30/01/2016

Cirer les pompes

Comment faire pour bien faire? Mon collègue possède deux belles paires de chaussures en cuir mais ne sait pas trop comment les entretenir. Faut dire que la pratique demande un certain doigté. C’est même tout un art. Or, il a deux mains gauches.

Il prend donc ses godasses sous le bras et s’en va chez le premier cordonnier venu. Vous pouvez me les cirer? L’artisan veut bien lui vendre la crème et la brosse. L’huile de coude, c’est au client de la fournir, faut pas pousser.

Deuxième tentative dans une autre échoppe spécialisée. Et toujours la même réponse négative.

Zut et flûte! Il existerait ainsi des tas de commerces dans cette ville pour nettoyer les habits, et rien pour les souliers?

S’il visait dans le haut de gamme, notre homme trouverait des adresses où les confier. Ben oui, on est à Genève! Mais de simples cireurs de rue, il n’y en a point. D’ailleurs, je n’ai pas souvenir d’en avoir vu dans le coin.

Ce serait pourtant un bon petit boulot, non? Un service à rendre pour se faire quelques sous, pas trop compliqué à mettre sur pied.

A première vue seulement. Car avant de se lancer dans cette activité de contact, faudrait apprendre quelques notions de base, se faire la main sur des escarpins, trouver le kit du parfait cireur. Puis obtenir l’autorisation d’utiliser l’espace public. Et payer une taxe. Plus un impôt. Rien n’est simple, ici.

Mais le plus dur resterait encore à faire: trouver des clients qui oseraient se faire cirer les pompes en public, dans cette République si pudique.

Parfois, on n’est jamais si bien servi que par soi-même…

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29/01/2016

Un amour de mimosa

Il fut un jour, dans la Julie, où l’on fit grand, très grand, pour annoncer la vente du Mimosa du Bonheur qui se déroule, comme toujours, les derniers vendredi et samedi du mois de janvier. Aujourd’hui, donc. Et demain aussi.

Je n’ai pas retrouvé la date exacte de l’événement dans les archives de la Tribune. Mais je tiens de source sûre qu’aux alentours de l’an 2000, une édition de ce journal avait été parfumée au mimosa!

Il avait même été question d’imprimer ce numéro sur un papier qui aurait pris, pour l’occasion, la couleur des fleurs. Mais c’était trop compliqué du côté des rotatives. L’encre bleue passe encore, mais le papier jaune…

N’empêche, une Julie fleurant bon le mimosa, fallait oser!

Aujourd’hui, ces boules d’or embaument déjà mon bureau. Elles sont là pour rappeler que chaque hiver, depuis 1948, elles sont vendues par des bénévoles dans les rues pour récolter de l’argent. Des fonds destinés à aider des enfants d’ici à partir en vacances, ce qu’ils ne pourraient pas faire sans ce coup de pouce.

A l’origine de cette action, il y a une autre histoire de solidarité initiée par la Croix-Rouge suisse. Celle des familles de ce canton qui avaient accueilli, lors de la 2e Guerre Mondiale, des enfants déshérités de Cannes. Les hostilités terminées, les autorités françaises étaient alors venues à Genève offrir des brassées de mimosa pour les remercier.

Depuis, la Croix-Rouge genevoise et la Chaîne du Bonheur ont lancé la vente de ces brins de fleurs. Ceux que vous allez sans doute acheter aujourd’hui. Parce que le mimosa, c’est beau, ça sent le Sud et en plus, ça aide des enfants!

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28/01/2016

L'arroseur arrosé

Le sujet ne vole pas bien haut, et même plutôt bas. Mais il passionne, si j’en crois le nombre de réactions que je reçois chaque fois qu’il est ici question de toilettes publiques.

Pour rester dans ce sujet inépuisable, j’en ai appris une bien bonne.

On m’a ainsi parlé d’un truc assez marrant pour lutter contre l’incontinence publique. Autrement dit contre les pipis sauvages des êtres qui se soulagent n’importe où, ni vu ni connu, faute d’avoir trouvé un endroit fait pour ça.

