nous garde si longtemps dans ses bras.

Eh bien si j’en crois un lecteur qui tient ça d’une amie qui l’a lu sur la Toile, l’origine et la signification du mot nuit sont bien curieuses…

Dans de nombreuses langues européennes, ce mot est formé par la lettre N, suivie du chiffre 8, tel qu’il se dit dans chaque parler.

En français, c’est évident. Mais ça marche également en allemand (n + acht), italien (n + otto=notte), anglais (n + eight=night), portugais (n + oito=noite), espagnol (n + ocho=noche) ou suédois (n + atta). En grec aussi, mais je ne trouve pas le bon clavier pour l’écrire…

Vous me direz que c’est pas étonnant, vu que la plupart de ces langues sont de même racine indo-européenne. Car en russe ou en chinois, voir même en turc, le mot ne fonctionne pas du tout de cette manière.

Mais pourquoi avoir marié cette lettre à ce chiffre? On entre là dans le terrain de la symbolique. Il se dit que le N évoque l’infini et qu’en mathématiques, le symbole de l’infini est justement représenté par un 8 couché. Au lit. Pour une très longue nuit.

On me conseille du coup huit heures de sommeil pour m'assurer une bonne santé. J’opterai plutôt pour huit jours. Ceux que je vais prendre en vacances. Tiens, ce mot délicieux compte aussi huit lettres. C’est bon signe!

Sur ce, je vous retrouve lundi 16 (2x8)! Cela correspondra à la sortie de Jules pour débuter la Thune du Cœur. Et ça nous portera chance, qui sait?

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06/11/2015

Coincés dehors

L’entrée du vieil immeuble des Pâquis est située dans un passage conduisant à une cour intérieure.

Dans cette cour se trouve un ancien atelier d’artisan qui a changé de statut. Après transformations, le bâtiment abrite aujourd’hui un bureau d’architectes et quelques logements. Chic et haut de gamme, forcément.

Les nouveaux venus devaient savoir qu’ils mettaient les pieds dans un quartier populaire. Un quartier vivant, bruyant et odorant. Chaud, parfois! Certains propriétaires l’ont découvert sur place. Et ça les dérange.

Je vais faire court, les histoires de voisinage n’étant jamais simples… Toujours est-il que pour sécuriser les lieux, un portail à digicode a été posé tout au début du passage menant à la cour. Les locataires du 34 rue de Zurich doivent donc passer cette première porte pour accéder à celle de leur immeuble.

Comme ils en connaissent le code, tout va pour le mieux. Mais lundi dernier, il avait changé. Sans qu’ils en aient été avertis. Mince alors, je fais comment pour rentrer chez moi?

Eh bien tu te débrouilles! Tu passes par l’arrière-salle du restaurant voisin qui débouche dans la cour. Tu tâches d’obtenir par la bande les bons chiffres que tu t’empresses de filer aux voisins.

Ou alors tu appelles police secours, tellement c’est insupportable de se trouver ainsi bloqué dehors. Et t’envoies la facture à celui qui a changé le code sans se préoccuper des conséquences.

A noter que les locataires n’ont pas encore reçu officiellement la combinaison de numéros leur permettant de rentrer chez eux. C’est vraiment se moquer du monde.

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05/11/2015

Livraison différée

«Mon grand-père paternel est entré jeune à la Poste. Pour lui, c’était non seulement un métier qui l’intéressait, mais une véritable vocation, par amour du service public. Il a voué sa vie à la poste. Aujourd’hui, il doit se retourner dans sa tombe.»

La direction du géant jaune ne doit pas adorer recevoir pareil courrier courroucé. Surtout quand la signataire est femme de lettres…

Celle-ci est donc en pétard. Pourquoi diable la poste a-t-elle, un beau jour, décidé de ne plus livrer les colis ou les recommandés dans les immeubles qui n’ont pas de sonnettes extérieures?

Ce n’est tout de même pas de sa faute si la régie n’en a pas installé. Pourtant, c’est elle qui trinque! Enfin, elle et tous les locataires dans son cas.

Lundi dernier, Huguette se trouvait chez elle en fin de matinée lors du passage du facteur. Faute de temps, il n’a donc pas sonné deux fois. Ni même trois. Il s’est contenté de glisser un avis dans sa boîte aux lettres pour l’inviter à retirer son colis au bureau de poste. Ce qu’elle a fait le lendemain.

Mais voilà. La dame a plus de 70 ans et le paquet pèse lourd. Elle le cale sur l’épaule, comme le ferait un débardeur et se met en route. Elle en a pour six bonnes minutes de marche pour aller chez elle, mais fatigue assez vite.

A mi-chemin, un ouvrier la voit peiner et lui propose son aide. Il saisit le colis et l’apporte jusque chez elle. Comme aurait pu le faire le facteur, la veille, s’il avait eu la possibilité de monter dans les étages. Mais il ne l’a plus. Les temps ont changé depuis le grand-père postier d’Huguette. Le service public aussi.

