26/10/2016

Dans le collimateur

La campagne de sécurité routière visant les deux-roues motorisés a pris l’eau hier. La police genevoise avait pourtant promis que toutes les infractions commises mardi à moto ou en scooter seraient sanctionnées.

Mais voilà. Pendant les vacances de patates, il n’y a déjà pas un chat dans les rues. Si en plus il pleut des cordes, voire des hallebardes, pas étonnant que les motards soient peu enclins à godiller entre les files de voitures. Ils ont préféré laisser leur bécane au sec. L’action a fait flop. Comme la pluie.

Bon, les motards ne sont pas tirés d’affaire pour autant: la police genevoise remettra une couche préventive jeudi. Et il ne devrait pas pleuvoir…

Une automobiliste genevoise a quant à elle testé la logique de la police vaudoise. Pas mal non plus.

Marion se fait un jour rappeler à l’ordre par un radar placé sur une avenue lausannoise et reçoit une prune de 250 francs pour excès de vitesse.

Notre Genevoise écrit à qui de droit, non pas pour contester l’amende, mais pour savoir si elle peut la fractionner en deux payements. La pilule est ainsi plus facile à avaler.

Eh bien non. Pas possible. La police n’est pas en mesure de lui faire une telle fleur. Mais elle lui signale qu’au terme du délai de paiement de 30 jours, sa requête pourrait être transmise plus haut.

En somme, Marion doit attendre que son amende soit surtaxée, la faute à un paiement trop tardif, pour que soit étudiée la possibilité d’accorder ou non l’échelonnement souhaité. Au secours!

Pour éviter des frais de procédure en plus, elle a donc tout payé d’un coup…

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Commentaires

Vivement demain alors, que les policiers puissent effectuer au sec leur opération « Racket » des deux roues motorisées. Parce qu’il ne faut pas se leurrer, ce n’est rien d’autre. C’est juste qu’avec les automobilistes, les conducteurs de motos et scooters sont parmi les rares à se prendre des amendes et…à être solvables.

Et comme, on arrive à la fin de l’année et il faut faire rentrer de l’argent dans les caisses, rien de tel que d’aller le chercher dans les poches des personnes qui, en utilisant des véhicules à deux roues, participent pourtant à fluidifier le trafic.

Une chose est certaine, ce n’est pas les contraventions distribuées hier ou demain qui feront changer les habitudes des motards et autres scootérises. Tout le monde le sait d’ailleurs et c’est donc pourquoi, c’est bien comme un impôt supplémentaire qu’il faut comprendre l’opération de notre police.

Quant aux « facilités » de paiement, voilà un exemple qui dit tout. Merci Julie

Écrit par : Vincent | 26/10/2016

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