Bref, des chercheurs ingénieux ont mis au point une peinture hydrophobe du plus bel effet. Posée sur un mur, elle le rend imperméable au liquide. Mieux: quand un jet arrive avec une certaine pression sur ce revêtement répulsif, c’est l’effet boumerang assuré. Le retour direct à l’expéditeur. L’arroseur arrosé. Sur les pieds, de préférence!

La chose a été mise en pratique au printemps dernier dans un quartier festif de Hambourg, où les habitants en avaient marre de respirer des relents d’urine laissés par les fêtards. Ils ont donc badigeonné de cet enduit magique les murs les plus exposés et posé des panneaux disant aux intéressés les risques encourus. Un pisseur averti en vaut deux…

Après Hambourg, c’est San Francisco qui a testé la peinture «Ultra-ever-dry» dans ses rues animées, avec des résultats assez prometteurs. On se prend à rêver d’une solution miracle…

Las, les articles ne disent pas les solutions de repli qu’ont trouvé depuis les noctambules pour soulager leur vessie, après la tournée des bars. Tel est bien le problème. M’est d’avis qu’on n’est pas encore sorti de l’auberge!

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27/01/2016

Les appels pompants

On peut se faire vacciner contre la grippe, mais pas contre le démarchage téléphonique, cette épidémie qui empoisonne la vie des gens qui passent pas mal de temps chez eux.

A ce que j’ai lu, paraît que le nombre d’appels reçus en un mois pour une même personne pouvait aller jusqu’à 200! De quoi en faire une jaunisse…

Faut dire que le fameux astérisque figurant dans l’annuaire n’est plus respecté depuis belle lurette par les vendeurs de poudre de perlimpinpin. Et que le boîtier Katia, qui écartait automatiquement les appels indésirables, n’est plus en vente pour vous et moi depuis 2015. On n’est pas aidé…

Comment clouer le bec à ces intrus? J’en connais un qui a toujours un sifflet près du combiné et qui souffle un bon coup dedans quand on le dérange. Ça fait mal à l’autre bout. Mais ça soulage!

L’astuce de Christiane est plus douce et tout autant efficace. Quand elle reçoit un appel pour lui vendre ce qu’elle ne veut pas, elle enregistre une lettre majuscule correspondant à ce numéro.

Quand la sonnerie retentit et qu’une telle lettre apparaît à l’écran de son téléphone fixe, elle ne répond pas et ne s’énerve plus. Elle se contente de décrocher puis de reposer le combiné. Mardi dernier, le «M» s’est ainsi affiché six fois. Un vrai harcèlement!

Si par hasard elle baissait la garde et tombait dans le piège, qu’elle sache une chose: depuis le 1er janvier 2016, elle peut résilier un contrat conclu suite à un démarchage téléphonique. Ceci dans les 14 jours dès l’accord passé.

Cette nouveauté n’est pas un vaccin pour lutter contre l'épidémie. Mais c'est déjà un bon remède!

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26/01/2016

Cafouillage en série

Mais où sont les banques d’antan? La question est signée Tantale.

Tantale, comme celui du supplice? Le fils de Zeus qui avait fait de grosses boulettes? Oui, c’est lui. Ou presque: il est devenu, pour faire court, le symbole même de la frustration permanente… Aïe, ça craint. Que lui est-il donc arrivé?

Tantale avait juste besoin d’un relevé bancaire au dernier jour de l’an 2013. Le genre de document demandé par l’administration fiscale. Un truc simple.

Il décroche donc son téléphone pour demander une copie à sa banque chérie.

Taper 1-2-3-4... musique, tous nos collaborateurs sont occupés, musique…

Quand il parvient enfin à joindre son conseiller, le banquier lui dit mettre le document sous pli illico. Hélas, la poste lui livre le relevé d’octobre 2015. Raté.

Rebelote, taper 1-2-3-4... musique, etc. Son conseiller n’est plus joignable. Mais on lui préparera le papier désiré, à retirer le lendemain à la caisse.

