31/10/2016

Sexisme latent

Le sexisme au quotidien, ce n’est pas que les attitudes déplacées, les violences verbales ou les discriminations salariales. C’est parfois plus latent. Plus subtil. Et tout aussi rageant pour qui subit cette attitude discriminatoire.

Pour fêter l’anniversaire d’une amie, Anne est chargée de réserver une table pour quatre personnes dans un restaurant renommé de la place. A bout du fil, l’employé lui demande à quel nom la réservation doit être faite. Au nom de Madame Unetelle, lui dit-elle.

Le jour venu, le repas est excellent, l’ambiance au beau fixe, mais tout de même. La table des quatre amies se trouve tout contre le mur du fond, près de la porte de service où les garçons vont et viennent sans cesse. Le spectacle est certes assuré. Mais elles auraient préféré, et de loin, se trouver autour d’une des nombreuses tables inoccupées situées près des fenêtres et profiter de la vue splendide.

Les mois passent. Une nouvelle occasion de se retrouver entre filles se présente. L’amie fêtée demande à Anne de réserver dans le même restaurant. Et lui fait cette suggestion: «Avec ta voix grave, fais-toi passer pour un mec, on verra bien si l’on obtient une meilleure table». Elle donne alors juste son nom de famille au téléphone, sans préciser si elle est Madame ou Monsieur.

Bien vu. Car le quatuor féminin a droit à la table près de la fenêtre, et à la mine surprise du maître d’hôtel.

«Maintenant, quand on me dit Monsieur au téléphone, je ne rectifie plus, conclut Anne. On se montre plus aimable, on me prend plus au sérieux. Alors que si je suis une femme…»

Et dire que des lecteurs pensent encore que Julie est un homme!

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29/10/2016

Chapeau, la Coulou!

Les temps ne sont pas forcément à la fête, mais qu’importe. Ce samedi soir au Palladium, on oublie tous ses tracas et on s’amuse: la Coulou fête ses trente ans avec pléthore de flonflons!

Une trentenaire qui ne craint ni la crise, ni le chômage, ni la solitude résume Noël Constant. L’homme au catogan a le sens des formules. Tout comme il a eu le sens de ce qui devait être fait, en cet hiver 1986, pour que les sans-abri ne meurent pas de froid dans les rues de Genève.

Il obtient alors les clés d’un ancien atelier d’horlogerie sis à la rue de la Coulouvrenière et collé au Palladium. Un lieu à l’abandon, sans chauffage, sans lumière. Avec la complicité de nombreux autres acteurs de la place, et avec une certaine obstination, il en fera un lieu d’accueil chaleureux pour toutes les personnes à la rue.

Pour y entrer, pas besoin de montrer patte blanche. Le slogan de la Coulou reste le même depuis sa création. «Je ne te demande ni ton nom, ni d’où tu viens, ni ce que tu fais, mais dis-moi ton mal…»

Ce lieu d’accueil existe ainsi depuis 30 ans, contre vents et marées. Et il en a vu défiler, des gens en perdition! Certains résidents se sont arrêtés là quelques jours, d’autres quelques années. Le temps de se retrouver, de récupérer, de s’épauler.

La Coulou est donc en fête et la population genevoise est invitée à se joindre à elle dès 19 h pour célébrer tant d’engagement. Il y aura de quoi partager autour des tables et de quoi guincher. Et à 3 heures du matin, il ne faudra pas oublier de reculer les montres d’une heure pour prolonger encore ces réjouissances!

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28/10/2016

Le bon usage du papier

Pourquoi jeter son canard avec l’eau du bain? Dans la série «que peut-on bien faire d’un journal après sa lecture» j’ai oublié un usage très utile.

Une lectrice nonagénaire vient de me glisser à l’oreille qu’on ne fait pas mieux que la Julie pour y voir plus clair! Ah ça, je le savais déjà, vu la pertinence des articles contenus dans ses pages…

On se calme. L’annonce de Nelly n’a rien à voir avec l’aspect rédactionnel. Elle parle ici de vitres! Paraît que pour les laver et les astiquer, il n’y a rien de tel qu’un bon vieux journal.

Toute gosse déjà, elle nettoyait ses carreaux avec la Julie et elle continue à le faire aujourd’hui encore. «J’aime autant vous dire qu’après les avoir ainsi briquées, vos fenêtres brillent!» Je la crois sur parole.

