23/05/2016

Espaces de rencontres

Il faudrait un jour consacrer une pleine page dans la Julie avec photos des lieux et portraits de ses usagers pour évoquer ces drôles d’espaces. Les espaces de récupération, donc, comme il en existe trois dans le canton.

Rien de bien sexy là-dedans, me direz-vous. On n’y brasse que des déchets et autres trucs que l’on ne peut plus voir en peinture. On n’y croise que des gens en sueur d’avoir tant jardiné, vidé un grenier, refait la chambre du gosse ou trié des affaires trop encombrantes. Plus nature que les clients de ces espèces d’espaces, tu fais pas!

Tous les Genevois qui consacrent leur fin de semaine à ces travaux qui les dépassent un peu se retrouvent forcément, un beau dimanche, à la Praille ou au site de Châtillon. Et alors?

Alors les barrières tombent, parfois. Ces lieux de récupération en tous genres deviennent ainsi des lieux de rencontres inopinées entre des êtres qui ne se croiseraient jamais autrement. Les derniers salons à ciel ouvert où l’on cause. Et de tout!

Malgré leurs différences sociales ou culturelles, ils sont dans le même bain, tous aussi désarmés devant les choix de bennes qui s’offrent à eux. Je mets où le sommier qui a du métal et du bois? La terre de mes géraniums? La peinture sèche? Les câbles? Là, vous croyez?

Quand le voisin de benne hésite, les employés de piquet renseignent. Ils surveillent aussi si les gens jettent juste. Donnent un coup de main au besoin et passent le balai derrière certains recycleurs qui bâclent leur travail.

Ça n’arrête pas de la journée. Ici, pas de temps morts. Les espaces de récupération sont donc bien des lieux de vie!

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