15/02/2016

Le gramme en trop

On ne plaisante pas avec la précision en Suisse. Elle fait partie de nos valeurs cardinales. Pensons à nos montres, à nos industries de pointe.

Et à notre Poste…

Oui, le géant jaune aime la précision. Celle de ses balances. Ces machines rigoureuses qui pèsent les lettres et les colis à trimballer plus ou moins loin à la ronde. Et qui déterminent ainsi le prix à payer pour ce service.

L’autre jour, Ingrid et Ingolf se rendent à la poste du Petit-Lancy, un petit paquet sous le bras. Ils comptent l’expédier à Berlin.

Ce n’est pas une première pour eux. Ils savent que le port se calcule d’après le poids de l’objet et qu’il augmente (le prix, donc) par kilo entamé.

Le sachant, ils prennent des dispositions pour ne pas faire exploser leur budget. Ils pèsent scrupuleusement le paquet qui fait 1995 grammes pile à leur balance de cuisine. Or, sur celle de la poste, il a pris du poids. Il pèse soudain 2001 grammes. Aïe. Problème.

Car la postière est formelle: le gramme en trop va coûter comme un kilo en plus. Punkt. Schluss. On est précis ou on ne l’est pas.

Alors Ingolf demande à l’employée une paire de ciseaux. Et il coupe avec détermination un morceau de papier kraft entourant le pacson. Ainsi le compte est bon et il repasse sous la barre des deux kilos. Ouf, on respire.

Reste encore à affranchir le tout, après le dernier passage sur la balance. Aux dernières nouvelles, les timbres n’ont pas fait la différence!

Mais l’on ne sait pas encore si le paquet, privé de quelques grammes d’emballage, est arrivé à bon port...

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