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04/11/2015

Biscuits profitables

Pour le trouver, suffit de suivre l’odeur. L’odeur suave d’une cuisson de biscuits qui titille assez vite les papilles gustatives normalement constituées. Ah que ça sent bon en ce lieu!

C’est jeudi et me voici dans un EMS, la Résidence de la Vendée, à Lancy. Par l’odeur alléchée, je finis par arriver devant le local du service d’animation. Pas de doute, c’est bien là que tient l’atelier gourmand…

Autour de la table, des aînées s’affairent, aidées au besoin par des animatrices. Tout le matin, elles ont fabriqué différentes pâtes à biscuit. Et en ce début d’après-midi, elles confectionnent les petits gâteaux qui passent aussitôt au four et reviennent parfois devant elles pour l’étape du glaçage.

Qu’est-ce que je peux bien faire là? Eh bien j’admire le travail de ces dames (je le goûte aussi…) et je viens les remercier. Car tous ces biscuits seront ensuite joliment emballés et mis en vente à la cafétéria de la Vendée au profit de la Thune du Cœur!

Alors bravo à ces résidentes qui font du bien avec leurs gourmandises.

Et honte au malandrin qui a piqué, le jour de Halloween, le petit cochon rose de la boulangerie Oberson, à Cointrin.

C’est dans sa panse qu’arrivaient les derniers dons pour l’action de prévention menée là en octobre contre le cancer du sein. La boulangerie avait déjà collecté, et mis de côté, une jolie somme en majorant de 2 francs ses produits signalés par un ruban rose. Cela afin de pouvoir offrir une mammographie aux femmes qui n’ont pas les moyens.

Si l’indélicat a des remords, il peut toujours se manifester en restituant ce modeste pécule. Mais faut pas rêver…

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03/11/2015

Guéguerre routière

Les cyclistes en ville ont hélas mauvaise réputation.

Ils sont volontiers taxés de cycloterroristes, de frappadingues à deux roues ou de dangers publics, pour rester polis. Ils seraient l’incivilité même, à en croire certains de nos concitoyens.

Quelques mordus de la petite reine ont certes tout faux dans leur comportement, mais faut pas pousser!

Dans la circulation routière, les cyclistes restent les plus vulnérables: ils risquent leur peau à vélo, coincés entre motos et autos. Alors ils la protègent.

En se mettant à l’abri, ils dérangent les piétons. Lesquels sentent désormais le danger venir de partout. Ils doivent se méfier des deux et des quatre roues. Avec ou sans moteur. Bientôt, ils surveilleront le ciel pour qu’il ne leur tombe pas dessus un drone ou un autre bidule télécommandé.

Et que dire des automobilistes? Lundi dernier, dans la rubrique des faits divers, trois accidents sur quatre voyaient des conducteurs de voiture prendre la fuite après avoir renversé un piéton, deux cyclistes et une scootériste. Sont-ils pour autant taxés d’autoterroristes?

Dans la jungle du trafic genevois, on monte volontiers les catégories d’usagers de la route les unes contre les autres à grands coups de slogans réducteurs. C’est la guéguerre des transports.

Mais on oublie un peu vite qu’au cours d’une semaine, on peut être à tour de rôle piéton, automobiliste, cycliste et scootériste. Il faudrait donc cesser d’être pareillement amnésique en prenant la route. Et ne pas perdre de vue qu’on n’est pas seul au monde…

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02/11/2015

Movembre tout poilu

Tandis que les arbres se mettent à poil, les moustaches fleurissent ce mois sur les visages des messieurs. Movembre vient de commencer!

Cette épidémie poilue se répand chez ceux qui sont soucieux de leur santé et de celle des autres. Avec cette action, initiée par la Movember Foundation, ils vont sensibiliser les hommes à ce qui peut les menacer et lever des fonds pour lutter contre les maladies masculines, genre cancer de la prostate ou des testicules. Le principe?

Du 1er au 30 novembre, les gars encore glabres vont laisser pousser leur touffe de poils pour souligner ou cacher leur lèvre supérieure.

Pas dit qu’en trente jours, ils parviennent à obtenir des bacchantes à l’impériale, en guidon ou en brosse. Mais leur nouvel emblème pileux provoquera forcément des questions.

Pourquoi cette moustache, Albert? Eh bien mon cher, c’est pour vous signaler qu’il faut prendre soin de vous et soutenir la recherche médicale!

A l’Hôpital cantonal de Genève, le service d’urologie joue la carte Movembre à fond puisqu’il propose, tous les mercredis après-midi de novembre, des consultations gratuites de dépistage des maladies masculines (inscription en ligne ou au 022 372 79 53).

Il invite aussi les hommes soucieux de soutenir la cause en y mettant les formes de faire tailler leur glorieuse par Gaetano coiffure. Le figaro œuvre tous les lundis matin de novembre dans le hall d’entrée des HUG. Gratis et sans rendez-vous. Alors, ces messieurs, vous la laissez pousser?

Paraît qu’un baiser sans moustache, c’est comme une soupe sans sel…

www.movembre.com

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