Alors elle m’a expliqué la combine. Plus besoin d’un produit à l’ammoniaque anti-tout ou de chiffons spéciaux. De la simple eau de Genève suffit, pour autant que vous en humectiez un bout de Tribune, pas trop pour qu’elle ne se transforme en éponge, mais juste assez pour que ça lave bien la surface lisse.

Quand la vitre est encore légèrement humide, frotter le tout avec une Julie sèche. Ne pas hésiter à changer de page au fur et à mesure de l’opération qui laisse un peu de traces d’encre sur vos doigts. Mais pour quel résultat! J’ai testé pour vous, c’est impeccable.

Les remèdes de grand-mère, ça marche toujours. Il faudrait donc tirer parti du truc de Nelly pour imaginer un slogan publicitaire. Genre «Pour voir deux fois plus clair, prenez la Julie!» Peut faire mieux, mais bon, n’est pas Séguéla qui veut. La force tranquille… Tout de même, fallait trouver!

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27/10/2016

Une rade en berne

La rade est en berne. Un poil vide et tristounette en ces vacances de patates. Les jours de pluie, passe encore, on n’y prête pas trop attention au milieu de tant de flotte. Mais au premier rayon de soleil, son absence saute aux yeux. Le Jet d’eau a disparu!

Trois touristes croisés hier au bord du lac m’ont encore demandé où diable se cachait ce fier panache. Avaient-ils une chance de le voir avant leur départ? Raté, Messieurs!

Car la grande fontaine est entrée dans sa phase annuelle d’entretien et de maintenance qui va durer jusqu’au 23 novembre. Un  mois! Paraît qu’on ne peut pas y couper, hélas.

Mieux vaut fermer le robinet à l’automne, quand il fait mauvais temps et qu’il vente, plutôt qu’en plein été me dit-on. Certes. Mais quand même…

Les arpenteurs de la rade vont ainsi devoir se passer de cette présence lumineuse. Comme ils vont s’habituer à traverser à nouveau le pont des Bergues dans son plus simple appareil: la nature en ville s’est évanouie, le tunnel de verdure n’est plus, le pont est nu.

Juste à côté, les piliers rouges de la piscine suisse se sont aussi fait la malle. Seuls les grillages qui condamnent depuis des plombes une partie du quai des Bergues voisin sont toujours là. Las.

Je n’ai d’ailleurs jamais bien saisi pourquoi cette zone était considérée comme dangereuse, et en attente de travaux urgents, alors qu’à quelques mètres de là, le même espace sert de parking privé à de grosses berlines noires et luxueuses et autres coupés sport.

Le quai doit être vraiment très solide devant l’Hôtel des Bergues, ou alors j’ai pas tout compris.

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26/10/2016

Dans le collimateur

La campagne de sécurité routière visant les deux-roues motorisés a pris l’eau hier. La police genevoise avait pourtant promis que toutes les infractions commises mardi à moto ou en scooter seraient sanctionnées.

Mais voilà. Pendant les vacances de patates, il n’y a déjà pas un chat dans les rues. Si en plus il pleut des cordes, voire des hallebardes, pas étonnant que les motards soient peu enclins à godiller entre les files de voitures. Ils ont préféré laisser leur bécane au sec. L’action a fait flop. Comme la pluie.

Bon, les motards ne sont pas tirés d’affaire pour autant: la police genevoise remettra une couche préventive jeudi. Et il ne devrait pas pleuvoir…

Une automobiliste genevoise a quant à elle testé la logique de la police vaudoise. Pas mal non plus.

Marion se fait un jour rappeler à l’ordre par un radar placé sur une avenue lausannoise et reçoit une prune de 250 francs pour excès de vitesse.

Notre Genevoise écrit à qui de droit, non pas pour contester l’amende, mais pour savoir si elle peut la fractionner en deux payements. La pilule est ainsi plus facile à avaler.

Eh bien non. Pas possible. La police n’est pas en mesure de lui faire une telle fleur. Mais elle lui signale qu’au terme du délai de paiement de 30 jours, sa requête pourrait être transmise plus haut.

En somme, Marion doit attendre que son amende soit surtaxée, la faute à un paiement trop tardif, pour que soit étudiée la possibilité d’accorder ou non l’échelonnement souhaité. Au secours!

