17/02/2016

Un temps à hiberner

La ville s’est vidée de ses occupants partis voir ailleurs si c’est mieux qu’ici. Car ici il fait moche, il fait froid, il bise à s’en geler les doigts. Alors dans mon bureau, bien au chaud, je procrastine grave… Mauvais carnet Julie!

Et alors? J’y peux rien s’il fait un temps à hiberner. La nature voudrait qu’on ralentisse, comme elle. Mais cette logique passe mal chez les humains. Surtout chez les humains employeurs. Alors je m’occupe à plein-temps, sans écrire immédiatement.

J’astique ainsi mon plan de travail pour le rendre propre en ordre. Nickel, même. Rien de tel pour avoir les idées claires. En cherchant bien, je vois de drôles de trucs non identifiables coincés entre les touches de l’ordinateur. Une horreur.

Après l’opération du clavier, le rond de café laissé près de la souris fait soudain tache. Et que je te poutze tout ça vite fait. Enfin vite, pas vraiment. Car tant qu’à faire le ménage, je trie encore le cheni dans les tiroirs, taille les crayons et change l’eau des fleurs. Or pour aller chercher la flotte, faut passer devant la machine à café…

Alors hop, un petit noir en passant. Le gobelet pisse à nouveau et laisse un rond discret sur le bureau, près de la souris. Je ne vais pas m’en sortir.

C’est déjà quoi, tous ces papiers? Je m’attaque à la pile de documents, instable, forcément. Tout dégringole. Il y a des feuilles partout. Mince, ça ne va pas me mettre en avance. Et dire que je n’ai pas encore écrit une seule ligne pour demain…

Ah tiens, intéressant. J’avais mis de côté un article sur la procrastination au travail. Tu parles d’un hasard!

Bon, fini de rigoler. Au boulot, Julie.

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