31/08/2016

La rentrée des mères

Les familles se bousculent aujourd’hui dans les grands magasins: il faut vite aller acheter tout ce dont les élèves ont besoin pour leur nouvelle année.

En souvenir de ce jour-ci, Florence m’a fait parvenir son texte «La rentrée scolaire vue du front des mères», histoire de rappeler que les chérubins ne sont pas les seuls à être traumatisés par la rentrée. Les parents trinquent aussi, à d’autres niveaux. Extraits.

«Côté finances la rentrée, moi, ça me gonfle, et mon porte-monnaie se dégonfle!

Le bénéfice repos des vacances s’envole totalement au cours de la journée passée avec trois têtes blondes dans diverses grandes surfaces. Eh oui, car une ne suffit pas: votre adolescente n’a pas «flashé» sur le sac de sa vie et la dernière pinaille quant au choix de son futur agenda.

Listes en main, vous essayez de surveiller ce qui atterrit dans votre chariot… Ça fait des dizaines d’articles. Le prix d’un grand cahier peut passer du simple au triple s’il échappe à vos yeux qui ne cessent pourtant de fonctionner en essuie-glaces.

Vous endossez en plus la bousculade, les bambins (pas les vôtres, bien sûr) qui crient et tapent du pied, plus une vingtaine de minutes à la caisse.

…A la maison, il ne vous reste plus qu’à annoncer la somme dépensée à l’élu de votre cœur, en lui précisant que les bouquins du collège ne sont pas encore achetés…

Pour clore cette journée, plongez le nez dans un livre de recettes, cela calme l’angoisse: soulignez en rouge les menus bon marché et qui calent. Ils vous seront d’une grande utilité pour finir le mois jusqu’à la prochaine rentrée. D’argent, bien sûr!»

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30/08/2016

Caddies en vadrouille

L’autre jour, en promenant les deux gros chiens de son voisin, Martin aperçoit près de la gare de Coppet un caddie originaire de Balexert. Que fait-il à 15 kilomètres de son lieu d’attache? Mystère.

N’importe qui regarderait cet objet abandonné et passerait son chemin. Pas Martin! Faut dire que ce retraité aime les choses à leur place, propre en ordre. Un chariot n’a pas à traîner sur la voie publique. C’est pourquoi il s’en empare et le ramène chez lui à pieds, les deux chiens sur les talons, dans un convoi exceptionnel…

Le citoyen contacte ensuite le centre commercial de Balexert qui le renvoie à la Migros, propriétaire du caddie en vadrouille. Rendez-vous est pris avec un chauffeur qui viendra le chercher à Coppet. Tout rentre ainsi dans l’ordre, et Martin a fait sa part.

Mais il a appris une chose l’inquiète sur la bonne marche du monde: chaque semaine, des centaines de chariots de Balexert prennent le large. C’est une maladie? Non, une fâcheuse habitude. Des clients se les approprient pour transporter leurs achats chez eux et les abandonnent après usage.

A Balexert, le camion du géant orange récupère chaque semaine entre 300 et 350 caddies éparpillés dans la nature! Sachant qu’un panier à roulettes coûte environ 140 francs pièce, on comprend que la Migros se préoccupe de leur sort.

Certains finissent néanmoins leur carrière à l’eau… Alors si Martin ou d’autres bénévoles souhaitent participer au grand nettoyage du Rhône, le 3 septembre, c’est volontiers!

(renseignements et inscriptions sur www.genevastreetfishing.com)

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29/08/2016

L'aide spontanée

Lorsque des catastrophes naturelles surviennent à nos portes, comme celle de mercredi dernier au centre de l’Italie, les élans de solidarité se manifestent un peu partout.

L’aide est souvent financière. Les donateurs délèguent ainsi aux professionnels de l’urgence le soin de savoir comment être le plus efficace possible sur le terrain. Oui mais voilà. Donner de l’argent pour aider ceux qui ont tout perdu n’est pas forcément à portée de toutes les bourses.