Pour éviter des frais de procédure en plus, elle a donc tout payé d’un coup…

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25/10/2016

La journée sans papier

Nos sociétés aiment prendre le temps de se pencher au quotidien sur un sujet d’intérêt général. Aujourd’hui, place à la Journée Mondiale sans papier. La Journée des pâtes, ce sera demain, et c'est encore une autre histoire. 

Bref. Chaque 25 octobre, la sonnette d’alarme est tirée: nous croulons sous la paperasse! Il faut limiter au plus vite sa production pour éviter de s’y noyer et protéger en passant l’environnement. Certes. Mais comment s’en sortir?

Des études estiment que chaque employé de bureau consomme 70 kg de papier par an! J’avoue que je n’ai pas vérifié. N’empêche: à l’ère de l’informatique, entreprises et administrations devaient tâcher d’en utiliser moins, en renonçant à tout imprimer ou archiver.

Idem pour nous autres qui aimons tant avoir un papier sous la main, afin d’avoir quelque chose de concret. Du passé tout ça, nous dit-on.

Confions plutôt nos informations à un nuage, c’est pratique, et si poétique! Peut-être. Mais la dématérialisation des documents n’est pas forcément la panacée: le recours au tout numérique est énergivore et n’a rien d’écologique.

On ne va donc pas s’en sortir. Et moi la première. Parce que c’est bien joli d’évoquer la Journée sans papier, moi qui parais, jusqu'à nouvel ordre, dans un journal qui sent bon l’encre fraîche. Ça représente combien de tonnes par an tous ces écrits, Julie?

Il serait peut-être temps de passer entièrement sur un support numérique, afin de limiter cette déferlante de papier? Oh que non! Car une fois lue, la Julie, même froissée, peut encore servir.

Elle enveloppe alors une salade, sert de tape mouches, pompe l’humidité dans les souliers mouillés, protège les parquets. Ou autre. C’est le recyclage à tous les étages. Qui dit mieux?

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24/10/2016

Moyens naturels

Punaises de lit, suite. Pourquoi se battre contre elles avec des produits toxiques et coûteux alors qu’il existe des moyens naturels, moins chers et efficaces? C’est ce qui ressort des témoignages qui me sont arrivés après l’histoire de Marilou. Bon, cette lutte à l’ancienne exige une certaine persévérance…

Je résume: les punaises grimpent sur les lits pour boire notre sang. Si elles n’en trouvent pas, elles finissent par mourir. Le but est donc de les empêcher à tout prix de grimper sur le plumard.

Il faut tout d’abord l’écarter du mur d'une vingtaine de centimètres. Puis enduire ses pieds de vaseline ou les faire reposer dans des bols contenant de l’huile. Les punaises sont ainsi bloquées dans leur montée, elles ne vont pas aimer. Mettre du scotch double face ou à glu autour du cadre de lit, que l’on peut aussi badigeonner avec de l’huile de lavande ou de menthe. Eviter surtout que des draps ou une couverture traînent au sol.

On peut laisser une lumière allumée dans la chambre à coucher, les bestioles préférant la pénombre. Et répandre de la terre de diatomée le long des plinthes et sur les seuils, une opération à renouveler pendant plusieurs semaines.

Si le matelas a connu des punaises, il doit être nettoyé à la vapeur, puis glissé dans une housse antiacarienne, et le linge lavé à 60°. C’est du boulot!

Le thym et l’extrait de noix font semble-t-il sortir les punaises de leur cachette mais ne les tuent pas. Il faut alors guetter leur sortie muni d’un aspirateur, les aspirer, puis jeter le sac les contenant dans un plastique bien fermé. Gnap!

Ne pas crier victoire trop vite: les nuisibles et leur descendance peuvent résister plusieurs mois, cachés sous les plinthes. Patience, donc! Infos en plus: www.exterminationpunaises.blogspot.ch

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21/10/2016

Le timbre en plus

Il n’y a pas de petites économies. Même la Poste suisse le sait.

Jusqu’à présent, si vous désirez payer vos factures sans vous rendre au guichet à la fin du mois avec les bulletins roses et des liasses de billets, c’est plutôt simple. Suffit d’envoyer vos ordres de paiement dans une enveloppe ad hoc préaffranchie, de la glisser dans la première boîte jaune venue, et PostFinance se charge du reste.

Pour ce service pratique, 5 francs par mois sont perçus par le géant jaune. Notez que c’est gratuit à partir d’un patrimoine client moyen de 7500 francs. Ce qui est toujours bon à savoir.

