11/06/2016

Tapage nocturne

Rappelez-vous l’histoire de ces quatre copines sorties boire un verre le soir aux Pâquis, fin avril.

A leur sortie de bistro, à minuit passé, deux policiers zélés avaient exigé qu’elles montrent leur pièce d’identité et soufflent dans l’éthylomètre.

Les papiers oui, l’alcootest non, avaient rétorqué les amies. A quoi bon souffler? Elles habitent le quartier et sont à pieds! Des renforts de police avaient alors été appelés pour mater les rebelles et le ton était monté.

Nous en étions restés au moment où les Pâquisardes attendaient le coup de bâton pour pareille insubordination et excès de bruit. Eh bien il est arrivé, et il fait mal.

Car l’ordonnance pénale ne fait pas dans la dentelle: elles sont condamnées à 450 francs d’amende. Plus 200 francs d’émoluments. Chacune, donc. Ça fait cher la sortie sympa entre copines! Et un joli carton pour les forces dites de l’ordre.

Vont-elles faire recours? A quoi bon! Ce sera leur parole contre celle de la police. Je propose plutôt de couper la poire en deux: chacun paye sa part de tapage nocturne sur la voie publique, policiers compris! Ça passerait mieux ainsi, s’il faut à tout prix taper dans le porte-monnaie. Mais faut pas rêver…

Si je vous raconte tout ça aujourd’hui, c’est à titre préventif. Les amateurs de foot qui adorent brailler dans les rues à pas d’heure doivent savoir qu’ils risquent 650 francs pour excès de bruit.

A moins que ces débordements sportifs soient tolérés. Parce que c’est l’Euro 2016. L’orgie de foot. Que c’est «Hop Suisse» sur les sacs rouges des poubelles de la ville. Et que c’est la fête! On verra bien.

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Commentaires

A combien désormais une mastication de swing gomme "dépistée" jetée dans la rue, amendes pour non billets dans les transports publiques: où sont les vrais voleurs?

Présidentielles 2017. Hystérie et mascarade, carnaval ou cirque en ce qui concerne la France. Combien de candidats qui moins puissamment protégés par combines et astuces juridiques subtiles en réalité devraient... depuis clou ou taule lancer leurs slogans expertisés à la sauce sémanticienne?

A qui la faute en premier?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 11/06/2016

De source sûre, vous pouvez brailler toute la nuit, n'importe quel jour de la semaine dans le quartier "Ecole de médecine - Carl Vogt" sous le regard bienveillant des flics. Ils ne bronchent pas. Les fêtards sont journalistes à la swiss TV ou ce sont leurs fils ?
Pourquoi ces différences à Genève ?

Écrit par : Géo | 11/06/2016

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