Ainsi Patricia. Le séisme qui a touché Amatrice l’a profondément émue. Elle ne connaît pas particulièrement la région meurtrie, mais éprouve un amour inconditionnel pour l’Italie.

Alors plutôt que de se lamenter en lisant les reportages dans nos pages ou devant les images de désolation qui passent en boucle sur les écrans, cette secrétaire-réceptionniste a décidé de mettre la main à la pâte. Sans aucune expérience en la matière.

Et c’est bien là toute la difficulté de l’entreprise. Car les bonnes intentions et les meilleures volontés du monde ne suffisent pas toujours.

Après avoir lancé sur les réseaux sociaux une collecte d’habits, de jouets et d’objets de première nécessité pour les sinistrés, elle a trouvé un local à Genève où entreposer les cartons qui lui parviennent. Mais comment les transporter et les distribuer sur place?

Cette mère de famille cherche donc activement un camion qui pourrait acheminer gratuitement les colis en Italie. Si vous avez des conseils à lui donner, de l’aide à offrir ou un camion à proposer, contactez Patricia au 076 394 75 72. Elle est preneuse!

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27/08/2016

Coquillage et crustacés

C’est le moment ou jamais!

Profitons de cette fin de semaine exceptionnelle, côté températures, pour faire durer l’été le plus longtemps possible en allant se promener, se baigner, et puis rigoler, rencontrer des amis et cultiver encore le teint caramélisé des vacances. Celui qui nous donnera si bonne mine à la rentrée. Ce sera toujours ça de pris…

Après, ce sera trop tard. Ou moins facile. L’école et ses préparatifs peuvent donc bien attendre. Mieux vaut sortir et jouir de ces deux jours radieux.

D’ailleurs les activités en plein air abondent dans le canton, de Bardonnex à Puplinge en passant par Meyrin. Mais c’est au bord de l’eau qu’il faudra se rendre pour tirer l’été jusqu’au bout.

La veille de la rentrée aura lieu en effet la dernière aube musicale de la saison aux Bains des Pâquis. On y aura compté jusqu’à mille personnes lors de certains concerts. Entre 6 h et 7 h du matin, donc. Un véritable phénomène! A croire que les Genevois deviennent des lève-tôt. Ou des couche très très tard.

Dans l’après-midi se tiendra la 19e course autour du phare. Départ à 14 h. A la nage, bien sûr! Les intéressés peuvent s’inscrire sur place jusqu’à 13 h 30. Il y aura aussi démonstrations de saut et de water-polo.

Et dimanche soir, quand les nageurs auront replié leur serviette de bains, un petit air nostalgique flottera dans l’air: «Sur la plage abandonnée/coquillage et crustacés, qui l’eût cru déplorent la perte de l’été/qui depuis s’en est allé/on a rangé les vacances/dans des valises en carton/et c’est triste quand on pense à la saison/du soleil et des chansons…»

Ah ça oui, c’est triste. Mais tout reviendra l’année prochaine, comme le chantait BB. Bonne rentrée à tous!

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26/08/2016

Le prix de la sécurité

Un collégien est convoqué cette semaine au Bureau des autos. Il doit passer le permis pratique pour conduire un scooter.

Ce jeune s’est organisé pour réussir l’épreuve pendant ses vacances scolaires. Le freinage d’urgence et tout le reste, il maîtrise.

Or il est recalé avant même de pouvoir grimper sur sa bécane: l’expert refuse tout bonnement qu’il se présente à l’examen. Pour quelle raison au juste? Le candidat n’est pas en état d’ébriété, il n’a pas fumé la moquette, il est frais et dispos. Mais… il a des trous à son jeans.

Aïe. Ça ne se fait pas!

Sur la convocation, il est certes précisé qu’il faut, ce jour-là, porter un pantalon long, une veste et des chaussures fermées. Mais rien de plus.

Rien pour dire qu’un pantalon aéré, comme le portent certains jeunes, surtout quand il fait passé 30 degrés, est mal vu. Pour une question de sécurité. (notez qu’il a un casque…)

La faute est donc grave et la sanction à la hauteur: le candidat est obligé de réinscrire à un nouvel examen. Avec passage obligé à la caisse. Et hop que je te pique encore 90 francs. Ben voyons!

