16/09/2016

Errance médicale

Elle souffre depuis le 24 juillet. Depuis le jour où elle s’est cassé le col du fémur en chutant lourdement à domicile.

Cette patiente a pourtant été prise en charge par quatre centres de soins genevois. Elle y a entendu tout et son contraire sur son état de santé, sans aller mieux pour autant.

A l’évidence, la coordination entre les différentes blouses blanches du canton n’a pas bien fonctionné. A qui la faute? A pas de chance ou au système?

Avec le recul, elle se dit qu’il aurait mieux valu se rendre tout de suite aux HUG. Mais par crainte d’attendre, elle a préféré la permanence de son quartier. Là, on lui fait des radios, mais son cas paraissant compliqué, la blessée est dirigée vers les urgences de la clinique la plus proche, où elle a droit à un scanner. C’est grave docteur?

Fracture en trois morceaux du col du fémur, à opérer de suite! Or vingt minutes plus tard, changement de programme. On la renvoie à la maison, alors qu’elle a déjà bracelet et cathéter.

Son mari va tenter le lendemain de la faire hospitaliser ailleurs, ce qui n’est pas gagné d’avance. Une place lui est finalement trouvée à l’hôpital de Loëx où elle passera trois semaines, le temps de voir si la fracture bouge ou pas.

La patiente sortira de là avec des béquilles, des radios fraîches et un rendez-vous pour début septembre aux HUG. Et là, radio à nouveau, plus trois heures d’attente. Tout ça pour apprendre qu’elle devra contacter son médecin généraliste, voire un orthopédiste, afin de se faire opérer plus tard. Quand? A la Saint-Glinglin, vu comme c’est parti! Mais en attendant, elle a toujours mal…

Alors bonjour la prise en charge médicale!

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