06/10/2016

Fraîche, l'ambiance

La fête est finie.

Dans les rues, les jambes nues des filles sont désormais recouvertes de collants; les souliers fermés remplacent les espadrilles; les cous se cachent sous des écharpes; les bras se glissent dans des vestes; les amoureux marchent enlacés plutôt que main dans la main.

Les temps frisquets sont revenus.

Les promeneurs pressent alors le pas; les terrasses se vident; les cheminées fument; les visages se ferment et la nuit tombe toujours plus vite qu’avant. Faudra s’y faire…

Sur le pont des Bergues, la nature en ville montre aussi quelques signes d’essoufflement. Les feuilles virent au brun, les fleurs se fanent. Il n’y a plus grand monde pour se prendre en photo devant les arceaux végétalisés.

Les gens préfèrent lorgner du côté du pont de la Machine, où le spectacle est assuré. Une barge a été installée en début de semaine sur ce plan d’eau et des plongeurs s’activent depuis mardi, sous le regard des curieux.

Car ces travaux lacustres ne sont pas de la rigolade. Les plongeurs s’attaquent à du gros, du lourd, du symbolique: ils enlèvent les huit pieux rouges qui soutenaient la piscine du bicentenaire. Une vieille histoire, donc.

Ces reliquats des bains lacustres en forme de croix suisse pointaient la tête hors de l’eau depuis l’hiver dernier, servant de perchoirs aux mouettes. Là, ils vont dégager définitivement.

Plus vite dit que fait: ces pieux fichés dans le lit du Rhône doivent être sciés à la base et évacués. Comment? Les pros nous l’expliqueront peut-être. En attendant, il n’y aura bientôt plus du tout trace de ces bains suisses.

La fête est finie.

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