Quand on sait ce que coûte un permis de conduite pour un jeune sans revenu fixe, c’est rageant. Comme si cela ne suffisait pas de devoir déjà débourser des centaines de francs pour des cours obligatoires de sensibilisation, de conduite, de premiers soins, ou l’inscription aux examens théorie et pratique. Une vraie pompe à fric.

Pas étonnant que des jeunes préfèrent parfois se passer de permis pour rouler. Certes, la sécurité a un prix. Mais pas celui d’un trou au jeans.

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25/08/2016

Knie sonne la rentrée

Il a beau faire des températures à se la couler douce ou à piquer une tête dans l’eau vive, le temps est à la rentrée.

Knie est de retour!

Depuis quelques jours, les affiches annonçant l’arrivée du cirque à Genève fleurissent dans le canton. Cette année, il y en a même deux.

On a hissé haut les triangles de pub sur lesquels figure l’image incontournable du cirque national. Celle qui fait instantanément tilt. Faut dire que certains d’entre nous la connaissent depuis 60 ans!

On y voit, sur fond rouge, un clown blanc aux habits colorés qui plie un genou sur lequel dansent quatre lettres. Un clin d’œil au nom de la dynastie du cirque puisque, comme chacun le sait, knie signifie genou. Cette création du graphiste Herbert Leupin a reçu en 1956 déjà le prix de l’affiche suisse. Et c’est fou comme elle fonctionne toujours bien.

Et puis on a collé l’affiche au look vintage de la tournée 2016 avec sa vedette David Larible, costar pied-de-poule, godillots noirs et nez rouge sur fond rose.<

Deux affiches, deux clowns, mais aussi deux dates différentes…

D’où un léger trouble. L’annonce classique indique le 25 août, l’autre le 26 août à Genève. Bizarre, c’est pourtant le même spectacle.

Presque. Knie s’installe bel et bien aujourd’hui sur la plaine de Plainpalais. Une représentation en soi, avec l’arrivée des caravanes au petit matin, le montage du chapiteau et l’installation du campement. Mais la Première a lieu vendredi soir, en présence de tout le gratin genevois.

Le temps est bien à la rentrée…

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24/08/2016

Vieille-Ville retranchée

La mesure devait entrer en fonction ce lundi, mais la phase de test est prolongée jusqu’en septembre. Le temps que les habitants et usagers de la Vieille-Ville s’y fassent, ou que le système soit totalement rodé.

Car la colline au cœur de Genève a décidé de se couper du monde. Elle ferme ainsi son accès aux véhicules indésirables par des bornes rétractables installées à la rue des Chaudronniers, au bas de la Tertasse et à l’entrée du Bourg-de-Four, côté rue Saint-Léger.

Ces bornes automatiques se baissent pour l’instant jour et nuit à l’approche de tous les véhicules qu’elles détectent. Véhicules Uber compris, ce qui fait bondir une citoyenne.

Depuis quand cette société ferait-elle partie des ayants droit, s’énerve-t-elle? On se calme! Jusqu’à nouvel avis, Uber ne figure pas parmi les heureux élus, n’étant pas inscrite au Registre du commerce, comme le sont 36 entreprises de taxi. Vous me suivez?

Courant septembre, les bornes s’abaisseront toujours automatiquement à l’approche d’un véhicule, de 7 h du matin jusqu’à 20 h. C’est après que le régime change.

De 20 h à 7 h, les bornes feront leur révérence uniquement devant les ayants droit. Qui sont-ils? Les habitants et commerçants ayant les macarons B et BB, les personnes handicapées ou à mobilité réduite, plus tous les services nécessaires au bon fonctionnement de la cité ancienne. Chut, plus de bruit, c’est la ronde de nuit…

Au fait, quand est-ce que le quartier des Pâquis disposera d’un tel système pour que ses habitants dorment aussi de tout leur soûl? Bon, faut pas rêver!

