14/11/2016

Après moi le déluge

C’est beau, Genève, la nuit. Même si certains la trouvent un peu morte, côté animations nocturnes. Mais qu’elle est laide cette ville au petit matin, là où les fêtards se sont lâchés…

La scène est affligeante ce dimanche, à l’heure où les hommes de la voirie commencent leur labeur: l’esplanade derrière l’Usine est jonchée de détritus divers, canettes et bouteilles d’alcool, papiers gras, emballages plastiques et mégots. Il y en a des couches. C’est moche et ça sent mauvais.

Cette poubelle à l’air libre déborde sur les grillages en contrebas. Ce qui n’est pas arrêté par ce tamis métallique passe droit dans le Rhône. La statue voisine du castor en bois en est ainsi toute retournée.

La même scène se répète ailleurs. Sur la plaine de Plainpalais, en vieille ville, dans les espaces publics où il fait bon se retrouver pour boire des coups.

Des êtres libérés festoient, s’amusent, font encore trois petits tours et puis s’en vont en laissant tout en plan. Après moi le déluge. Les Belges disent plutôt après moi les mouches…

En réalité, ce sont les travailleurs de la Voirie qui s’y collent. A eux de faire disparaître ces reliquats de bombance. De redonner un aspect reluisant à la ville, au moment où ceux qui l’ont salie cuvent tranquille dans leur lit.

Un peu facile, non? Il y aura toujours quelqu’un pour nettoyer à sa place d’un coup de baguette magique.

Mais il n’a rien de magique, ce coup balai passé dimanche au petit matin. Il est laborieux. Il est désabusé aussi, devant tant de négligence et d’égoïsme.

On devrait dire plus souvent merci aux employés de la Voirie!

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Commentaires

Comme je vous l'ai écrit, quand les pauvres habitants de ces quartiers arrivent à avoir un peu de paix vers 4h du matin, après les gueulées de la saine jeunesse alcoolique de cette ville, Barazzone envoie les balayeuses nettoyer les rues pour que les parents de la gentry des beaux quartiers ne voient pas les dégâts que leurs chers enfants ont infligé au centre ville. Lors des attentats du Bataclan, j'ai entendu qqn dire : dommage qu'ils n'aient pas tiré sur les terrasses du centre ici à Genève...(là où je vous ai dit). Parce que si on ne jette qu'un peu d'eau, la police intervient. Mais contre les habitants, vous l'avez écrit il y a peu. La haine monte, monte, monte...

Écrit par : Géo | 14/11/2016

"dommage qu'ils n'aient pas tiré sur les terrasses du centre ici à Genève.."
Oui, l'humour Charlie hebdo peut se retourner contre Charlie hebdo...

Écrit par : Géo | 14/11/2016

"La haine monte, monte, monte..."

Dites-nous, Géo, combien d'armes à feu possédez-vous à la maison ?

Écrit par : Colombine | 14/11/2016

Pourquoi ? Vous voulez vous en procurer ? Allez chez un armurier, il en existe encore...
Soit dit entre nous, l'octogénaire français qui a tiré il y a quelques années doit être sorti de prison. La personne qui me parle de la situation à Genève me dit qu'elle est contente de ne pas avoir d'armes, elle n'est pas sûre de résister à la tentation, totalement excédée à 3h du mat...

Écrit par : Géo | 14/11/2016

"Pourquoi ? Vous voulez vous en procurer ?"

Non, je pensais juste à faciliter le travail des enquêteurs après les faits.

Écrit par : Colombine | 15/11/2016

Derrière toute Genevoise il y a une fliquette qui sommeille...

Écrit par : Géo | 15/11/2016

Les commentaires sont fermés.