27/10/2016

Une rade en berne

La rade est en berne. Un poil vide et tristounette en ces vacances de patates. Les jours de pluie, passe encore, on n’y prête pas trop attention au milieu de tant de flotte. Mais au premier rayon de soleil, son absence saute aux yeux. Le Jet d’eau a disparu!

Trois touristes croisés hier au bord du lac m’ont encore demandé où diable se cachait ce fier panache. Avaient-ils une chance de le voir avant leur départ? Raté, Messieurs!

Car la grande fontaine est entrée dans sa phase annuelle d’entretien et de maintenance qui va durer jusqu’au 23 novembre. Un  mois! Paraît qu’on ne peut pas y couper, hélas.

Mieux vaut fermer le robinet à l’automne, quand il fait mauvais temps et qu’il vente, plutôt qu’en plein été me dit-on. Certes. Mais quand même…

Les arpenteurs de la rade vont ainsi devoir se passer de cette présence lumineuse. Comme ils vont s’habituer à traverser à nouveau le pont des Bergues dans son plus simple appareil: la nature en ville s’est évanouie, le tunnel de verdure n’est plus, le pont est nu.

Juste à côté, les piliers rouges de la piscine suisse se sont aussi fait la malle. Seuls les grillages qui condamnent depuis des plombes une partie du quai des Bergues voisin sont toujours là. Las.

Je n’ai d’ailleurs jamais bien saisi pourquoi cette zone était considérée comme dangereuse, et en attente de travaux urgents, alors qu’à quelques mètres de là, le même espace sert de parking privé à de grosses berlines noires et luxueuses et autres coupés sport.

Le quai doit être vraiment très solide devant l’Hôtel des Bergues, ou alors j’ai pas tout compris.

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