06/02/2016

La filature publique

Souriez, vous êtes filmé. Même si vous faites semblant de ne pas remarquer les caméras qui pointent leur museau un peu partout au-dessus de vos têtes.

Bientôt, plus personne ne se formalisera d’être constamment pris en filature sur la voie publique. Ça fait partie du jeu: ces yeux fouineurs sont là pour nous protéger. Ils veillent sur nous et sur nos biens. Bien.

Grâce à la vidéosurveillance, la criminalité va baisser, le sentiment d’insécurité disparaître et la concorde revenir en ces lieux, dit-on. Peut-être. Notez qu’avec les menaces terroristes et les mesures qu’elles imposent, ce type de contrôle a encore de l’avenir!

N’empêche. C’est pas drôle de se sentir toujours épié quand on n’a rien fait de mal et donc strictement rien à se reprocher. Ça me donne juste envie de faire un pied de nez à chaque appareil espion repéré...

Alors quand on m’a signalé la présence d’une caméra cachée, place du Cirque, pour mater les lieux sans que ses usagers ne puissent s’en rendre compte, j’ai foncé. Pour voir.

Et là je dis chapeau! Car il faut être à pieds et s’arrêter tout contre l’immense platane dominant la place pour découvrir son existence. La machine est juchée sur un poteau planté à deux pas de l’arbre. Certes, un petit panneau rond signale que vidéosurveillance il y a. Encore faut-il pouvoir le lire.

Renseignement pris, la caméra zieute uniquement les flux de circulation, et rien d’autre. Elle ne capte ni les visages des cyclistes ou des piétons passant au rouge, ni les plaques de voitures forçant le passage. Elle n’est là que pour gérer la mobilité générale. Soit.

Alors sourions!

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