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23/08/2016

Bon pour la santé

Voyager, c’est bon pour la santé. Pour autant qu’on puisse le faire…

Yvonne se rend un lundi de juillet à l’aéroport. Il fait encore nuit: son avion pour la Hongrie décolle à 6 h. A l’aube, la file d’attente est déjà longue pour obtenir une carte d’embarquement.

Le moment venu, elle présente sa pièce d’identité au guichet et on lui donne en retour son «Boarding Pass». Notre voyageuse refait alors la queue au contrôle de sécurité. Les minutes passent, mais elle est toujours dans les temps.

Une fois son bagage vérifié, elle est arrêtée, car sa carte d’embarquement ne correspond pas à sa pièce d’identité. L’employée a fait une erreur de transcription, et Yvonne n’a pas vérifié le document. Dommage!

Car on lui intime l’ordre de retourner d’où elle vient pour faire corriger la chose. La Genevoise rebrousse chemin avec sa petite valise, court au bureau indiqué, puis doit patienter.

Les minutes filent, la tension monte. Quand vient enfin son tour, trop tard! L’heure d’enregistrement de son vol est dépassée, impossible désormais d’embarquer. Elle est furax! On le serait à moins.

Car il n’y a pas d’autre vol avant 48h pour la Hongrie et on l’attend en clinique dans la matinée. Yvonne doit donc tout décommander. La réservation du parking pour une semaine. Mais surtout les soins dentaires prévus. Tout ça engendre des frais en cascade que la compagnie n’entend pas dédommager.

Elle propose tout au plus le report de la date du vol. Or Yvonne n’a plus d’autres vacances. Un congé sans solde?

A ce prix, autant se faire soigner ici. Même si voyager, c’est bon pour la santé!

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22/08/2016

Un coup de chance

C’est arrivé pas loin d’ici. A quelques rues de la Julie.

Un jour d’avant les vacances, alors que j’arrive à la rédaction en trottinant, on me signale que mon petit sac à dos est grand ouvert. Bizarre. Ce qui l’est moins, dans ce cas de figure, c’est de constater assez vite que mon portefeuille ne s’y trouve plus. Envolé…

C’est dingue, j’ai rien senti. Rien vu. Le pickpocket est un as!

«Comme toujours», me dit-on au poste de police où je dépose plainte pour vol, puisqu’il faut se plaindre quand des documents officiels disparaissent dans la nature.

Trois jours plus tard, à tout hasard, je fais un saut au Service des objets trouvés. Pour voir si mon bon vieux porte-monnaie, forcément vidé de son contenu, a été rapporté. Et là, surprise! Il m’attend. Aussi dodu qu’avant. Car il y a tout, absolument tout dedans.

J’y crois pas! Ainsi donc on ne me l’a pas volé, mais je l’ai perdu par distraction. Encore bravo. Mieux: la personne qui l’a ramassé ne s’est pas servie au passage. Or il y avait de quoi être tenté.

J’aurais voulu aller sur-le-champ coller trois bises à cette bonne âme et la remercier. Mais j’ai appris que ça ne se fait pas. Comme dans une transfusion d’organes, il est impossible de savoir qui a fait le bon geste, et la récompense lui est transmise par le service d’Etat.

Service qui annule d’ailleurs la carte d’identité retrouvée (c’est la loi, ma foi!) et qui bosse vite: après réflexion, je suis retournée au guichet dans l’heure pour donner à l’inconnu(e) une plus forte récompense. Mais le dossier était déjà bouclé. Impossible d’en faire davantage. Sauf de lui dire ici un tout grand merci!

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20/08/2016

Les nids de poule

Pour faire baisser d’un chouïa les coûts de la santé, m’est d’avis qu’il faudrait colmater les trous dans les routes.

Ben oui! Autant prendre le mal à la racine, en évitant que les conducteurs de deux-roues ne se viandent salement sur le bitume à cause des nids-de-poule ou des vagues dans le goudron qui les déstabilisent et les font choir. Parce que ça fait mal!