Il reçoit le jour venu une enveloppe pleine de feuilles. Tant qu’à faire, on lui a tiré copie de tous ses comptes! Mais ils ne sont pas complets: les papiers sont imprimés aux trois quarts seulement et les sommes qui pourraient intéresser les impôts n’y figurent pas. Encore raté.

Re-rebelote. Tapez 1-2-3-4... musique etc. Aaarghl! Tantale n’en peut plus. Au bout du fil, on lui explique que l’informatique a des ratés et qu’on est désolé pour ces cafouillages. Pour arranger les bidons, on va donc lui faxer les documents comme au bon vieux temps.

Il reçoit alors trois fois la série des papiers. Des copies toutes noires et indéchiffrables, sauf la seule et unique feuille dont il avait besoin… Ouf!

Mais où sont les banques d’antan?

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16/01/2016

Mélange de pinceaux

Elise soigne les petits petons de Genève. Un jour, elle accepte de dépanner une cliente de sa collègue partie en vacances. La dame lui donne alors son nom, son adresse et l’étage où elle habite.

La podologue y va avec son petit matériel, grimpe au bon étage et n’a pas le temps de regarder les noms sur les portes qu’un voisin lui demande déjà «Ah, vous allez chez Mme Tartempion?» «Oui!» répond Elise. Car c’est bien le patronyme dont elle se souvient.

Quand la soignante passe la porte désignée, la locataire la regarde d’un drôle d’air. «Euh, je ne crois pas que j’ai pris rendez-vous avec vous…»

Mais Elise la rassure: «Regardez, il y a votre numéro de téléphone affiché sur mon portable. Et pourquoi je serais là si vous ne m’aviez pas appelée?»

La personne âgée, perplexe, finit par dire qu’elle a effectivement assez mal. Elle se déchausse et tend son pied à la visiteuse. Pendant que le cor de son orteil passe entre les mains expertes d’Elise, elle s’inquiète encore. «Vous êtes sûre que je vous ai appelée?» «Oh que oui!» Et l’affaire est dans le sac.

De retour chez elle, la podologue est surprise en pleine popote par le coup de fil de la cliente: «Il y a un problème? Vous deviez passer me faire un soin!»

Elise se pince. «Je l’ai fait!» «A moi?» «Oui, à vous!» «Mais non.» Alors à qui?

A la voisine, pardi! Ben oui: quand deux dames vivent au même étage du même immeuble et portent le même nom, à une syllabe près, il y a de quoi se mélanger les pinceaux! Comment savoir à quels pieds se vouer quand ils se découvrent avec tant de facilité…

Et c’est sur la pointe des pieds que je prends à mon tour congé. J’espère avoir de vos nouvelles à mon retour le 25 janvier.

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15/01/2016

Le flocon de neige

Combien de temps met un flocon de neige tombé sur un glacier valaisan pour arriver jusqu’à nous? Au bout du lac, s’entend?

La question taraude depuis des plombes un ami cher et la réponse varie selon ses interlocuteurs. Voyons. Il faut estimer la durée de la transformation de la neige en eau, puis son entrée dans le Rhône, son périple pour gagner le Léman et sa longue descente jusqu’au cœur de la rade. Compter un an, dix ans? Plus encore? Comment le savoir… On dira que ça prend un certain temps!

J’ai lu qu’un morceau de bois lâché au Bouveret mettait onze ans pour traverser le lac en longueur, ballotté qu’il était en avant en arrière par les vagues. Alors un flocon, vous imaginez!

Si vous avez la réponse à cette drôle de question, je suis preneuse.

Pour faire plus simple, les flocons de neige sont arrivés jeudi droit sur nos têtes. Il était temps! L’or blanc a daigné descendre froidement des hauteurs pour se répandre sur la plaine et chambouler notre quotidien.

Car il suffit de deux ou trois centimètres de poudre pour que tout change. Ce duvet gomme les aspérités, adoucit les angles, enrobe le paysage d’une blancheur qui lui sied: Genève devient presque coquette sous la neige!

Deux centimètres de neige suffisent aussi pour changer le comportement des passants. Certains semblent marcher sur des œufs alors que d’autres replongent carrément en enfance. Ils lèvent la tête au ciel et ouvrent grand la bouche pour happer ces cristaux glacés qui les chatouillent au passage. D’ailleurs, combien de temps met un flocon de neige pour fondre sur la langue?