Bref, tout ça, c’est du passé.

Car il faut maintenant acheter un timbre à la Poste pour lui adresser le pli contenant les ordres de paiement. C’est tout neuf, ça vient de sortir: la mesure date du mois de septembre.

Mais n’allez pas jeter pour autant les anciennes enveloppes prépayées, si vous en avez encore au fond des tiroirs. Elles peuvent être utilisées jusqu’à l’écoulement du stock. Indéfiniment…

Faut-il encore préciser que les frais liés à la gestion du compte privé par PostFinance restent? Le timbre vient juste en plus. C’est une nouvelle taxe, en somme, assez discrète, qui passera comme une lettre à la poste.

Est-ce une manière pour la société de pousser ses clients à effectuer enfin leurs opérations en ligne, de manière simple, pratique et gratuite? Même pas, me dit-on du côté de Berne.

Les clients sont rois, n’est-ce pas? Ce sont eux qui décident comment ils souhaitent faire leurs paiements.

Encore heureux!

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20/10/2016

L'arbre qui bruissait

Un seul hêtre vous manque, et tout est dépeuplé…

Faut dire qu’il prenait de la place, cet arbre, lui qui montait la garde à l’entrée du cimetière des Rois depuis une bonne centaine d’années. Pour nous autres humains, il avait toujours été là. Fidèle au poste.

Il était une masse de verdure et d’ombrage à la belle saison, un écran naturel entre le parc et la rue, une force tranquille.

Et puis en juin dernier, il a craqué. Un bruit sinistre. Les tronçonneuses l’ont alors rayé du paysage urbain. Ne reste de sa splendeur passée d’hêtre qu’un tronc amputé net, appuyé sur la tombe de l’ancien magistrat Alfred Vincent. Celui qui a une rue aux Pâquis.

Quand l’arbre majestueux était encore de ce monde, il rythmait notre quotidien sans faiblir, son feuillage marquant les saisons et abritant les oiseaux de passage.

C’est d’ailleurs maintenant que son absence se fait le plus sentir. Sans lui, plus de vol d’étourneaux sous les fenêtres de la Julie, plus de respiration sonore, lorsqu’un vol prenait ses branchages d’assaut. Il bruissait alors de pépiements joyeux.

Soudain, le silence revenait, signal qu’un départ était imminent. Et hop, des centaines de passereaux s’élançaient à nouveau dans le ciel pour y dessiner d’étranges formes mouvantes et graciles. Un régal pour les yeux.

A moins qu’ils ne viennent crécher dans un arbre voisin, comment savoir désormais que le temps des étourneaux est revenu?

Un seul hêtre vous manque, et tout est dépeuplé. C’est bien connu!

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19/10/2016

Un rat d'immeuble

Certains humains sont ainsi faits. Ils adôôôôôrent leurs amies les bêtes, en veulent souvent une là, tout de suite. Alors ils l’ont. Et puis ils s’en débarrassent à la première contrariété.

Parce que ces petites boules de poils ne sont pas uniquement conçues pour leur donner de l’affection. Elles réclament des soins, elles peuvent salir et coûter cher. Quel dommage…

Et c’est ainsi que ces charmantes bêtes se retrouvent un jour lâchées dans la nature. Ou ailleurs.

En sortant de son logis carougeois, dimanche, une locataire n’a vu qu’elle: une longue queue nue sur son paillasson. Et puis un animal au bout. Le tout formant un rat! Mal en point, le rat…

Que fait-il là? Pendant que la dame immortalise la scène, sa voisine appelle les pompiers. Qui d’autre, dans ce cas? Allô, y’a un rat sur le palier, je fais quoi?

Le temps qu’ils rappliquent au galop, le rongeur est déposé au fond d’un seau. Les sauveteurs livrent alors leur diagnostic: la bête a été abandonnée là par quelqu’un, car elle n’aurait jamais pu grimper sept étages de toute seule dans cet état. Mais abandonnée par qui?

Les hommes du feu prennent le petit mammifère et le déposent à la clinique vétérinaire de Chêne-Bougeries. Aux dernières nouvelles, c’était un rat d’égout de trois semaines, déshydraté et affamé. Et qui, malgré les bons soins de la vétérinaire, a rejoint le paradis des rats. Il devrait bientôt ne plus être seul.

Car dans le même immeuble carougeois, ce jour-là, un autre rat a été vu au sous-sol. Assez leste, celui-là. Une deuxième bête abandonnée par son propriétaire, ou une vraie invasion?