Les conducteurs de quatre-roues ne connaissent pas trop ces accidents urbains. Seule leur carrosserie craint. Les voitures intelligentes sauront d’ailleurs bientôt détecter ce type de danger pour mieux le négocier.

Rien de tel pour les cyclistes ou les motards, plus exposés pourtant aux caprices des revêtements routiers. Dommage! Il y a un lustre déjà, nous avions lancé dans la Julie une opération pour répertorier les principaux nids-de-poule du canton.

Ils ont été comblés depuis. D’autres sont revenus. Normal, les routes fatiguent. Faudrait peut-être songer à relancer ce service d’utilité publique pour tenir à jour la liste des pièges qui échappent aux services d’entretien des chaussées. Car il y en a.

Ou, plus simple, faire comme ce jeune artiste anglais Wansky. Il s’est mis à dessiner des pénis sur chaque nid-de-poule dans les rues de Manchester. Un truc diablement efficace: le trou est très vite rebitumé. La morale est ainsi sauve, et les deux-roues sauvés!

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19/08/2016

Tip top en ordre

C’est un grand-papa modèle. Un amour de retraité qui garde tous les lundis son petit-fils pour une journée de complicité.

Un après-midi de grand beau, il décide de se rendre avec le petiot à Nyon pour donner du pain sec aux canards. Pourquoi pas. A la sortie de l’autoroute, l’automobiliste est arrêté par la police pour un contrôle.

Rémy est serein. Il n’a pas fait d’excès de vitesse, n’a pas consommé d’alcool, sa ceinture est attachée, ses feux allumés et sa vignette autoroutière collée au pare-brise: il est tip top en ordre.

Pas assez visiblement. L’agent réclame encore la carte grise de l’auto et le permis de conduire. Il ne tique pas devant la photo de ce document et le visage qu’il a sous ses yeux. Or 47 ans et une barbe les séparent… Le représentant de la loi préfère savoir si le véhicule a passé le contrôle technique et vérifie la vignette le prouvant. Tout va bien, circulez.

Mais non, ça ne va pas du tout! s’insurge Rémy. Car à aucun moment le policier tatillon n’a cherché à savoir qui était le bambin dormant sur le siège arrière. Un siège ad hoc, faut-il préciser.

Et si au lieu d’être un grand-père modèle, il était un sale type voleur d’enfant? Eh bien, il passerait inaperçu. L’essentiel, voyez-vous, c’est d’avoir un véhicule avec une vignette, propre en ordre.

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18/08/2016

Service de voirie lacustre

La blague circule ces jours de Versoix à Hermance, entre gens du lac.

-Tu sais quel est le meilleur lieu pour aller pêcher à Genève?

- Euh…

- Ben c’est sous le pont du Mont-Blanc.

- Mais t’y ferres quoi?

- Des chaises, pardi! C’est peu comestible, mais ça peut toujours servir…

Telle est donc la dernière Genevoiserie en date. Selon de nombreux témoins, le lancer de chaises au jus a été une discipline fort prisée samedi après le feu d’artifice. Un défouloir pour certains. La bêtise n’a décidément pas de limites.

Qui repêchera ces sièges, avant que les colonies de moules ne les recouvrent entièrement?

Officiellement, il n’existe pas de service de voirie lacustre chargée de faire la tournée des fonds après les grandes manifestations, même si les gestes d’incivilité se multiplient.

La Capitainerie cantonale tâche de faire un peu le ménage au coup par coup, mais les à-fonds ne sont pas sa priorité. Pareil pour les SIG et la Ville de Genève qui ont charge de certains plans d’eau.

Alors, qui va s’y coller? Les pêcheurs amateurs, bien sûr! Le Geneva Street Fishing (Genève pêche de rue)organise ainsi sa prochaine opération de nettoyage du Rhône le 3 septembre. Il y aura de quoi faire.

Et si les plongeurs n’ont pas le temps de remonter jusqu’au pont du Mont-Blanc pour récupérer les chaises des Fêtes, les moules vont pouvoir siéger tranquilles…

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17/08/2016

Caissette coincée

Quand on veut, on peut! Suffit de faire un petit effort, pas vrai?

