10/10/2016

Chère ambulance

Comment limiter les coûts de la santé, disions-nous? En évitant les frais inutiles, par exemple. Ce serait déjà un bon début.

Ainsi Martha. Cette dame âgée va un jour consulter dans une clinique car elle réagit mal à un médicament et que ça l’inquiète un peu. Sur place, on prend la chose suffisamment au sérieux pour lui faire des examens sanguins et tout le tintouin.

Réflexion faite, estiment les blouses blanches de la maison, ce serait préférable qu’elle se rende à l’Hôpital cantonal, mieux outillé pour régler ce problème.

Très bien, dit l’octogénaire, qui rassemble ses affaires et s’apprête à commander un taxi pour le trajet entre la clinique et les HUG.

Mais vous n’y pensez pas, Madame, lui dit-on. Quelle insouciance, à votre âge. Sait-on jamais ce qui pourrait vous arriver. On n’est jamais assez prudent.

La patiente a beau protester, rien n’y fait. Une ambulance est appelée, et voilà notre dame embarquée dans le véhicule spécial, où aucun soin ne lui sera prodigué en cours de route. Normal, elle n’en avait pas besoin…

A l’arrivée, rebelote. Elle repasse les mêmes examens que ceux qu’elle vient de subir en clinique. Bonjour les doublons. Bonjour les frais. La situation la fait enrager, ce qui n’est pas bon pour la santé.

Mais tout ça n’est encore rien comparé à la mouche que Martha a piquée devant la facture de sa chère ambulance non désirée.

On nous demande de faire des économies, et le système vous pousse à dépenser toujours plus, s’irrite Martha. Et vous trouvez ça normal?

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Commentaires

Personnellement, mon assurance ne prend en charge qu'UN seul trajet en ambulance par année.

Quand vous avez une santé de fer et de bons revenus cela n'a guère d'importance. Ce qui n'est pas le cas de la majorité des Suisses qui peuvent se retrouver à l'Office des poursuites en cas de plusieurs transports en ambulance pour un membre très malade de la famille.

Chère Julie, par hasard, n'auriez-vous pas une adresse à laquelle les gens pourraient dénoncer ce genre d'abus - et mieux encore - se défendre et obtenir réparation?

Bonne santé à tous!

Écrit par : Marie | 10/10/2016

"Mais vous n’y pensez pas, Madame, lui dit-on. Quelle insouciance, à votre âge. Sait-on jamais ce qui pourrait vous arriver. On n’est jamais assez prudent."
A partir d'un certain âge (et ce n'est pas l'état physique et mental qui compte, mais le calendrier) il devient très difficile d'échapper à un système et ses sbires qui se sentent d'autant mieux qu'ils peuvent infantiliser quelqu'un.
C'est une tendance qui connaît, heureusement des exceptions, mais qui doit être combattue par tous les moyens. Il vaut donc toujours mieux se faire accompagner par quelqu'un qui en impose si nécessaire.

Écrit par : Mère-Grand | 10/10/2016

@ Marie : à dénoncer tout simplement par courrier dans les journaux et par courrier A auprès du Conseiller d'Etat Poggia sans oublier Monsieur le Conseiller fédéral Berset.

Bonne journée à tous

Écrit par : M.A. | 11/10/2016

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