09/07/2016

Message falsifié

Avez-vous reçu dernièrement un avis de la Poste suisse vous invitant à retirer un colis?

Or vous n’attendez aucune livraison, vous semble-t-il. Mais le doute s’installe. D’autant que le colis en question possède un numéro d’identification. Il ne doit pas être tombé du ciel…

Et pourtant si! Car c’est une arnaque. Une de plus.

Le message, envoyé par mail, demande un code de confirmation pour que l’envoi puisse vous être livré. Pour obtenir ce code, il faut appeler un numéro commençant par 0901.

Un numéro surtaxé, bien sûr. Et là, bling bling bling! Les sous tombent pendant que vous essayez vainement de comprendre le pourquoi du comment.

Ces messages falsifiés qui proviennent apparemment de la Poste suisse circulent depuis un mois, estime le géant jaune. Le vrai. Comment les repérer?

L’expéditeur demande votre adresse. Celle qui devrait figurer logiquement sur le colis. Bizarre, non? Et puis il est fâché avec les accents, aigus et graves, avec les majuscules aussi. Enfin son adresse mail n’est pas située en Suisse, ce qui fait tache pour une société nationale! Prudence, donc.

Cette mise en garde faite, je peux prendre mes vacances tranquille. Quelle belle invention, les vacances! Je vous retrouve ici même à la mi-août. D’ici là, bel été à tous!

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08/07/2016

Histoire d'eau

La scène se déroule à la piscine de Genève-Plage. Plus précisément dans la ligne d’eau dédiée à la «nage rapide».

Il y a là trois messieurs qui crawlent à toute vitesse et une dame qui fait de même, dans un beau style, certes, mais à une allure moins soutenue.

Le couloir n’étant pas bien large, les nageurs restent sur la droite pour faire leur traversée et tâchent de ne pas dépasser la ligne noire du fond qui joue le même rôle que la ligne blanche sur une route. Histoire d’éviter les collisions frontales avec ceux qui viennent dans l’autre sens.

Vous me suivez ou vous nagez dans le bleu?

Antoine, lui, additionne les longueurs de bassins pour faire ses trois kilomètres dominicaux. Au moment où il double à nouveau la jeune femme, il voit que le meilleur nageur de la ligne revient dans leur direction.

Pour ne pas mordre le repère noir, il se rapproche soudain très près de la sirène. Qui n’apprécie guère cette troublante proximité: elle attrape alors la fesse d’Antoine qui passe à la hauteur de sa main. Puis la pince de dépit!

Et la nage continue…

Le crawleur n’en revient pas. S’il avait osé pincer la croupe d’une naïade le dépassant, sûr qu’elle aurait fait scandale. Il s’est donc contenté de boire la tasse, en songeant aux risques de la natation.

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07/07/2016

La coupe messieurs

Nous ne sommes pas mangés à la même sauce, c’est bien connu.

Après l’épisode des shorts et des bermudas montrant la triste inégalité de tissu régnant entre filles et garçons, voici le coût de la coupe. Pas celle de foot, donc. Celle des cheveux.

Lucie est une dame de 87 ans, râleuse certes, mais pleine de bon sens. Depuis belle lurette, elle a accepté ses cheveux blancs et opté pour une coupe au carré, plate, simple, facile d’entretien.

La Genevoise se demande un jour pourquoi elle persiste à se rendre chez sa coiffeuse qui lui demande 70 francs pour un service de vingt minutes à peine.

Elle aimerait bien profiter des ciseaux du coiffeur qui tient boutique à 50 mètres de chez elle. Il fait des coupes équivalentes à la sienne pour 20 francs seulement.

C’est pas qu’elle soit fauchée, Lucie. Elle n’aime juste pas se faire tondre. Mais lorsqu’elle veut prendre rendez-vous chez lui, le figaro refuse: il ne fait que les Messieurs…

Un poil remontée par cette différence de prix et de traitement, l’aînée rouspète: «Pourquoi les produits pour hommes sont-ils toujours moins onéreux que ceux destinés aux femmes? Qui peut me répondre?» Je vous le demande.

Pas plus bête qu’une autre, Lucie achète désormais «viril». Et elle ne s’en porte pas plus mal!

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06/07/2016

Prune à rallonge

L’amende, il ne la conteste pas. Même s’il trouve que ça devient la croix et la bannière pour garer sa voiture chez lui, aux Palettes.

La régie de son immeuble ayant engagé la société Park-Management pour veiller au bon stationnement aux alentours, il a donc pris une prune fin avril pour avoir laissé son véhicule là où il ne devait pas. Soit.

L’infraction coûte 30 francs. Le contrevenant traîne un peu avant de payer son dû, mais il le fait. Il reçoit toutefois un rappel du service de stationnement disant qu’il n’a pas réglé la taxe.

Bizarre autant qu’étrange. Notre homme vérifie son ordre de paiement bancaire, voit qu’il l’a donné et cherche à contacter la société pour s’assurer que le problème est réglé.