On parle aujourd’hui de dératisation...

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18/10/2016

La grosse coupure

A l’ère des cartes en plastique, avoir du liquide dans son porte-monnaie devient presque une faute de goût. Voire la marque d’un autre temps. Qu’importe. Certains irréductibles préfèrent, encore et toujours, régler leur dû avec de simples billets de banque. Ça ne devrait pas poser de problèmes. Sauf que…

L’autre jour, de retour d’un bref séjour en clinique, Denise passe au bancomat car elle n’a plus un sou en poche. Elle retire alors mille francs pour faire ses payements et quelques courses. La dame a beau demander à la machine de petites coupures, elle n’en reçoit qu’une seule, et une grosse.

Or dans l’immédiat, elle a juste besoin d’aller s’acheter des bananes à la Coop d’en face… Les payer avec un billet de mille, ça risque de pas le faire, se dit-elle in petto. En même temps, ça fait trente-huit ans que je suis cliente dans ce magasin, les caissières me connaissent, elles ne vont pas me refuser ce billet. C’est de l’argent, tout de même!

Pourtant une employée le rejette. Trop gros, ce billet. N’a-t-elle pas de quoi rendre la monnaie, ou tout simplement pas le dispositif nécessaire pour vérifier si c’est un vrai ou un faux? Chez un petit commerçant ou au kiosque du coin, passe encore. Mais dans un supermarché, une telle lacune serait regrettable.

Et si elle avait glissé son billet dans la machine qui remplace les caissières, ça aurait passé comme une lettre à la poste?

C’est finalement une autre cliente qui a sorti son porte-monnaie pour payer les fruits de Denise. Un geste peu banal qui lui a filé la banane!

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17/10/2016

Avoir de l'avance...

Quelqu’un pourrait-il m’expliquer la vraie signification de l’expression «Avoir de l’avance sur le gâteau?»

Est-ce uniquement lié à un râtelier proéminent qui permettrait à son propriétaire de faire des bouchées plus grosses que celles des autres mangeurs? La chose donnant effectivement bel avantage sur le partage du gâteau…

Est-ce aussi, ou plutôt, une manière de dire que l’on est prévoyant, que l’on a déjà quelque argent devant soi pour disposer des fonds nécessaires, le moment venu?

J’ai un peu sondé autour de moi, mais vu la variété des réponses apportées, le doute persiste. L’expression est donc à éviter. Tout ceci pour annoncer, finalement, que mon Jules a pris cette année de l’avance… sur le programme.

Lui qui ne sort de sa réserve qu’à fin novembre, il s’est distingué samedi soir sur des roulettes à la patinoire des Vernets, en compagnie d’une armada de petits Jules portés par des bénévoles. Cela afin de récolter les premiers sous pour la Thune du Cœur, la cause mise à l’honneur de ce match par le GSHC.

La présence de tous ces animaux porte-bonheur aurait dû donner des ailes à nos Aigles. Las, ils ont perdu. Mais la collecte a gagné 1800 francs et quelques euros, ce qui un bon départ. Merci aux amis sportifs!

Les amateurs de culture genevoise feront aussi bien qu’eux en remplissant d’ores et déjà les tirelires cochons qui squattent au Casino Théâtre à l’entrée, ou à la sortie, de la Revue «C’est bon pour la santé.» Comme le rire, donc.

Et si vous voulez aussi prendre de l’avance pour la Thune, j’ai une petite réserve de Jules. Qu’on se le dise!

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Avoir de l'avance...

Quelqu’un pourrait-il m’expliquer la vraie signification de l’expression «Avoir de l’avance sur le gâteau?»

Est-ce uniquement lié à un râtelier proéminent qui permettrait à son propriétaire de faire des bouchées plus grosses que celles des autres mangeurs? La chose donnant effectivement bel avantage sur le partage du gâteau…

Est-ce aussi, ou plutôt, une manière de dire que l’on est prévoyant, que l’on a déjà quelque argent devant soi pour disposer des fonds nécessaires, le moment venu?

J’ai un peu sondé autour de moi, mais vu la variété des réponses apportées, le doute persiste. L’expression est donc à éviter. Tout ceci pour annoncer, finalement, que mon Jules a pris cette année de l’avance… sur le programme.

