06/05/2016

Les petites économies

Il n’y a pas de petites économies, me dit Rémy. Je suis d’accord avec lui. Pourquoi payer plus quand on peut le faire avec moins? Ce serait ballot de s’en priver.

L’autre soir, en rentrant de voyage, il lui prend un petit besoin pressant en gare de Genève. Où aller pour se soulager au plus vite… Au bistrot pour profiter des commodités et siffler une bière en passant? Pas envie de boire.

Il se rend donc dans les lieux prévus pour. Les toilettes payantes. Pas tout à fait aussi chères qu’une bière, mais le pipi n’est vraiment pas donné: il faut débourser 1.50 franc ou un euro!

Compte tenu du taux de change actuel, Rémy règle son dû avec l’euro qui traîne dans sa poche. Sur le terrain sanitaire de Cornavin, notre enquêteur constate une disparité supplémentaire. La douche coûte 12 francs, ou 9 euros. Faites vos comptes.

Et dire qu’il y a quelques lustres de cela trônait en ces lieux une salle d’eau mythique qui drainait les voyageurs fatigués et les locataires des bâtisses voisines privés de baignoires.

Les amateurs de trempette pouvaient alors se plonger avec délices dans l’eau publique et une hôtesse leur fournissait savon et linge. Pour une thune! L’euro n’existait pas encore.

Aujourd’hui, il faut trop souvent payer pour accéder à un lieu d’aisance. Un investissement qui permet d’espérer, en retour, une certaine propreté. Au moins ça!

Les toilettes gratuites, qui sont un véritable service public, ne garantissent hélas rien de rien de tel. Et c’est bien regrettable. Est-ce là aussi une question de petites économies?

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