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14/01/2016

Les oeufs de l'an

Maintenant que Jules est au placard, revenons à nos moutons.

Je vous avais parlé en septembre dernier de l’action «SOS Népal village Sakkal» menée par Rita. Cette dame de Satigny voulait reconstruire un village qu’elle et son mari avaient connu lors de leur premier trek dans la région, celui de leur guide et ami népalais.

Après le tremblement de terre d’avril dernier, il ne restait plus rien de Syalu, perché à 2100 mètres d’altitude près de la frontière du Tibet. Plus de maisons, plus d’école, plus d’accès à ses habitants oubliés.

Evidemment, un tel projet ne se fait pas toute seule. A plusieurs, c’est mieux! Grâce à une bonne mobilisation locale, Rita a ainsi collecté des dons, des kilos d’habits et d’autres biens. Et puis elle est partie début décembre au Népal avec des montagnes de bagages.

Sur place, beaucoup reste à faire, dit-elle. Les habitants logent encore dans des baraques de fortune faites de bâches et de planches, en attendant que leur soient livrées les tôles qui les mettront à l’abri.

La distribution des vêtements venus du bout du lac a ravi les villageois. Bien emmitouflées dans des habits chauds, des personnes âgées sont venues saluer Rita et lui ont offert des œufs pour la remercier, elle et tous ceux qui ont rendu la chose possible. La Satignote (qui retournera là-bas en avril) en était toute remuée. Car un œuf, c’est tout un symbole!

D’ailleurs j’en ai reçu un hier sous forme de carte de vœux: «Le passé est un œuf cassé, l’avenir est un œuf couvé». Paul Eluard. A méditer pendant la nouvelle année...

(page Facebook SOS Népal village de Sakkal)

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12/01/2016

Alcool et croix verte

Gaëtan est un grand amateur de vins. Pas du genre piquette. Au gros rouge qui tache il préfère les grands crus qui ne font pas mal à la tête...

En novembre dernier, ce bon vivant fait une dégustation qui l’enchante chez un des deux géants de la distribution helvétique. Il commande donc deux cartons de six bouteilles.

Ces flacons doivent lui être livrés avant Noël. A l’horizon du réveillon, ils ne sont toujours pas là. L’acheteur ne s’en formalise guère. Il a d’autres bonnes bouteilles à déguster pendant les Fêtes. A moins qu’il ne préfère laisser se bonifier ces crus ailleurs que dans sa cave. En gros, il les oublie.

Ne voilà-t-il pas qu’au début de ce mois, il reçoit un coup de fil d’une pharmacie de la place. L’homme n’est pourtant pas souffrant. Il sait aussi qu’il n’a pas commandé de produits à cette officine du centre-ville située loin de son domicile. Alors quoi?

Après avoir vérifié qu’il était bien lui, la personne au bout du fil demande tout bonnement à Gaëtan de venir retirer les deux cartons de vin déposés à son nom!

A l’idée que son pinard transite par une pharmacie, il en reste comme deux ronds de flan. Il se montre néanmoins accommodant et s’en va chercher ses topettes à l’enseigne à croix verte.

Les médicaments et l’alcool ne font pas forcément bon ménage, conclut notre amateur de vin. Mais la stratégie de vente ainsi inaugurée offre de grisantes perspectives. Viendra peut-être un jour où l’on pourra prendre possession de sa tondeuse à gazon chez le philatéliste… 2016 sera rigolote ou ne sera pas!

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Une Thune généreuse

Toute bonne chose a une fin, à ce qui paraît, et la Thune du Cœur 2015 n’échappe pas à la règle…

160111_Thune_Coeurs_03.JPGPour la 20e édition de notre action de solidarité, la générosité des Genevois et des donateurs venus d’ailleurs n’a pas faibli, malgré des temps un tantinet moroses. Et je ne parle pas de la météo!

