22/08/2016

Un coup de chance

C’est arrivé pas loin d’ici. A quelques rues de la Julie.

Un jour d’avant les vacances, alors que j’arrive à la rédaction en trottinant, on me signale que mon petit sac à dos est grand ouvert. Bizarre. Ce qui l’est moins, dans ce cas de figure, c’est de constater assez vite que mon portefeuille ne s’y trouve plus. Envolé…

C’est dingue, j’ai rien senti. Rien vu. Le pickpocket est un as!

«Comme toujours», me dit-on au poste de police où je dépose plainte pour vol, puisqu’il faut se plaindre quand des documents officiels disparaissent dans la nature.

Trois jours plus tard, à tout hasard, je fais un saut au Service des objets trouvés. Pour voir si mon bon vieux porte-monnaie, forcément vidé de son contenu, a été rapporté. Et là, surprise! Il m’attend. Aussi dodu qu’avant. Car il y a tout, absolument tout dedans.

J’y crois pas! Ainsi donc on ne me l’a pas volé, mais je l’ai perdu par distraction. Encore bravo. Mieux: la personne qui l’a ramassé ne s’est pas servie au passage. Or il y avait de quoi être tenté.

J’aurais voulu aller sur-le-champ coller trois bises à cette bonne âme et la remercier. Mais j’ai appris que ça ne se fait pas. Comme dans une transfusion d’organes, il est impossible de savoir qui a fait le bon geste, et la récompense lui est transmise par le service d’Etat.

Service qui annule d’ailleurs la carte d’identité retrouvée (c’est la loi, ma foi!) et qui bosse vite: après réflexion, je suis retournée au guichet dans l’heure pour donner à l’inconnu(e) une plus forte récompense. Mais le dossier était déjà bouclé. Impossible d’en faire davantage. Sauf de lui dire ici un tout grand merci!

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

Les commentaires sont fermés.