01/07/2016

Première classe

Les TPG ont des problèmes de sous. Il n’y en a jamais assez pour faire tourner la boutique, c’est bien connu. Ou alors quand il y en a, ils sont faux. Rappelez-vous la récente arnaque au rouble qui a fait perdre 35 000 francs à la régie publique et couler beaucoup d’encre.

Pour remplir les caisses, il est ainsi question d’augmenter entre autres le prix du billet standard de quatre sous. Les TPG ont donc des problèmes d’argent. Comme pas mal de monde. Mais est-ce une raison suffisante pour en demander autant?

Un Genevois de 83 ans décide un matin de prendre les transports publics pour se rendre chez son médecin. Peu habitué à cet exercice, et fort perplexe devant l’automate, il opte finalement pour un billet valable toute la journée.

Après quelques clics tactiles mal assurés, le client voit que le prix exigé pour ce service se monte à 17 francs. C’est vraiment cher, se dit-il, mais pas le temps de tergiverser. Le tram arrive et il ne veut pas rater son rendez-vous.

Plus tard, lorsqu’il montre à sa fille l’objet de sa dépense exorbitante, elle réalise que son père n’a pas profité de la réduction AVS et qu’il a pris, sans le vouloir, un billet 1re classe! Ce qui est drôlement utile pour voyager en ville dans un véhicule bondé. Et debout, qui plus est.

Sa fille lui suggère alors de se rendre au bureau des TPG, à Rive, pour se faire rembourser une partie du billet. Il y va, mais on ne peut rien pour lui. «Vous pouvez profiter de la première classe en prenant le train!» Chouette alors.

Faut dire qu’on n’a pas encore inventé la première classe, dans le tram 12! Certains touristes doivent d’ailleurs la chercher longtemps…

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Commentaires

Etre à l'AVS ne suffit pas, il faut acheter un abonnement demi-tarif, à fr. 175.-par année. En tous cas dans le canton de Vaud.

Écrit par : Romy Stratta | 01/07/2016

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