02/05/2016

Le gardien du jet d'eau

Après, c’est promis, j’en parle plus. Ou plus autant. Mais voilà: suite au récent feuilleton que j’ai consacré au Jet d’eau, Samuel m’a téléphoné.

Samuel, c’est le gardien du Jet d’eau! Il le met en marche le matin, l’arrête le soir et reste aux aguets toute la journée pour épier les vents qui pourraient lui donner le tournis. Car si l’eau valse trop loin à la ronde et arrose la République, c’est lui qui coupe le robinet.

Bon, Samuel n’est pas seul à occuper ce poste privilégié: ils sont cinq à se partager les tours de garde. Tous des retraités des SIG. Des volontaires.

Ça vous dirait de venir voir comment ça se passe, sur place? m’a demandé cet homme affable. Je veux!

Et me voilà l'autre matin sur le quai des Eaux-Vives, dans un local discret situé juste à côté de la police du lac.

Un poste d’observation de rêve! Sur la rade et ses bateaux, sur le vol des hérons et sur l’objet de toutes les attentions. Pour l’heure, il dort encore.

Tout se joue donc dans ce modeste local. Il y a là un écran de commande, des cadrans montrant la force des vents, la température et autres mesures utiles pour prendre les bonnes décisions.

Samuel explique avec fierté ce qui lui permet d’exercer au mieux la surveillance du grand panache blanc. Puis il me demande en souriant: Ça vous dirait de faire partir le Jet d’eau?

Je veux! Alors j’ai appuyé où il fallait. Tac, l’aiguille de la première pompe a bougé, tac la deuxième aussi. Et hop, miracle, il est sorti, et il est déjà tout en haut dans le ciel. De bleu de bleu comme c’est beau!

Quand je serai retraitée de la Julie, pensez que je pourrai aussi faire gardienne du Jet d’eau?

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