Lui qui ne sort de sa réserve qu’à fin novembre, il s’est distingué samedi soir sur des roulettes à la patinoire des Vernets, en compagnie d’une armada de petits Jules portés par des bénévoles. Cela afin de récolter les premiers sous pour la Thune du Cœur, la cause mise à l’honneur de ce match par le GSHC.

La présence de tous ces animaux porte-bonheur aurait dû donner des ailes à nos Aigles. Las, ils ont perdu. Mais la collecte a gagné 1800 francs et quelques euros, ce qui un bon départ. Merci aux amis sportifs!

Les amateurs de culture genevoise feront aussi bien qu’eux en remplissant d’ores et déjà les tirelires cochons qui squattent au Casino Théâtre à l’entrée, ou à la sortie, de la Revue «C’est bon pour la santé.» Comme le rire, donc.

Et si vous voulez aussi prendre de l’avance pour la Thune, j’ai une petite réserve de Jules. Qu’on se le dise!

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15/10/2016

Finie la rigolade

Quoi de neuf, du côté des nuisances nocturnes de la rue de Montchoisy et du préau de l’école des Vollandes?

Aux dernières nouvelles, ça nuisait toujours. Isabelle, qui crèche aux premières loges, a craqué l’autre soir. De guerre lasse, elle a balancé un truc sur la tête des jeunes foireurs. Oh, rien à voir avec la marmite de soupe de la Mère Royaume. Juste une petite cuvette d’eau froide pour calmer leurs ardeurs.

Sauf qu’elle a eu droit à l’Escalade! Un excité est monté tambouriner à sa porte pour discuter. Mais la lanceuse d’alerte n’a pas ouvert. Pas folle la guêpe. Les menaces ont alors fusé.

Et le lendemain, les représailles annoncées étaient bel et bien exécutées: une porte de son palier était badigeonnée de merde. Sauf que c’était pas la sienne. De porte, bien sûr.

Depuis, Isabelle fait gaffe. Elle évite de sortir seule quand le soir tombe et surveille qui sonne à sa porte à travers son guignard. Elle et ses voisins ont reçu pour consigne d’appeler le 117 en cas de problème. Ambiance!

Faut dire que la médiation promise entre les services compétents et les jeunes a échoué. Les polices municipale et cantonale ont donc décidé d’intensifier les patrouilles répressives en soirée dans le secteur.

Les identités des jeunes qui créent des nuisances vont être relevées de manière systématique, dit-on en haut lieu. Mieux. Ils seront verbalisés, en cas de troubles à la tranquillité publique.

Avec effet rétroactif? Ils sèment la zizanie dans le quartier depuis des mois en toute impunité… Bref. D’autres types d’actions sont possibles en fonction de l’évolution de la situation, nous assure-t-on.

Finie la rigolade!

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14/10/2016

Punaises, le retour

La suite d’hier. Les punaises de lit sont donc de retour dans la chambre à coucher de Marilou. Quelle tuile! Elle en perd le sommeil et l’appétit.

Car elle n’a plus le courage de tout recommencer, le nettoyage, la désinfection, la congélation. Tout ça à quoi bon, puisque ces bêtes reviennent?

Cette dame âgée n’a plus qu’une idée en tête. Quitter son logis et trouver un appartement protégé où elle serait indépendante, tout en étant en sécurité.

Sa fille entreprend des démarches. Mais elle a un défaut: elle est honnête! Elle explique l’urgence qu’il y a pour sa mère de déménager. Elle donne aussi toutes les garanties pour que les punaises ne soient pas du voyage. A tant les traquer, elle a fini par tout savoir sur le mode opératoire de ces sales bestioles…

«Désolé, l’honnêteté ne paye pas! On ne prendra pas votre maman dans nos maisons!» lui dit-on alors. Comme si sa mère était une pestiférée! C’est fou comme la peur ou la méconnaissance d’un sujet font dire n’importe quoi.

Les semaines filent, les tentatives de relogement échouent et la locataire déprime grave. Très affaiblie, elle est aujourd’hui hospitalisée. Les punaises, faut-il le préciser, ne l’ont pas suivie…

Elles sont restées dans sa chambre à coucher, où des entreprises sont à l'oeuvre cette semaine. Ses vieux meubles sont détruits, son lit aussi. L’appartement va être à nouveau désinfecté à grands frais et ses affaires congelées. Et après?