A l’évidence, l’expression ne concerne pas vraiment les athlètes qui se surpassent à Rio et décrochent des métaux lourds. Mais elle sied à cette jolie histoire locale.

Elle m’a été contée par Léa qui achète parfois sa Julie dans la caissette située près de chez elle.

Un jour, elle veut y prendre son journal, mais la fente pour introduire son dû est bouchée. Pas à cause d’un mauvais plaisant qui aurait fait joujou avec son tube de colle: des francs se sont juste mis de travers et font barrage. La faute à des acheteurs compulsifs, sans doute.

Que faire… Piquer la Julie? Jamais! Léa n’est pas du genre à resquiller. D’où ses hésitations: téléphoner pour signaler le problème, oui, mais à qui, et pour quel résultat? Pas le temps!

Elle retourne alors à son domicile, déniche dans sa boîte à outils une pince et revient se positionner devant la caissette. Et là, patiemment, elle décoince les pièces une à une, sous le regard médusé des passants.

Léa ne les met pas dans sa poche. Les pièces, donc. Elle les réintroduit, en bon ordre, dans la fente prévue pour et ajoute sa propre monnaie pour prendre enfin sa Julie.

Elle ne l’aura pas volé! Ça vaut bien ces quelques fleurs…

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16/08/2016

Un feu pour tous

Joli ballet de camions lundi, au cœur de la rade. Les poids lourds et les travailleurs du petit matin libèrent déjà les quais des tonnes de matériel entreposé là.

Les estrades se démontent, les tentes se plient, les poubelles se vident. Du balai! Bientôt, il n’y aura plus trace des festivités passées, sauf quelques pelouses fatiguées et de vieilles odeurs tenaces...

Les Fêtes sont donc pliées. Resteront encore vivaces, dans les yeux des Genevois et de leurs invités, les fulgurances du beau feu d’artifice de samedi.

Un spectacle du tonnerre qui fait néanmoins débat. Pas tant sur la forme –tous les goûts sont dans la nature– que sur le fond.

Que les gens qui le désirent puissent assister au feu dans de bonnes conditions et en payant leur place, très bien.

Mais priver les spectateurs de le voir librement depuis le pont du Mont-Blanc, ou les tenir à distance des trop nombreuses zones payantes par des grilles et des bâches protégées par des vigies, c’est visuellement moche. Et c’est mesquin.

De telles pratiques donnent aux refoulés le sentiment d’être des citoyens de deuxième catégorie. Est-ce donc ça, le fameux esprit de Genève?

A l’avenir, visons plus festif et sans barrières: un feu pour tous. Ce serait cadeau!

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15/08/2016

Rentrée à la mi-août

Quelle est la saison la plus chouette pour rêver d’amour?

Vous donnez votre langue au chat? C’est celle que chantent les chattes, bien sûr. «A la mi-août, c’est tellement plus romantique, à la mi-août, on fera les 400 coups…» Miaou!

Ça vous dit encore quelque chose, le tube de Ray Ventura? Envoyez la musique: «A la mi-août, tous les cœurs sont en pique-nique, à la mi-août, y’a de la joie pour les matous.» Miaou!

Ce petit air guilleret me trotte en tête car c’est aujourd’hui jour de fête. Du moins chez nos voisins français, où le 15 août est férié. Pour raison d’Assomption. Rien à voir avec les chats enamourés.

Chez nos eux pourtant, (les voisins, donc) cette date du calendrier religieux rime avec congé prolongé, réjouissances estivales ou bouchons sur les routes. Pas chez nous.

La preuve, je suis de retour de vacances le jour pile censé être le meilleur qui soit pour rêver d’amour. D’ici à ce que je vous fasse des encres roses, il n’y a qu’un pas…

Mais les courriers du cœur attendront. Car «à la mi-août, c’est tellement plus romantique, et on s’amuse comme des fous.» Miaou!

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