01/11/2016

Cadavres peu exquis

velo.JPGAujourd’hui, c’est la Toussaint. Bien!

On a déjà beaucoup parlé de mort ces derniers jours, avec les 150 ans des pompes funèbres de la Ville de Genève et les portes ouvertes du centre funéraire de Saint-Georges, dimanche, avec visite du crématoire et contes pour enfants à l’Ange de la Consolation…

Je ne vais donc pas en remettre une couche, présentement, sur notre condition de simples mortels. On la connaît! Mais plutôt me pencher sur ces cadavres abandonnés en ville qui mériteraient mieux que leur triste sort.

Ils sont souvent ignorés, méprisés, largués. Voire poussés du pied s’ils entravent le passage sur un trottoir. Ainsi, après avoir transporté à mille lieues à la ronde des pédaleurs ivres de liberté, ils finissent leur vie étroitement cadenassés à un poteau ou à une barrière métallique, et dépouillés.

Ces vélos ne sont désormais plus que l’ombre d’eux-mêmes. Les voilà privés de roues, de selle ou de guidon. Parfois, seule une roue subsiste au bout d’un imposant système antivol. Car lorsqu’un rapace vient se servir sur la bête, les autres raboulent. La carcasse est nettoyée en quelques jours et n’intéresse plus personne. Alors elle reste au pilori. Condamnée à perpète.

Peut-être qu’en additionnant tous ces restes épars, un bricoleur de génie pourrait-il en faire un cadavre exquis utilisable? Et recyclable?

En attendant, ceux qui roulent sur des petites reines en bon état doivent filer doux. Hier, la police verbalisait les cyclistes qui n’en faisaient qu’à leur tête et remettra ça mercredi et vendredi. Les amendes vont pleuvoir. Le temps est aux feuilles mortes qui se ramassent à la pelle…

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