Après, il faudrait qu’en sortant de l’hôpital, Marilou ne retourne plus chez elle. Qu’elle reparte de zéro, ailleurs, et vive tranquille dans ses nouveaux meubles. Sans punaises. Ce serait la moindre, à son âge. Qui peut l’aider?

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13/10/2016

Punaises, l'arrivée

Elle s’appelle Marilou et a 77 ans. L’âge au-delà duquel on ne peut plus lire la revue <i>Tintin</i>. Pas dit pourtant qu’elle ait eu le temps de la feuilleter, à l’époque, quand elle s’occupait de sa famille et faisait des ménages pour faire bouillir la marmite.

Depuis qu’elle est à la retraite, cette grand-maman n’aspire qu’à couler des jours paisibles dans l’appartement où elle vit depuis trente-sept ans. Un logis fatigué, certes, mais d’une grande propreté.

Or voilà qu’en mai 2015, elle est piquée dans son sommeil par des punaises de lit. Pour Marilou, c’est le début de la fin.

Avec l’aide de sa fille, tout est alors entrepris pour se débarrasser de ce fléau, arrivé d’on ne sait où. Un chien spécialisé vient renifler les pièces, une entreprise rodée dans la lutte contre ces bestioles désinfecte le logis. Ses objets personnels sont congelés et son lit détruit.

Tout ceci coûte bonbon. Si la régie prend en charge la pose des produits chimiques, le reste est pour sa pomme. Et ce n’est pas rien pour un budget comme le sien. Car elle doit encore acheter, à crédit, lit, sommier, matelas.

Quand elle rentre après la désinfection, le problème semble réglé. Chez elle du moins. Mais les autres appartements de l’immeuble n’ont pas tous été traités. C’est pas très malin.

Parce qu’en mai dernier, rebelote! Les punaises débarquent sans crier gare et attaquent Marilou dans son nouveau lit. Une horreur. Dégoûtée, la vieille dame condamne alors sa chambre à coucher et s’en va dormir, pendant des mois, sur le canapé du salon.

La suite demain, si tout va bien.

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12/10/2016

Le froid dedans...

Lundi matin, école des Charmilles.

En entrant dans le bâtiment scolaire, le directeur sent comme un coup de froid lui tomber dessus. Ça caille autant dedans que dehors, la bise en moins. Et ce n’est pas qu’une impression: il fait entre 10 et 15 degrés dans les 19 classes de l’établissement…

Oh là là, ça va pas le faire!

Le responsable de l’école en a sans doute des sueurs froides. Comment assurer la prise en charge de 360 élèves dans ces conditions? Leur dire de venir avec des écharpes et des moufles? Pas terrible, pour la dictée ou les travaux manuels. Leur dire de rester au chaud à la maison? Trop tard, ils arrivent déjà.

Alors pendant que la Ville de Genève cherche en urgence un chauffagiste pour s'occuper de la chaudière, le corps enseignant se démène pour occuper tant bien que mal les enfants refroidis. Mais bientôt, il se prépare à les libérer pour l’après-midi, car le brûleur en panne ne peut être réparé à temps.

Victoire, chantent aussitôt les élèves, en rentrant chez eux avec une lettre informant leurs parents de la situation. Un après-midi de congé inespéré!

Ceux qui ne peuvent être pris en charge par des proches resteront à l’école, où une permanence est assurée. Grâce à la coordination entre l’équipe pédagogique et le parascolaire, «aucun enfant n’a été lâché dans la nature» nous assure le Département. Notez qu’il aurait fait la même température dehors que dedans!

Après ce couac rarissime si tôt dans la saison, tout comme ce froid, la chaudière fonctionnait à nouveau mardi. Les élèves sont donc retournés en classe. La récré glacée n’aura pas fait long feu…

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11/10/2016

Galerie de portraits

On en croise du monde ces temps-ci sur le quai Wilson!

En plus des habituels promeneurs du dimanche ou des coureurs du petit matin, une centaine de femmes et d’hommes campent près du lac.

Le regard droit, plein d’assurance, ils toisent les passants depuis de grands panneaux alignés le long de la promenade des Genevois. Ces portraits sont l’œuvre d’Oliviero Toscani, regroupés sous le nom de «Razza Umana». Ils sont présentés là par le Haut-commissariat pour les droits de l’homme.

Les individus mis en valeur sont comme vous et moi. Ils habitent un peu partout sur la Terre, ils ne sont ni des mannequins, ni des acteurs ou autres célébrités. Juste des êtres croisés un beau jour par le photographe en quête de sujets. Il leur a alors demandé de poser sur un fond blanc et de fixer des yeux son objectif.