Or pour joindre Park-Management, il faut passer par un numéro de téléphone indiqué dans le courrier. Un numéro qui taxe un franc la minute depuis une ligne fixe. Fallait y penser!

Car vous connaissez sans doute la musique: et que je te fais attendre, et que je cherche le dossier, et que je réfléchis.

Le temps file et les compteurs tournent. Il a ainsi fallu 11 minutes et 12 secondes au bout du fil pour classer l’affaire. Soit douze francs pour des prunes. Ou une prune à rallonge. Bonjour la tarte!

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05/07/2016

Short ou bermuda

L’été s’est installé et les corps, aussitôt, se dénudent. Oh pas tous, bien sûr. Certains se drapent dans des tissus légers. Mais ceux qui s’en libèrent y vont franco.

A ce jeu, les filles excellent. Après le haut, elles enlèvent les bas: leurs jambes se dévoilent et s’affichent hardiment en ville. Et elles ne s’encombrent pas de jupes, même minis.

Car cet été, la tendance est au short. Très très court, le short! Paraît que c’est le terme adéquat pour parler de cette petite pièce de tissu. Cuissettes, c’est plus français, mais ça fait cycliste. Tenue sportive. Rien à voir avec ce petit rien qui habille si bien les demoiselles.

Quand la chose est à ce point réduite au minimum et que l’on voit poindre la naissance d’une fesse, on l’appelle poum-poum-short. Bref. C’est bien joli, ces gambettes féminines qui s’épanouissent au soleil sous le regard gourmand des messieurs.

Mais qu’offrent-ils en retour, à nous autres femmes? Rien, ou si peu. Certains hommes osent tout juste le bermuda. Or, il s’arrête à peine au-dessus du genou. Plus que ça, on n’y a pas droit.

Alors Messieurs, faites un petit effort. Taillez ces bermudas qu’on voie vos cuisses. Il n’y a pas de raison de s’en priver. Si? Ah bon! Bonjour l’égalité…

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04/07/2016

Chorale à quatre temps

C’est tout juste l’été et je m’en veux, un peu, de mettre la charrue avant les bœufs.

De faire comme les grands magasins qui proposent déjà en vitrine les trousses de crayons, les gommes et les cartables qui feront fureur à l’automne. Bref, de parler «rentrée» alors que l’on n’est pas encore parti en vacances.

Et pourtant, j’ai envie de vous parler ici d’un festival qui se tiendra fin septembre à Perly-Certoux. La 4G.

G comme génération, donc.

Les deux organisatrices de cet événement cherchent, ces jours, des gens de tous âges pour créer une chorale. Elles espèrent réunir les voix des arrière-grands-parents, grands parents, parents et enfants dès cinq ans pour interpréter une dizaine de chansons françaises.

Pour participer à ce groupe vocal éphémère, suffit d’aimer chanter (juste, si possible!), de venir accompagné au moins d’une personne d’un autre âge que le sien, et de s’inscrire.

Les partitions seront ensuite envoyées aux intéressés en vue des répétitions, agendées en septembre avec le chanteur Alenko. Avis aux amateurs!

Rens: info@chantappart.ch; 079 795 67 81

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01/07/2016

Première classe

Les TPG ont des problèmes de sous. Il n’y en a jamais assez pour faire tourner la boutique, c’est bien connu. Ou alors quand il y en a, ils sont faux. Rappelez-vous la récente arnaque au rouble qui a fait perdre 35 000 francs à la régie publique et couler beaucoup d’encre.

Pour remplir les caisses, il est ainsi question d’augmenter entre autres le prix du billet standard de quatre sous. Les TPG ont donc des problèmes d’argent. Comme pas mal de monde. Mais est-ce une raison suffisante pour en demander autant?

Un Genevois de 83 ans décide un matin de prendre les transports publics pour se rendre chez son médecin. Peu habitué à cet exercice, et fort perplexe devant l’automate, il opte finalement pour un billet valable toute la journée.

Après quelques clics tactiles mal assurés, le client voit que le prix exigé pour ce service se monte à 17 francs. C’est vraiment cher, se dit-il, mais pas le temps de tergiverser. Le tram arrive et il ne veut pas rater son rendez-vous.

Plus tard, lorsqu’il montre à sa fille l’objet de sa dépense exorbitante, elle réalise que son père n’a pas profité de la réduction AVS et qu’il a pris, sans le vouloir, un billet 1re classe! Ce qui est drôlement utile pour voyager en ville dans un véhicule bondé. Et debout, qui plus est.

Sa fille lui suggère alors de se rendre au bureau des TPG, à Rive, pour se faire rembourser une partie du billet. Il y va, mais on ne peut rien pour lui. «Vous pouvez profiter de la première classe en prenant le train!» Chouette alors.

Faut dire qu’on n’a pas encore inventé la première classe, dans le tram 12! Certains touristes doivent d’ailleurs la chercher longtemps…

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