27/09/2016

Marronnier confédéral

Mieux vaut être riche et en bonne santé que pauvre et malade, disait volontiers ma grand-mère. Elle n’avait pas tort. Même si, au final, riches et pauvres passent tous à la caisse. Celle des assurances-maladie, donc.

C’est toujours la même histoire, à chaque début d’automne. Alors que la nature resplendit et que l’on profite le plus possible des beaux jours, histoire de faire des réserves avant les grisailles à venir, ça vous tombe soudain dessus. Et bing, en plein sur la tête!

C’est le fruit de notre marronnier confédéral. Celui qui annonce, avec fracas, les augmentations de nos primes maladie. Parce que, forcément, elles ne diminuent jamais.

Et c’est d’un rageant! Car les assurés ont le sentiment d’avoir limité un max les dépenses de santé inutiles, pour ne pas participer à cette spirale délirante, et de se saigner déjà bien assez avec le payement de leurs primes. Eh bien non, ce n’est pas encore suffisant.

Enfin, soyez encore contents de votre sort, serait-on capable de nous dire en haut lieu. Ça pourrait être pire! Voyez comme les Jurassiens trinquent, cette année. A Genève, c’est seulement 5,7% d’augmentation en moyenne pour les adultes. A peine 9,7% de plus pour enfants. Allez, faites un petit effort…

Mais c’est beaucoup trop demander! Où donc les familles et les personnes précarisées trouveront-elles de quoi régler ces factures. A l’aide sociale?

Ces gens sont pris à la gorge, et ça fait mal! Aller voir le médecin? Non. Faut pas faire fonctionner l’assurance…

Avec ce système, mieux vaut être riche et en bonne santé que pauvre et malade…

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