Depuis mi-novembre, nous avons rassemblé des sous de toute sorte, des minis aux maxis, des collectifs et des individuels, anonymes ou nominatifs. Même des sous de contrées assez lointaines, là où mon Jules n’ira sans doute jamais dorer sa couenne.

Or donc, en additionnant ces dons qui atterrissent dans la panse du cochon ou sur son compte bancaire, nous arrivons à un montant de 77 000 francs, ce qui juste extra!

J’ai arrondi la somme, c’est plus pratique pour le partage entre les trois associations bénéficiaires de la Thune, Partage, justement, les Colis du Cœur et Carrefour Rue.

Tenir les comptes de Jules n’est pas de tout repos. Hier matin, quelques minutes avant la remise de la Thune, un don arrive sans crier gare de la part de la société Procter & Gamble, basée à Genève. Chouette, grand merci, car la collecte prend à nouveau l’ascenseur.

Peu après le départ des associations, un émissaire des Services industriels genevois m’apporte une enveloppe fort dodue avec le fruit des représentations de sa «Revue de l’Escalade». Vive les employés des SIG! Et hop, ça regrimpe encore.

Je remercie encore chaleureusement celles et ceux qui ont participé à cette belle 20e Thune du Cœur. Avis aux amateurs, Jules remet la compresse l’hiver prochain. Moi aussi. Normal, on fait équipe!

PS. Sur la photo de la petite cérémonie organisée lundi dans les locaux de la Julie, on voit de gauche à droite Pierre Ruetschi, le rédacteur en chef, de la Tribune de Genève, Vincent Gall (directeur de projets de Partage), Charly Galley (vice-président des Colis du Cœur), Marc Nobs (directeur de Partage) et Noël Constant (Carrefour-Rue). Et au cœur de l'image, petit Jules et gros Jules.

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11/01/2016

La Thune se partage

Le jour J est arrivé. J comme Jules, vous pensez bien!

Car c’est aujourd’hui que notre cher cochon se vide pour donner le fruit de ses entrailles aux trois associations bénéficiaires de cette vingtième Thune du Cœur, à savoir Partage, les Colis du Cœur et Carrefour-Rue.

Une bien belle édition, ma foi! Vous en saurez plus demain.

En attendant, je profite de ces lignes pour remercier la Brasserie des Artisans qui a fait très fort en organisant, juste avant Noël, deux soirées en faveur de cette action de solidarité.

Un salut tout particulier à Delfim et à Pierrot, à l’origine de cet événement, et aux deux groupes de rock AVS et Cheaters qui ont offert leur prestation et fait tanguer les foules.

Ces deux soirées n’auraient pas été complètes sans la fameuse tombola et ses lots fleurant bon le terroir, avec les épineux de Lully, les crus de la Cave de la République ou le foie gras mitonné par l’Amicale des pompiers de Perly-Certoux. Une équipe avec le cœur sur la main et qui a fait joliment grossir Jules!

A l’autre bout du canton, les joueurs du club de bridge de Vandœuvres ont disputé le tournoi de l’Escalade, et c’est le nourrain qui emporté la mise. Quelle belle surprise! Puis il s’est empiffré de biscuits de Noël faits par des dames de l’EMS La Vendée et achetés par d’autres résidents, visites ou personnel de la maison. Excellents, ces biscuits…

Je n’ai pas goûté au vin chaud que les Portier ont offert à leurs voisins pour l’Epiphanie, ni dégusté les galettes des Rois. Car je crois savoir que Louis et Suzanne sont déjà les roi et reine de Perly! Jules confirme.

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09/01/2016

Service public

Au temps pour moi! J’appelais hier de mes vœux la création d’une carte ou d’une application répertoriant les WC publics. Un truc simple et pratique pour savoir où se soulager dans la cité sans débourser une fortune.

Eh bien ça existe déjà, et je ne le savais pas!

Suffit, me dit-on gentiment, d’aller sur le site de la Ville de Genève (www.ville-geneve.ch/themes/environnement-urbain-espaces-verts/publics), ou de taper sur son portable wc publics geneve, et hop, le tour est joué. Enfin presque.

