21/09/2016

Une idée saugrenue

Que se passerait-il s’il me prenait l’idée saugrenue de faire hurler ma radio «à toute caisse» sur mon balcon autant le soir que le week-end?

La question m’est posée par une personne âgée, qui apporte aussitôt la réponse: «Mes voisins feraient appel à la maréchaussée qui m’ordonnerait, avec raison, de cesser mon tapage sous peine d’amende.»

Mais voilà. Ce qui serait valable pour une personne isolée ne l’est pas pour tous. Cette dame vit en effet sur les falaises de Saint-Jean. Elle et ses voisins subissent, dit-elle, les effets de la foire permanente installée en bordure des rives du Rhône et de l’Arve. Ils sont donc aux premières loges, question ramdam. Et ça dure, été après été.

«Où donc résident les notables de notre canton qui se fichent comme d’une guigne des plaintes et récriminations des habitants? A la campagne? En France?» No comment, pourraient-ils dire, pour clore le sujet.

Or c’est un fait que les nuisances sonores commencent à nous taper grave sur le système. Qu’elles soient nocturnes ou diurnes. C’est un problème de santé publique que l’on traite un peu par-dessus la jambe. Sous prétexte qu’il y a des maux plus graves.

Peut-être. Mais le bruit fatigue. Il rend les gens grinches, irritables, surtout si l’origine de ce désagrément peut être évitable. Ou mieux contenu. Il y aurait déjà là de quoi limiter les dégâts. Pour le reste, difficile de se battre contre les décibels de l’aéroport ou des grands axes de circulation…

Quoique. Et s’il nous prenait l’idée saugrenue de faire tous un peu moins de bruit autour de nous?

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