Oliviero Toscani dit avoir ainsi immortalisé plus de 80 000 personnes dans le monde entier. Toutes uniques. Toutes différentes. Et toutes avec une certaine intensité dans le regard. Voilà de quoi enrichir son travail de longue haleine sur la diversité du genre humain.

Ces photos n’ont donc pas été prises au bout du lac pour montrer le côté cosmopolite de la cité, comme me l’affirmait un lecteur. Il déplorait qu’il n’y ait pas de «vieux Genevois» dans la galerie de portraits. Comment en être sûr, puisqu’ils ne sont pas légendés?

Car c’est bien là le propos de l’expo. D’où qu’il vienne, quelque soit son sexe et la couleur de sa peau, chaque être humain est unique, précieux et respectable. A voir par tous les temps.

Quai Wilson, jusqu’au 31 octobre

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10/10/2016

Chère ambulance

Comment limiter les coûts de la santé, disions-nous? En évitant les frais inutiles, par exemple. Ce serait déjà un bon début.

Ainsi Martha. Cette dame âgée va un jour consulter dans une clinique car elle réagit mal à un médicament et que ça l’inquiète un peu. Sur place, on prend la chose suffisamment au sérieux pour lui faire des examens sanguins et tout le tintouin.

Réflexion faite, estiment les blouses blanches de la maison, ce serait préférable qu’elle se rende à l’Hôpital cantonal, mieux outillé pour régler ce problème.

Très bien, dit l’octogénaire, qui rassemble ses affaires et s’apprête à commander un taxi pour le trajet entre la clinique et les HUG.

Mais vous n’y pensez pas, Madame, lui dit-on. Quelle insouciance, à votre âge. Sait-on jamais ce qui pourrait vous arriver. On n’est jamais assez prudent.

La patiente a beau protester, rien n’y fait. Une ambulance est appelée, et voilà notre dame embarquée dans le véhicule spécial, où aucun soin ne lui sera prodigué en cours de route. Normal, elle n’en avait pas besoin…

A l’arrivée, rebelote. Elle repasse les mêmes examens que ceux qu’elle vient de subir en clinique. Bonjour les doublons. Bonjour les frais. La situation la fait enrager, ce qui n’est pas bon pour la santé.

Mais tout ça n’est encore rien comparé à la mouche que Martha a piquée devant la facture de sa chère ambulance non désirée.

On nous demande de faire des économies, et le système vous pousse à dépenser toujours plus, s’irrite Martha. Et vous trouvez ça normal?

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08/10/2016

Le vol des cormorans

Une masse nuageuse fait couvercle ces temps-ci sur nos têtes. Le ciel semble être descendu d’un cran.

Comme si cela ne suffisait pas à nous faire rentrer le cou dans les épaules, cette grisaille générale est trouée depuis quelques jours par des vols de cormorans.

Noir sur gris, ça pourrait vite plomber l’ambiance. Il y a plus joyeux, dans les cieux!

Mais ces grands oiseaux sombres qui survolent nos plans d’eau en imposent, par leur silhouette semblable à des croix, et par leurs formations groupées en forme de V qui s’étirent ou se rétractent comme des respirations. C’est de toute beauté!

Ces cormorans-là nous viennent des pays du Nord. Ils descendent se mettre à l’abri des grands froids sévissant au Danemark et environs pour faire halte dans nos régions poissonneuses. Alors forcément, ça coince du côté des pêcheurs. Ils préféreraient les voir plonger pour se nourrir ailleurs qu’ici.

Les amis de ces oiseaux migrateurs diront qu’ils ne consomment pas tant de poissons que ça. Ils se contenteraient de 300 à 350 grammes de pitance au quotidien. N’empêche.

Sachant que ces invités de passage sont estimés entre deux et trois mille individus et qu’ils s’ajoutent aux 1800 cormorans nicheurs séjournant déjà du côté du lac de Neuchâtel, ça fait soudain du monde!

A combien de kilos s’élèverait alors la prise hebdomadaire de ces oiseaux? Je vous laisse calculer, j’aime pas trop les chiffres. Mais ça doit faire son poids!

Les pêcheurs professionnels ont sans doute raison de ne pas aimer les vols de cormorans. Moi, je m’en régale!

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