La carte qui apparaît à l’écran permet de visualiser l’emplacement de ces lieux d’aisances et de connaître leurs caractéristiques. Si c’est réservé aux personnes handicapées. Si l’installation est saisonnière ou pas. Comme quoi on en apprend tous les jours!

En regardant de plus près la disposition de ces 65 toilettes en ville, un truc saute aux yeux. Ces édicules sont totalement absents dans le secteur de la gare Cornavin. Là où transitent pourtant chaque jour des milliers de passagers. Faut croire qu’ils n’ont pas de besoins pressants…

Quant à ceux qui en ont et qui sont clients des Cygnes (le centre commercial, donc) inutile de débourser le franc et demi exigé pour aller se soulager, me glisse un informateur averti. Il suffit de présenter son ticket de caisse du jour, et le tour est joué. Comme quoi…

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08/01/2016

Pour se soulager

Le problème revient souvent sur le tapis, si je puis dire. Et il est particulièrement criant en ces jours de pluie et de froid.

Vous êtes dehors, les pieds trempés, la goutte au nez, quand patatras, une irrépressible envie d’uriner vous saisit. Oui je sais, ce n’est pas très glamour. Mais quand ça vous arrive, c’est vite galère. Où diable aller se soulager?

Dans des toilettes publiques? A moins d’être à proximité d’un de ces trop rares édicules municipaux, les passants doivent se rabattre d’urgence sur d’autres solutions. Si possible pas contre un mur…

Au centre commercial des Cygnes, le pipi de Laurent lui coûterait ainsi 1 fr. 50. Trop cher. Il songe alors à se rendre à la gare, mais là, c’est deux balles! Du coup, il sprinte jusqu’au McDonald’s où les WC sont encore gratuits. On ne sait trop jusqu'à quand.

Et la grand-maman qui ne peut plus sprinter, elle se débrouille comment dans ces circonstances? Eh bien elle paye son besoin naturel au prix fort. Ce qui est injuste.

Il serait temps de faire une carte ou une application des lieux d’aisances accessibles à tous, sans bourse délier. Ou alors à des prix raisonnables.

Ce serait un vrai service rendu à la population et à ses hôtes de passage. Et un véritable soulagement…

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07/01/2016

Remise à la rentrée

Les Rois sont passés et la Thune du Cœur n’est toujours pas remise! Vous allez penser que j’exagère. Mais c’est la faute à ces vacances qui n’en finissent pas… Promis, ce sera chose faite le lundi 11 janvier, le jour où la vie reprend à Genève.

Ce petit rappel pour signaler à tous ceux qui veulent encore remplir la panse de Jules qu’il faudrait le faire d’ici là, sans quoi leurs sous patienteront jusqu’à la prochaine Thune.

Les dames paysannes de Chancy ont veillé à le nourrir à temps, tout comme l’école Ferdinand Hodler, le salon de la bougie et celui du santon de Provence. Arlette et les amis du P’tit Bel-Air ont aussi fait grossir le nourrain, et il a bien aimé! Un club d’aînés a également fait un joli versement à Jules sans préciser du tout où il se trouve. Je fais comment pour le remercier? Qu’il se manifeste si jamais!

Pendant ce temps, ça remue ferme dans mon bureau. Les cochons mis en pension un peu partout pour boulotter de l’oseille rentrent à la queue leu leu au bercail. Et faut voir ce qui les attend: je leur ouvre vite fait le bide. Ils rendent alors tripes et boyaux, avec des fortunes très diverses, mais dans un joyeux tintinnabulement de thunes. C’est la boucherie enchantée!

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06/01/2016

Pâquisard pur sucre

Je ne suis pas la pro des nécros. Mais je peux vous assurer que l’harmonica genevois a le blues: Jean-Pierre Canel vient de tirer sa révérence, à 85 ans. Ce Pâquisard pur sucre, rigolard et facétieux, disait volontiers du quartier des Pâquis qu’il y est né et mort de… rire!

Les plus anciens se souviennent du duo que l’harmoniciste et humoriste forma avec Charlie Glappey, "Les Carijanes". Duo qui eut son heure de gloire dans les années cinquante à septante, allant même jusqu’à présenter son numéro au Radio City Music-Hall de New York.

Les plus jeunes ont vu cet homme élégant jouer dans des galas, des cabarets et des émissions de télévision, ou l’ont croisé sur son vélo dans les rues de la ville. Les plus proches ont même eu droit à la dernière blague de son cru. Du genre croustillant…

Car cet homme adorait lancer à la ronde ses gags, calembours, boutades et autres contrepèteries, les enchaînant à un rythme soutenu. En voici quelques-uns, parmi les plus sages, cueillis au passage:

«Le début de la vieillesse, c’est quand on se met à tutoyer tout le monde, et quand tout le monde te dit vous…»

"Le soleil n'a jamais fait de vélo, mais il en connaît un rayon".

«La vie m’a tellement donné que j’ai interdit à ma santé de lui jouer un mauvais tour!»

«Le cancer est vraiment con et ignorant, il devrait savoir qu’il y a longtemps que la peine de mort a été abolie.» Sacré Canel!

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05/01/2016

Diversité des dons

Il y a des risques que je vous tienne encore un peu la jambe avec Jules et la Thune. Dame, ils n’ont pas tous les jours 20 ans!

Ce qui est formidable, dans cette action de solidarité genevoise, c’est la diversité de celles et ceux qui l’alimentent. La preuve?

J’ai enfin appris que les fidèles Perruches, qui pensent toujours à la panse de Jules, sont des marcheuses âgées de 61 à 88 ans qui se retrouvent tous les mardis pour arpenter le canton.

Vive les sportives, ainsi que les gourmandes généreuses: les «Gourmettes» sont des passionnées de cuisine et des arts de la table. Elles aiment partager de bons petits plats mais n’oublient jamais ceux qui ont des assiettes bien moins garnies. Sympa.

Et que dire des artistes? Jules s’est fait drôlement gâter par toutes celles dont les pinceaux colorés font des merveilles sur les porcelaines de l’atelier Decorann d’Annette Bonnet. Un tout grand merci à ces dames talentueuses et bienveillantes.

Un coup de chapeau aussi aux Scrabbleuses d’Anières, à l’atelier d’architecture Eric Dunant et aux filles du parascolaire de l’école des Genêts qui ont fait un don, doublé par le boulanger-pâtissier Emery. Tout ça fait du bon levain!

Jules a également reçu une enveloppe dodue de l’entreprise plâtrerie-peinture Berchten plus une collecte faite lors du départ à la retraite d’un collègue de je ne sais où. Et ce n’est pas tout…

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04/01/2016

Le début de la fin

«Quand c’est fini, N.I. ni-ni, ça recommence…» chantait il y a quelques lustres Léo Ferré, en évoquant les amours, toujours.

Ben c’est pas loin de ce qui nous arrive ces jours. On a fêté dans la liesse et les flonflons la fin de l’année. Et à peine vaseux, on attaque la nouvelle en se rendant au turbin ou en guettant l’arrivée de la neige, comme si de rien n’était.

Car rien n’a vraiment changé entre la fin de l’une et le début de l’autre, sauf peut-être les bonnes résolutions de début janvier. Elles ne devraient pas tenir plus longtemps que d’habitude, même si nous avons tous un an de plus au compteur. Et alors? On ne se refait pas…

Jules, lui, n’a pas fini, N.I ni-ni de boulotter pour la bonne cause. Il a ainsi fait bombance lors des deux concerts de Nouvel-An donnés par l’Ensemble instrumental romand à l’Hôpital cantonal de Genève et au temple de la Madeleine. Des moments aussi chaleureux que ça, il faudrait les multiplier, tant ils font du bien par où ça passe!

Notre cochon n’a pas eu le temps de tout digérer qu’il se rendait déjà samedi à la patinoire des Vernets pour assister au match où le GSHC a fait très fort. L’animal a préféré les roulettes aux patins pour s’en aller quêter de l’oseille au milieu des fans de hockey. Cette option lui a plutôt réussi!

Et ce n’est pas encore fini. Ni-ni. Car la Thune sera remise non pas lors de la fête des Rois, mais le lundi de la rentrée.

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